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Les News de l’Immobilier en Mai 2026

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Dernière mise à jour le 8 mai 2026 par Patrick Crosset

Les News en Mai 2026

Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Mai 2026

Le marché immobilier mondial en mai 2026 : la « Normalisation Résiliente »

Le marché immobilier mondial achève sa mue après le cycle de hausse des taux de 2023-2025.

Nous observons une reprise des prix nominaux qui, dans l’UE, ont désormais dépassé leur pic de 2022 de près de 5%. Cette résilience s’explique par un déséquilibre structurel : le déficit de construction neuve accumulé entre 2022 et 2024 crée aujourd’hui une pénurie d’offre critique sur le marché de l’ancien.

  • Le Pivot Monétaire Digéré : Bien que les conditions de crédit restent sélectives (durcissement des normes de la BCE en avril 2026), la stabilité des taux directeurs redonne de la visibilité aux acheteurs.
  • Zones de Force : Les États-Unis maintiennent des prix records grâce à un inventaire historiquement bas. En Europe, le Sud surperforme : des zones ,comme l’Espagne (Madrid, Marbella, Valence), affichent des hausses de plus de 10% sur un an, portées par la demande internationale et le télétravail premium.
  • Rattrapage Réel : Pour la première fois depuis trois ans, la hausse des salaires réels (+1,1% prévus en 2026) commence à restaurer la capacité d’emprunt des ménages.

Perspectives 2027

L’horizon 2027 sera marqué par une segmentation accélérée du marché, dictée par la performance énergétique et l’évolution des modes de détention.

  1. Fracture Verte (2026-2027) : La valeur « verte » devient le premier critère de liquidité. Les actifs décarbonés bénéficieront d’une surcote massive, tandis que les « passoires thermiques » subiront une décote de 15 à 25% faute de financements bancaires attractifs.
  2. L’Essor du « Build-to-Rent » : En 2027, la propriété individuelle reculera au profit des investisseurs institutionnels. Le résidentiel se transformera en une classe d’actifs de rendement pur, avec une gestion professionnalisée des parcs locatifs pour répondre à la demande des jeunes actifs.
  3. Marchés Émergents : L’Inde et le Japon devraient confirmer leur rôle de relais de croissance, avec des hausses de prix projetées entre 7 et 9% pour 2027, portées par l’urbanisation et des politiques monétaires plus souples.

Le secteur immobilier quitte l’ère de la spéculation par les taux pour entrer dans celle de la valeur d’usage et de la conformité climatique.

Impact du conflit au Moyen Orient

L’embrasement au Moyen-Orient en ce début 2026 bouleverse l’immobilier résidentiel mondial par un effet de ricochet macroéconomique.

Le choc énergétique — avec un baril dépassant les 110 $ — entretient une inflation tenace, forçant les banques centrales à maintenir des taux hypothécaires élevés, bridant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.

Côté offre, l’explosion des coûts des matériaux (acier, aluminium) et les perturbations logistiques en mer Rouge renchérissent la construction neuve, aggravant la pénurie mondiale de logements.

On observe toutefois une dualité : si les marchés de masse souffrent du coût du crédit, les segments « prime » bénéficient d’un « flight to safety », les investisseurs se repliant sur des actifs refuges stables comme Zurich ou New York. Enfin, l’incertitude géopolitique actuelle incite les fonds souverains et privés à diversifier leurs portefeuilles, favorisant l’institutionnalisation croissante du résidentiel.

Chute des transactions de 8% et hausse des prix de 5%

Le nombre de transactions en baisse de 7,7% !

Selon le Conseil Général des Notaires, en février 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a chuté de 7,7% par rapport à février 2025. Confirmant notre analyse de début d’année, la baisse des transactions continuera tout au long de l’année 2026 pour deux raisons principales :

  • L’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne.
  • Les prix sont maintenant trop élevés pour une grande partie des acheteurs potentiels.

Une part croissante de la demande potentielle nationale est expulsée du marché de l’achat par la hausse cumulée des prix, dans un contexte où les salaires n’augmentent pas au même rythme.

Il s’est vendu 55.200 logements en février 2026. Parmi eux, 75% d’appartements et 25% de maisons individuelles.

