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Coronavirus : Impact économique de la pandémie en Europe

La pandémie mondiale de Coronavirus sera responsable de la pire récession économique mondiale depuis la seconde guerre mondiale. En Espagne, le secteur immobilier sera une nouvelle fois touché après la crise de 2007/2008.

 

Etat d’Urgence en Espagne… et en Europe

Pour ralentir la progression très rapide du Coronavirus (le Covid-19) en Espagne, le Gouvernement espagnol a décrété l’Etat d’Urgence (« Estado de Alarma ») à partir du 14 mars 2020, restreignant ainsi les déplacements personnels et professionnels à l’intérieur de l’Espagne pendant une période de 15 jours qui sera portée à 30 jours dans les jours qui suivent. Les Italiens l’avaient déjà fait le 8 mars et la plupart des gouvernements européens ont pris ou vont prendre des mesures similaires de restriction des déplacements.

Les principales mesures portent sur la fermeture des établissements scolaires, la fermeture des commerces non essentiels, la limitation des services, le confinement de la population à domicile, et l’appui massif aux services de santé.

Impact économique et social de la pandémie de Coronavirus

Personne n’a une boule de cristal, mais on peut étudier ce que pourraient être les conséquences de la pandémie de coronavirus sur l’économie mondiale. Sans sombrer dans le catastrophisme, ni dans l’optimisme.

Avant le Coronavirus, l’économie ralentissait

Rappelons qu’avant même l’apparition du coronavirus, l’économie mondiale montrait des signes d’essouflement :

  • Au 4ème trimestre 2019, le Japon a enregistré la pire chute de son PIB : -1,6%
  • Le taux de croissance de la Chine, locomotive de l’économie mondiale, devait être à +5,8% en 2020, le plus faible de ces 20 dernières années
  • Le taux de croissance de l’Union Européenne était prévu à +1,1%, le plus faible depuis 2013
  • Même aux USA, le ralentissement de la croissance était là : +2,9% en 2018, +2,2% en 2019 et une prévision de +1,7% en 2020 
Les petites entreprises et les auto-entrepreneurs seront les grands perdants

Sans déplacement possible, sans animation et sans restauration pour cause de Coronavirus, l’activité touristique est réduite à néant. Fermés, la perte est sèche pour les bars, les restaurateurs, les discothèques, les cinémas, les théâtres, les organisateurs de festivals et de concerts, etc. Les revenus des particuliers provenant des plateformes de location touristique n’existent plus. Les taxis perdent la majorité de leur clientèle. Les guides sont à l’arrêt total.

Il n’y a plus de clients personnels et professionnels, ou beaucoup moins, pour les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs ou des autonomes qui ne dépendent pas du secteur de la santé : prestataires de services divers, avocats, notaires, architectes, agents immobiliers, traducteurs, courtiers, formateurs, consultants, entraineurs, coachs, thérapeutes, esthéticiens, programmeurs indépendants, etc. Les artisans ou les intérimaires de chantier vont se retrouver sans activité pour arrêt des chantiers ou réduction des demandes des particuliers par peur du lendemain. Les petits commerces non alimentaires et les shoppings sont fermés.

Même les activités en ligne seront impactées (à part le streaming et l’e-commerce), le temps est aux économies pour tout le monde, et toutes les dépenses superficielles sont annulées ou renvoyées à plus tard !

Avant le coronavirus, c’était déjà très difficile pour toutes ces professions. Après le coronavirus, la plupart ne pourront pas s’en remettre si la situation actuelle dure : 80% de ces professionnels et petites entreprises peuvent tenir un mois avec leur trésorerie, 60% deux mois et moins de la moitié trois mois. Beaucoup ne pourront même pas bénéficier du chômage partiel car ce sont des travailleurs indépendants.

Bien sûr, tous les gouvernements européens prévoient des différés de charges sans intérêts, mais il faudra bien les payer un jour ou l’autre.

Si la paralysie actuelle due au coronavirus dure deux mois, ce sont des dizaines de millions de travailleurs en Europe qui vont rapidement se retrouver en situation de précarité aigue. Il y aura certe un rebond dans 3 mois, 6 mois ou un an, mais beaucoup de gens seront laissés sur le bord de la route, et il faudra du temps aux autres pour retrouver leur niveau d’activité ou de revenus pré-coronavirus.

De grandes entreprises souffriront aussi

C’est le secteur du tourisme qui est certainement le plus impacté.

Il s’agit notamment aux compagnies aériennes qui doivent réduire leur activité au moins de moitié si ce n’est pas plus : Air France-KLM a annoncé une réduction de 70 à 90% de ses capacités ! Il faut s’attendre à des faillites de nombreuses compagnies aériennes dans les mois à venir. Par ricochet, une entreprise comme Boeing déjà fragilisée en 2019 pourrait disparaître !

Les hôtels et résidences de tourisme fermeront par manque de clients. Les croisiéristes sont aussi touchés : la plupart ont annulé toutes leurs croisières. Même chose pour les casinos, les stations de ski, les parcs thématiques, les palais des congrès et parcs des expositions. Conséquence, les TO et voyagistes licencieront et/ou fermeront.

Les clubs sportifs professionnels ont cessé toute activité. Toute compétition ou rassemblement sportif est annulé. Les JO du Japon seront certainement annulés.

Le BTP en subira aussi les conséquences y compris dans le futur : arrêt des chantiers privés et publics, chute de la demande là aussi privée (les particuliers exsangues différeront tous leurs projets immobiliers) et publique (l’Etat et les collectivités auront d’autre priorités budgétaires que des travaux publics).

L’industrie automobile, déjà moins florissante qu’avant (le marché automobile européen de l’automobile avait chuté de 7,4% en février, avant même le coronavirus), devrait aussi y laisser des plumes à cause d’une chute de la demande.

Il est probable que des grands groupes de BTP et des constructeurs automobiles soient en faillite dans les mois à venir.

Les groupes de commerce non alimentaires (mobilier, informatique, vêtements) devraient aussi souffrir des fermetures imposées et de la baisse d’activité. De grandes enseignes, déjà fragiles financièrement ou trop endettées, disparaîtront.

Le secteur des services immobilier sera l’un des plus sinistrés, par l’absence de clients et la chute du nombre de projets. L’immobilier locatif courte durée, type Airbnb, souffre (chute de 90% malgré la baisse des prix) et bientôt les propriétaires de ces biens ne pourront plus rembourser leur prêt en l’absence de clients. Trop de gens se sont endettés et devront vendre vite et dans de mauvaises conditions. Ce qui entraînera automatiquement une chute des prix de l’immobilier.

Le secteur financier paiera aussi ! La chute des cours boursiers d’un tiers en un mois et d’un quart en quinze jours aura des conséquences sur tout le secteur financier. Les petits investisseurs sur les marchés financiers sont laminés, et même le Bitcoin et l’Or ne sont pas ou ne sont plus des valeurs refuges. Les fonds indiciels disparaîtront. Bien sûr, on vous dira que ce krach boursier (appelons un chat un chat) est dû à la chute des cours du pétrole (divisé par deux en un mois). Mais cette chute est elle-même la conséquence de la brutale baisse de consommation industrielle et domestique en pétrole, actuelle et à venir, due à l’épidémie de coronavirus. Conséquence de la chute des cours du pétrole, qui arrange les Saoudiens et les Russes, l’arrêt immédiat de la production de pétrole de schiste aux USA (trop cher à produire par rapport au cours actuel) et la faillite à venir des banques américaine qui y ont investi.

Et les secteurs qui devraient tenir

Les secteurs qui tiennent, et qui pourront même y gagner, sont avant tout la filière agricole depuis l’agriculture, l’industrie agro-alimentaire juqu’à la distribution et le commerce alimentaire, tout cela avec l’aide des transporteurs. Le secteur de santé privé et les pharmacies devraient aussi « en profiter ».