Par type de logements, les ventes d’appartements chutent de 9,4% en février 2025. Alors que les ventes de maisons individuelles ne diminuent « que de » 2,3%.

Le volume de transactions baisse dans 14 régions autonomes et augmente dans les 3 autres. Toutes les « grandes régions immobilières » sont touchées par une baisse importante des transactions, jusqu’à deux chiffres :

  • Iles Canaries : -21%
  • Baléares : -19%
  • Communauté Valencienne : -10%
  • Andalousie : -9%
  • Catalogne : -8%
  • Communauté de Madrid et Pays Basque : -6%

En chiffre absolu de transactions en février 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent plus de 6 transactions sur 10) est le suivant : Andalousie avec 10400 transactions (19% des transactions immobilières espagnoles), Communauté Valencienne et Catalogne avec 8400 transactions (15% des transactions chacune), et Communauté de Madrid avec 6500 transactions (12% des transactions)

La superficie moyenne des biens achetés est de 112 m2. 92 m2 pour les appartements et 172 m2 pour les maisons.

Prix en forte hausse en février 2026 et ça continuera toute l’année

En février 2026, le prix au m2 est repassé sous la barre des 2000 €, à 1980 €, mais demeure en hausse de 5,4% sur un an. On note une hausse plus importante du prix des appartements (+7,7% – 2290 €/m²) que du prix des maisons individuelles (+2,6% – 1460 €/m²).

Et cette hausse continuera tout au long de l’année dopée par une offre en baisse et une demande en hausse constante.

En février 2026, les prix ont augmenté dans 12 autonomies régionales et baissé dans 5 dont les Baléares (-1,4%) . Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres de +17% dans la Communauté Valencienne et en Andalousie (+10%). Madrid affiche une hausse importante à +9% tandis qu’elle est plus modérée au Pays Basque (+7%), en Catalogne et aux Canaries (+4%).

Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en février 2026 :

  • Les régions à plus de 3000 €/m2
    • Iles Baléares : 3880 €/m2
    • Communauté de Madrid : 3750 €/m2
    • Pays Basque : 3060 €/m2
  • Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
    • Catalogne : 2400 €/m2
    • Iles Canaries : 2250 €/m2

Et les régions les moins chères à moins de 1000 €/m2 :

  • Extrémadure : 640 €/m2
  • Castille-La Manche : 880 €/m2

Le nombre de crédits hypothécaires (30.100) est stable à +0,2% d’une année sur l’autre. Un peu plus de la moitié des transactions (54,5%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (176.000 euros en moyenne) représente 72,4% du prix des biens.

Les Marocains, premiers investisseurs immobiliers résidentiels à quasi-égalité avec les Britanniques

Selon les notaires espagnols, au second semestre 2025, les acheteurs étrangers ont acquis 66.629 biens immobiliers dans toute l’Espagne, soit 4,4.% de moins qu’au second semestre 2024. La plupart des transactions ont été réalisées par des étrangers résidents, qui ont représenté près des deux tiers du total.

Des changements se sont opérés parmi les nationalités qui achètent le plus de logements en Espagne.

  • Les Britanniques qui ont toujours été les étrangers qui achètent le plus en Espagne ont été rejoints par les Marocains: 5178 transactions (7,8% du total) pour les premiers, et 5154 (7,7%) pour les Marocains, soit seulement 24 transactions de moins.
  • Ensuite, quatre autres nationalités sont dans un mouchoir de poche :
    • Les Italiens (4397 transactions ; 6,6% du total)
    • Les Allemands (4351 ; 6,5%)
    • Les Roumains (4339 ; 6,5 %)
    • Les Hollandais (4153 ; 6,2%)

Avec 3639 transactions (5,4%), les Français sont relégués à la 7ème position, alors qu’ils étaient en 3ème position derrière les Britanniques et les Allemands à peine 3 ans avant. Leurs achats en Espagne on chuté de 25% en 3 ans ! L’Espagne n’aurait-elle plus la côte de l’autre côté des Pyrénées ?

Caractéristiques des acheteurs marocains, roumains et italiens: ce sont des résidents en Espagne, à 98% pour les premiers, à 90% pour les seconds et à 88% pour les troisièmes.

A l’opposé, les Allemands et surtout les Hollandais sont des non-résidents en Espagne, à 68% pour les premiers et à 75% pour les seconds.

Les Britanniques et les Français sont partagés entre résidents et non-résidents : 55% de non-résidents chez les premiers, 51% chez les seconds.

En termes de prix d’achat, l’écart est très important selon les nationalités : de 770 €/m2 pour les Marocains à 3560 €/m2 pour les Allemands, en passant par 1350 €/m2 pour les Roumains, 2600 €/m2 pour les Hollandais, 2630 €/m2 pour les Britanniques, 2670 €/m2 pour les Français et 2720 €/m2 pour les Italiens.

Espagne, 4ème pays en hausse des prix dans l’Union Européenne

L’immobilier espagnol sonne l’alarme : avec +13% de hausse des prix des logements en 2025, il se hisse au quatrième rang de l’Union européenne. L’Espagne se situe derrière la Hongrie (+21 %), le Portugal (+19%) et la Croatie (+16%). Alors que la hausse moyenne des prix dans l’Union européenne est de +5,5%.

Cette surchauffe, alimentée par une offre chroniquement faible face à une demande internationale insatiable, fragilise l’accès au logement. Tandis que les métropoles comme Barcelone et Madrid atteignent des sommets, les primo-accédants sont les premiers sacrifiés de cette inflation galopante.

Les experts s’inquiètent d’un marché qui s’éloigne de la réalité des salaires, malgré des tentatives de régulation qui peinent à stabiliser le secteur. Cette « médaille d’or » de la cherté est un avertissement sérieux pour l’économie. L’Espagne devra certainement choisir entre la spéculation et la cohésion sociale.

Qui achète un logement neuf en Espagne ?

En ce début mai 2026, l’immobilier neuf espagnol confirme sa mutation structurelle et élitiste. L’acheteur dominant est désormais un profil « premium » disposant d’une forte solvabilité personnelle.

Les investisseurs étrangers, notamment latino-américains et européens, tirent la demande vers le haut. Côté national, le marché se réduit essentiellement à l’achat « de remplacement » pour foyers aisés. Les prix sur les axes Madrid-Barcelone-Malaga atteignent de nouveaux sommets historiques cette année.

L’efficacité énergétique et les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) deviennent des standards d’achat désormais non négociables. Les fonds institutionnels continuent de monopoliser l’offre via le développement du modèle Build-to-Rent. L’accès au financement reste un barrage infranchissable pour les ménages dépourvus d’un apport massif. La pénurie chronique de foncier disponible maintient une tension permanente sur les stocks de logements.

En somme, acquérir du neuf en Espagne est devenu un privilège réservé à une niche financière restreinte.

La moitié des jeunes espagnols ne peuvent prendre leur indépendance en raison des prix élevés

En 2025, selon l’« Enquête sur les conditions de vie » réalisée par l’Institut national de la statistique espagnol (INE), 67% des personnes âgées de 18 à 34 ans vivaient avec l’un de leurs parents, un pourcentage qui atteignait 93% chez les jeunes de 18 à 25 ans et 44% chez ceux âgés de 26 à 34 ans.

47% des personnes âgées de 26 à 34 ans vivent chez leurs parents parce qu’elles ne peuvent ni acheter ni louer. 13% des jeunes âgés de 26 à 34 ans ont déclaré épargner pour acheter ou louer un logement, tandis que 24% ont déclaré ne pas avoir envisagé de prendre leur indépendance et seulement 2% ont affirmé que, même s’ils pouvaient assumer le coût d’un loyer ou d’un logement en propriété, ils préféraient continuer à vivre chez leurs parents.

Location express en Catalogne

Selon le portail immobilier Idealista, les villes de Barcelone et de Gérone sont celles qui affichent le pourcentage le plus élevé de locations « express », puisque 36% des logements mis en location dans ces deux villes sont restés moins de 24 heures sur le site.

Barcelone, qui représente 2% de la superficie de la Catalogne mais abrite la moitié de sa population, est confrontée à une demande très forte et à une offre très limitée, sans politiques publiques en matière de logement

En général, en Espagne, 15% des logements loués au cours du quatrième trimestre 2025 ne restaient pas plus de 24 heures sur le marché, avec plus de 20% de locations express à : La Corogne, Bilbao et Saint-Sébastien (23%), Burgos (21%) et Palencia (20%).