Le e-commerce devrait aussi bien très bien s’en sortir : son activité va doubler, voire tripler.

Le secteur de l’information et de la communication devrait limiter les pertes, et même croître pour une partie de son activité, en particulier les entreprises de streaming comme Netflix par exemple.

Le temps est une donnée essentielle

Combien de temps cela va-t-il durer ? Tout le monde l’a enfin compris aujourd’hui, rien ne sera résolu en 15 jours ou même en 30 jours. Il y a encore des témoignages de confinement en Chine, au bout de deux mois, notamment dans la ville de Wuhan, épicentre chinois de l’épidémie.

L’objectif des autorités publiques est d’allonger le plus possible la durée de contamination de la population en limitant au maximum les contacts et les déplacements. Et ce afin de pouvoir répondre avec les équipements existants aux cas les plus graves. Au total, le nombre de personnes infectées par le coronavirus sera le même (70 à 90% de la population), sauf que dans le cas de l’étalement, on pourra sauver plus de vies. La France par exemple ne dispose que de 5500 lits en réanimation respiratoire : si les gens ne sont pas confinés, il pourrait y avoir 30.000 ou même 50.000 personnes en besoin de réanimation ! Comment faire dans ces cas-là ? Les médecins devraient faire des choix et les morts se chiffreraient alors par dizaines de milliers. Avec le confinement, on peut espérer ne pas atteindre les 10.000 cas et limiter le nombre de décès.

Il faut donc s’attendre à 2 mois, voire 3 mois d’inactivité pour la majorité des acteurs économiques. Pour les entreprises qui auront survécu, il faudra ensuite gérer les impayés et les faillites de ses clients.

L’Etat au secours des entreprise, est-ce suffisant ?

Bien sûr, les Etats vont intervenir pour d’abord aider le personnel soignant et lui attribuer le maximum de moyens pour soigner les malades gravement atteints par le Coronavirus, mais aussi pour limiter la casse économique. Selon les pays, on annonce 50, 100, 200 milliards d’aide pour les entreprises, petites et grandes, en difficulté, c’est-à-dire la grande majorité. Mais ce n’est pas tout à fait vrai, il ne s’agit pas d’aide ou de cadeaux mais d’un report des charges fiscales et sociales à payer, mais les entreprises devront payer. Et pour les plus petites et les autonomes, il y aurait entre 1000 et 2000 euros donnés mais sous condition.

Ces mesures vont dans le bon sens, mais tous les chefs d’entreprises et les économistes savent qu’elles seront insuffisantes si l’inactivité dure deux mois, et nous l’avons vu, il faut qu’elle dure deux mois pour éviter des dizaines de milliers de morts

Un système productif à repenser

La « crise du coronavirus » a aussi été le révélateur de la fragilité du système économique de libre échange spécialisé. La trop forte dépendance à la Chine, « l’usine du monde », pour des produits remet en cause le modèle actuel. La dislocation progressive des chaînes d’approvisionnement des entreprises occidentales démontre que le terme même de mondialisation ne semble plus adapté au processus entamé au début des années 2000. Des entreprises européennes, grandes et moyennes, ont arrêté leur production ou leur distribution car elles n’avaient plus de pièces détachées ou de produits en provenance des usines chinoises.

Une très grave crise sociale

Pour de nombreuses familles qui vivaient au jour le jour, ce sera catastrophique. Les autonomes et les petits entrepreneurs sans revenus, les salariés mis au chômage viendront grossir les rangs des précaires d’avant la crise du coronavirus. Il faudra une réponse collective et solidaire pour les aider, et sans doute des sacrifices de la part de ceux qui auront encore un travail ou des revenus.

Le coronavirus va provoquer un « tsunami économique »

Bon tout le monde l’a bien compris, il n’y aura pas de croissance économique en 2020. Alors la récession en Europe sera à quel niveau ? -1% comme le prévoit le gouvernement français ? Ou pire ?