Record historique pour les successions immobilières

De plus en plus de logements sont hérités en Espagne. Selon les données de l’INE, près de 208.300 opérations de succession immobilière ont été enregistrées en 2025. Soit une hausse de 3,2% par rapport à l’année précédente et le chiffre le plus élevé de la série statistique qui a débuté en 2007.

Les experts attribuent ces chiffres au vieillissement de la population et au fait que son patrimoine immobilier est libre de dettes et de charges, ce qui favorise l’acceptation des héritages.

Les transmissions de logements par héritage ne constituent pas un phénomène conjoncturel du marché, mais une conséquence logique du vieillissement de la génération qui a acheté des logements entre les années 70 et 90. Les baby-boomers ne vont pas seulement peser sur le système des retraites, ils vont également être les protagonistes du plus grand transfert de patrimoine immobilier de l’histoire récente de l’Espagne. Pendant des décennies, ils ont concentré une grande partie de leur épargne dans l’immobilier, et aujourd’hui, ce patrimoine commence à se transmettre d’une génération à l’autre par le biais des successions. Il s’agit d’un volume d’actifs immobiliers dont la valeur pourrait atteindre des milliards d’euros

Les ventes de logements hérités s’accélèrent. Ces derniers mois, de plus en plus d’héritiers choisissent de vendre les biens immobiliers qu’ils ont obtenus par succession, dans un contexte d’intervention réglementaire sur les loyers et alors que les prix de l’immobilier flambent.

La Catalogne a ouvert 529 procédures de sanction relative au plafonnement des loyers

Le service d’inspection de la Generalitat de Catalogne a ouvert 529 procédures de sanction dans les zones où le marché locatif est tendu depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la limitation des loyers au 1er janvier.

Le dépassement du montant maximal du loyer est le motif le plus fréquent :  79% des procédures ont été ouvertes pour cette raison, soit exclusivement, soit en combinaison avec d’autres irrégularités.

Parmi les autres infractions les plus fréquentes, on note la répercussion indue des frais de gestion immobilière et des frais de formalisation du contrat de location, ainsi que l’absence de mention du statut de grand propriétaire ou du prix, bien que des cas aient également été détectés où l’objet du contrat n’est pas précisé et qui correspondent à des locations saisonnières ou à une utilisation autre que celle d’une résidence principale.

Pourquoi ne construit-on plus ?

En ce printemps 2026, l’énigme de la construction en Espagne interpelle les analystes : pourquoi, face à une demande record, l’offre reste-t-elle atone ?

Le blocage est avant tout structurel :

  • La pénurie de foncier demeure le verrou principal du secteur. Les municipalités libèrent les terrains au compte-gouttes, créant une rareté artificielle qui propulse les prix vers de nouveaux sommets historiques.
  • L’insécurité juridique générée par les régulations nationales récentes refroidit les ardeurs des promoteurs, craignant un plafonnement de leur rentabilité.
  • Parallèlement, les coûts de construction persistants et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée limitent physiquement la capacité de mise en œuvre des projets.

Le marché se segmente ainsi vers une niche élitiste, laissant les primo-accédants et la classe moyenne sans solutions résidentielles neuves accessibles. Les délais administratifs interminables pour l’obtention des permis de construire agissent comme un frein supplémentaire, décourageant l’investissement à long terme.

Cette paralysie de l’appareil productif immobilier place l’Espagne dans une situation de tension inflationniste durable par rapport à la moyenne de l’UE.

L’investissement institutionnel privilégie désormais le modèle locatif sécurisé (Build-to-Rent), délaissant la promotion classique destinée à l’accession à la propriété. Il en résulte un déséquilibre chronique où la demande internationale continue de saturer un stock de logements de plus en plus réduit et coûteux.

La hausse des taux et l’accès restreint au financement pour les ménages locaux complètent ce tableau d’un marché immobilier de plus en plus verrouillé. Sans une réforme profonde et rapide de la gestion des sols, le mystère de la « non-construction » risque de s’enraciner durablement dans le paysage.

En 2026, bâtir en Espagne est devenu un véritable parcours du combattant, mêlant embûches réglementaires, fiscales et contraintes économiques majeures. La résolution de cette crise nationale passera nécessairement par une simplification administrative radicale et une vision politique plus stable du secteur.

Les grands investisseurs ont quadruplé leur portefeuille depuis la crise de 2008

Entre 2008 (crise bancaire) et 2022, le parc des propriétaires (personnes physiques et personnes morales) possédant entre 4 et 10 biens immobiliers est passé de 830.000 logements à 2,3 millions de logements. Et celui des propriétaires possédant plus de 10 biens immobiliers est passé de 140.000 logements à 630.000 logements. Il s’agit en grande partie de fonds d’investissement et de SOCIMI (sociétés d’investissement).

Le nombre de propriétaires ne possédant qu’un seul bien immobilier a chuté de 10 millions à moins de 7,9 millions. Le petit propriétaire qui ne loue qu’un seul logement est en perte de vitesse : il ne contrôle plus que 40% du marché. Les propriétaires ayant deux logements est passé de 6,3 millions à 8,2 millions.

La proportion des ménages ne possédant aucun bien immobilier est passée de 15% à 22 % de la population.

L’empire immobilier de l’église espagnole

L’Église catholique est le « géant silencieux » de l’immobilier espagnol. Son empire colossal compte plus de 12.000 actifs, s’étendant bien au-delà des seuls édifices cultuels. Ce portefeuille intègre des milliers de logements, des locaux commerciaux, des bureaux et des terrains. Cette puissance patrimoniale, valorisée à plusieurs milliards d’euros, pèse lourdement sur les marchés.

Dans les centres névralgiques de Madrid ou Tolède, l’Église figure parmi les propriétaires les plus influents. Une partie de ce parc immobilier est désormais réhabilitée pour répondre à la demande locative premium.

La question de la transparence sur les bénéfices générés alimente un débat public de plus en plus vif. L’institution doit arbitrer en permanence entre ses missions sociales et ses besoins budgétaires internes.

La vente d’actifs non stratégiques devient une nécessité pour entretenir le patrimoine historique lourd. Des entités de gestion spécialisées collaborent désormais avec les diocèses pour valoriser chaque actif.

Ce stock immobilier représente un défi fiscal et logistique unique pour l’administration espagnole en 2026. L’empire immobilier de l’Église reste l’une des forces les plus discrètes mais structurantes de l’économie.

Le fondateur de Zara a le plus grand patrimoine immobilier mondial

Selon Forbes, Amancio Ortega, le propriétaire et fondateur d’Inditex (Zara, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho) est désormais l’homme qui possède le plus grand portefeuille immobilier au monde, évalué à 21,2 milliards d’euros.

La grande majorité de ses biens immobiliers se trouvent hors d’Espagne. 95% des biens immobiliers sont situés dans des zones privilégiées, telles que les quartiers commerçants de luxe des grandes villes. Ses immeubles abritent des banques, des marques de luxe et même de grandes entreprises technologiques.

De 6% à 15% des investissements immobiliers en Europe en six ans

L’Espagne a considérablement renforcé sa présence dans l’investissement immobilier européen, passant de 6% en 2019 à 15% en 2025. Cette progression contraste avec la trajectoire de l’Allemagne, qui est passée de 40% à 28% au cours des sept dernières années, et avec celle de la France, qui recule de 23% à 18%. L’Italie augmente sa part, mais dans une moindre mesure que l’Espagne, passant de 6% à 11%.

Dans l’analyse par segments, le secteur résidentiel arrive en tête et concentre 27% des investissements immobiliers en Espagne en 2025, soit légèrement plus que les 23% qu’il représente dans l’ensemble des autres pays étudiés.

Viennent ensuite les investissements dans les actifs hôteliers, avec 24% du total contre 9% sur les autres marchés européens, suivis du commerce de détail (15%, contre 17% en Europe), les bureaux (14% en Espagne, contre 24% dans les autres grandes puissances européennes) et le segment logistique et industriel (8%, contre 20% dans les autres pays analysés).

6400 millions d’euros d’investissement immobilier au 1er trimestre, un record !

L’investissement immobilier en Espagne connaît une forte croissance et se démarque du recul observé en Europe en 2026. Selon une étude de Colliers, le marché immobilier espagnol démarre l’année 2026 avec 6,4 milliards d’euros investis et une croissance interannuelle de 45%. Alors que la zone euro a enregistré une baisse moyenne de 26 % au cours de la même période.