Comme nous l’avons écrit plus haut, tout dépendra de la durée de la pandémie. Les activités en difficulté décrites ci-dessus, c’est-à-dire la majeure partie de l’activité économique, devront certainement supporter cette crise pendant deux mois et auront du mal à repartir de suite après cette crise : des secteurs entiers comme le tourisme, les transports aériens, l’immobilier et le commerce de détail non alimentaires seront décimés.

Pour faire le calcul du recul du PIB, nos calculs se basent sur les hypothèses (plutôt optimistes) suivantes :

  • 60% de l’activité économique marchande aura une baisse de valeur ajoutée de 70% pendant deux mois, puis de 10% pendant les trois mois qui suivent,
  • 20% de l’activité économique marchande conservera sa valeur ajoutée,
  • 20% de l’activité économique marchande aura une hausse de valeur ajoutée de 30% pendant deux mois, puis de 10% pendant les trois mois qui suivent
  • le PIB marchand représente en moyenne 80% du PIB total, le PIB non marchand restera stable

On peut estimer alors que la récession en Europe en 2020 sera de l’ordre de 7 % ! A titre de comparaison, la récession de 2009 en Europe était de 4,3% en Europe. Ce sont 5 années de croissance qui seront effacées. Ce sera la pire récession en Europe depuis la seconde guerre mondiale !

A titre d’information, si on remplaçait les deux premiers mois par un seul mois dans les hypothèses ci-dessus, la récession serait de 4% en 2020. Et si on les remplaçait par un trimestre, la récession serait alors de 10% ! Dans tous les cas, c’est un tsunami économique qui nous attend.

L’économie européenne et l’économie mondiale garderont longtemps les cicatrices du Covid-19. Le Monde ne sera plus le même après le Coronavirus.

L’impact du Coronavirus sur l’Immobilier en Espagne

En Espagne, l’impact économique négatif du coronavirus sera évidemment très important, plus que dans la plupart des pays européens. Le pays est  à la fois l’un des pays les plus impactés par le coronavirus en termes de malades et l’un de ceux dont des secteurs très importants de l’économie sont touchés, le tourisme, l’immobilier et le commerce de détail non alimentaires. Il ne faut pas oublier aussi que l’Espagne compte plus de 3 millions de travailleurs autonomes (les auto-entrepreneurs) qui sont les premiers affectés par le confinement et l’arrêt des activités.

La récession sera encore plus accentuée en Espagne qu’au niveau européen, aux alentours de 10% de baisse du PIB !

Un impact désastreux sur l’immobilier en Espagne

Le secteur immobilier espagnol est à l’arrêt total : il n’y a plus aucune nouvelle transaction immobilière depuis le 10 mars. Les agences immobilières et les promoteurs fonctionnent au strict minimum et seulement sur une partie des dossiers qui étaient en cours avant la crise du coronavirus. Les clients espagnols et étrangers ont disparu.

Dans ce secteur, la perte d’activité pourra être de 80% voire 90% sur les deux ou trois mois à venir ! Un peu plus de 10 ans après la crise immobilière en Espagne, les professionnels de ce secteur souffrent à nouveau.

Conséquence de la récession très forte en Espagne, de nombreux propriétaires espagnols (les trois-quarts sont propriétaires), mais aussi étrangers, vont être à amener à vendre leur bien immobilier car, faute de revenus, ils ne pourront plus payer leur crédit immobilier, ou ils auront besoin de cash pour survivre, ou les recettes locatives ne seront plus encaissées. Et les locations touristiques seront au niveau zéro pendant au minimum deux ou trois mois.

Les deux phénomènes – baisse de la demande immobilière interne (espagnole) et externe (étrangère) – et – hausse de l’offre disponible par besoin de liquidités des propriétaires endettés – provoqueront obligatoirement une forte baisse des prix de l’immobilier en Espagne, qui pourrait rappeler les années noires de 2012 à 2014 quand les prix étaient au plus bas.