Le secteur du « living » est devenu le principal moteur de l’investissement immobilier en Espagne au cours du premier trimestre 2026. Avec 2,4 milliards d’euros, il représente 37% du total des investissements et affiche une croissance de 127% par rapport à la moyenne de 2025.

La moitié des crédits hypothécaires douteux concentrés en France et en Espagne

Le secteur bancaire espagnol s’est allégé ces dernières années et a réussi à ramener le volume de ses prêts douteux sous la barre des 70 milliards d’euros. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis 2013, qui correspondait au pire moment de la crise économique et immobilière.

Pourtant, l’Espagne reste le second pays européen en termes de volume de ce que le marché appelle les prêts non performants ou créances douteuses (NPL – Non-Performing Loan), avec 18% du total européen à la fin du troisième trimestre de l’année dernière. Seule la France dépasse ce chiffre (34 %).

Selon les chiffres de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE), le volume des prêts douteux au niveau européen s’élève à 373,8 milliards d’euros, dont 52% se répartissent entre la France (127 milliards d’euros) et l’Espagne (69 milliards).

873 milliards de $ de transactions immobilières en 2025

Selon les données de McKinsey, la valeur globale des transactions immobilières mondiales a atteint 873 milliards de dollars en 2025, soit une hausse d’environ 12% par rapport à 2024, bien que le nombre de transactions soit resté pratiquement stable. Cette hausse de la valeur s’explique principalement par l’augmentation du montant moyen des opérations, plutôt que par une reprise généralisée de l’activité, ce qui suggère, à son tour, que les capitaux se concentrent sur des opportunités plus spécifiques.

A noter que les biens immobiliers spécialisés (tels que les centres de données, les logements pour personnes âgées et étudiants, et les locaux industriels flexibles) ont gagné des parts de marché chaque année depuis 2023. Ils représentent aujourd’hui 14% du marché immobilier mondial.

Confidentiel et Express des News en Mai 2026

News en Mai 2026 en Europe et dans le Monde

États-Unis

  • Les ventes annualisées de logements existants ont atteint 3,98 millions d’unités en mars 2026, avec un prix médian à 350.000 €.
  • Les taux hypothécaires américains à 30 ans se stabilisent autour de 6,2% en avril, encourageant un timide retour des acheteurs.
  • Le nombre de logements à vendre a bondi de 18% sur un an, offrant enfin plus de choix.
  • La hausse des prix de l’immobilier résidentiel ralentit à +2,1%, marquant la fin de l’inflation galopante des prix.
  • Les mises en chantier de maisons individuelles augmentent de 9,7% en mars, au plus haut depuis 13 mois.
  • La crise d’accessibilité touche désormais toutes les générations.
  • Le gouvernement annonce de nouveaux crédits d’impôt pour faciliter l’accès à la propriété des jeunes.

Canada

  • Au Canada, le volume de ventes au premier trimestre 2026 a chuté de 27% par rapport au dernier trimestre 2025.
  • L’espoir d’une baisse des taux s’estompe, incitant les acheteurs à attendre la fin de l’année.
  • Le ralentissement de la croissance démographique commence à détendre la demande locative.
  • Les délais de construction s’allongent en raison du manque d’ouvriers qualifiés.

France

  • En France, les prix de l’immobilier résidentiel se stabilisent enfin en avril après une baisse nationale de 4,5% sur deux ans.
  • Les taux de crédit immobilier ont légèrement remonté à 3,45% sur 20 ans en avril 2026 (contre 3,25 % fin 2025) en raison du choc pétrolier lié au conflit en Iran.
  • Les prévisions annoncent le franchissement des 900.000 ventes d’ici fin 2026.
  • À Paris, le prix médian atteint 10920 €/m² en mai 2026, avec un loyer médian de 40 €/m², dans un contexte d’encadrement des loyers toujours actif depuis avril 2023.
  • Le temps moyen pour vendre un bien est descendu à 68 jours (contre 85 jours l’an dernier).
  • Les logements classés G subissent une décote moyenne de 12% dans les zones rurales.