Notre prévision est une baisse des prix dans l’immobilier d’au moins 10% d’ici 4 à 5 mois, et sans doute une baisse encore plus forte d’ici la fin de l’année.

Une procuration, la solution pour vos actes en Espagne pendant le Coronavirus

Vous deviez vous rendre en Espagne pour signer un acte immobilier ou tout autre type de contrat civil ou professionnel, et le coronavirus vous empêche tout déplacement. Particuliers et entreprises, nous vous proposons la solution pour assurer une signature officielle et ce pour toute l’Espagne : établir une procuration.

Vous avez des dates légales à respecter pour signer un contrat immobilier (arras, achat et/ou hypothèque) en Espagne ou tout autre acte (succession, contrat d’affaires, etc).

En association avec un cabinet d’avocat francophone de Barcelone, nous vous proposons de signer en votre nom n’importe quel acte dans n’importe quelle ville d’Espagne. Pour cela, ce cabinet vous fournit une procuration que vous signez et que vous faites attester par votre notaire en France, en Belgique ou en Suisse. Puis le notaire la fait apostiller et vous la renvoyez alors au cabinet d’avocat, qui pourra alors vous représenter pour la signature des actes.

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Coronavirus : Impact économique de la pandémie en Europe

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© acheterenespagne.fr – Mars 2020 – Coronavirus : Impact économique de la pandémie en Europe

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3 commentaires

  1. Votre article est très intéressant.

    Après, il faudra peut-être que les gouvernements, « pèsent le pour et le contre » de ce confinement général et de l’arrêt généralisé de l’économie induite par ce confinement généralisé.

    Cela peut être difficile à entendre, et c’est également difficile à dire, mais la vie de 10000, 20000 personnes, très majoritairement âgées, vaut-elle l’arrêt total d’un pays et de son économie, entraînant un crise sans précédent qui va toucher notamment les classes actives, les plus jeunes, avec les conséquences terribles que l’on peut prévoir pour eux et l’avenir de leurs enfants ?

    En effet, les chiffres viennent de tomber (source : https://www.elconfidencial.com/tecnologia/2020-03-25/coronavirus-espana-fallecidos-edad-italia_2516359/ )

    Plus d’un tiers des admis en soins intensifs sont septuagénaires (33.5%), suivi de ceux qui ont entre 60 et 69 ans (28.3%) puis de ceux qui ont entre 50 et 59 ans (18.5%).

    Concernant les décès, c’est encore plus clair :

    La motiée sont ocotogénaires (46.3%), ceux qui ont plus de 90 ans représentent 19,4%, et ceux entre 70 et 79 ans 21.1%. Le pourcentage de ceux qui ont entre 60 et 69 ans représentent 8,5%, et pour les moins de 60 ans le taux est très bas.

    En d’autres termes, le remède ne devient-il pas, avec le temps, pire que le mal ?

    Sans aller jusqu’a délaisser les plus âgés, ou les personnes à risque, ne faudrait-il pas, à un moment, que le gouvernement (et je ne pense pas ici qu’à l’Espagne) revoit sa copie et pense, par exemple, à un confinement uniquement des classes d’âge les plus à risque ?

    • Merci pour votre commentaire. Le problème de « laisser filer » le virus sans confinement, qui avait été choisi dans un premier temps par les pays comme la Grande Bretagne ou les Pays-Bas, est la saturation rapide des services et équipements médicaux. Et dans ce cas là, au lieu d’avoir 5000 ou 10000 patients en besoin d’assistance respiratoire, vous pourrez en avoir 100.000 voir plus, dans toutes les tranches d’âge. Est-on prêt à sacrifier 100.000 personnes ou plus au nom de l’économie ? Pour ma part, je ne crois pas. Ce qui arrive doit servir de leçon à tous dans le futur car il est probable que d’autres virus apparaîtront. Le dépistage systématique à la coréenne ou à la taïwanaise doit être l’exemple à suivre.

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