Allemagne

  • En Allemagne, l’indice des prix immobiliers montre une première hausse de 0,8% en avril après 18 mois de baisse.
  • L’Allemagne a besoin de 320.000 nouveaux logements par an jusqu’en 2030, mais seulement environ 215.000 unités devraient être achevées en 2026.
  • A Berlin, la pénurie de logements locatifs atteint un niveau critique, poussant les prix du neuf à la hausse.
  • Munich reste de loin la ville la plus chère d’Allemagne avec 11.400 €/m² dans les quartiers centraux, soit près de quatre fois la moyenne nationale.
  • Les permis de construire sont à leur plus bas niveau depuis 10 ans, aggravant la crise de l’offre.
  • Plusieurs promoteurs régionaux ont déposé le bilan ce mois-ci, gelant des projets en cours.
  • Les familles privilégient désormais la périphérie (Speckgürtel) pour compenser les prix des centres-villes.

Royaume-Uni

  • Le Royaume-Uni crée la Banque nationale du logement, dotée d’un budget de 18 milliards d’euros.
  • Les taux hypothécaires à deux ans fixes ont grimpé de 4,83% début mars à 5,83% le 22 avril, sous l’effet de l’incertitude inflationniste liée au conflit en Iran.
  • Les prix des logements ont augmenté de 0,6% en avril, portés par la baisse de l’inflation.
  • Les primo-accédants représentent désormais 40% du marché total en avril, un record depuis 2022.
  • La croissance des loyers à Londres ralentit à +4%, contre +9 % l’année précédente.
  • Oxford Economics prévoit que l’inflation au Royaume-Uni culminera à 4% au T4 2026 sous l’effet du choc énergétique

Italie

  • En Italie, les taux de crédit immobilier se normalisent entre 3% et 3,8%.
  • Américains et Britanniques dopent les ventes en Toscane et dans les Pouilles.
  • La pénurie structurelle de logements neufs maintient les prix élevés dans les centres historiques.
  • Le régime de « Flat Tax » pour les nouveaux résidents continue d’attirer des investisseurs fortunés.
  • 2026 est qualifiée d’année de « consolidation saine » par les experts italiens.

Autres pays européens

  • En Belgique, le volume de nouveaux crédits hypothécaires a chuté de 14% au premier trimestre.
  • À Bruxelles, les appartements de petite surface restent les actifs les plus liquides du marché.
  • Les banques belges durcissent les conditions de prêt pour les biens classés E ou F.
  • La Suisse va renforcer les restrictions concernant l’achat de logements par des étrangers
  • La BNS maintient une politique prudente, stabilisant les hypothèques à taux fixe.
  • Les caisses de pension augmentent leur exposition à l’immobilier résidentiel suisse.
  • Au Portugal, malgré la fin du régime fiscal d’exception, l’intérêt des étrangers ne faiblit pas en avril.
  • Les banques portugaises sont parmi les plus strictes de l’UE sur les ratios d’endettement.
  • On note une forte montée en puissance des acheteurs brésiliens et nord-américains au Portugal.
  • Aux Pays-Bas, les prix de l’immobilier ont chuté de 2,7% au premier trimestre 2026.
  • Le nombre de logements offerts sur le marché hollandais a augmenté de 20% en trois mois.
  • Les petits propriétaires hollandais vendent massivement leurs biens loués à cause des nouvelles taxes.

Chine

  • Les prix résidentiels chinois, ajustés à l’inflation, sont en passe de retomber aux niveaux de 2005, effaçant en termes réels deux décennies de bulle immobilière.
  • Le promoteur immobilier chinois Vanke annonce des pertes record de plus de 11 milliards.
  • Le secteur immobilier chinois, qui représentait jusqu’à 30% du PIB, est désormais grevé d’une dette promoteurs de plus de 6.000 milliards de dollars, avec des milliers de projets inachevés.
  • Il faudrait encore 24 mois pour absorber le stock actuel de logements terminés non vendus.
  • Le gouvernement a lancé en avril de nouvelles mesures pour réduire les stocks d’invendus.
  • Le marché haut de gamme à Pékin reste résilient avec des prix en hausse de 1,5%.
  • Le volume de ventes de logements anciens dépasse celui du neuf dans les grandes métropoles.

Autres pays et international

  • Au Japon, la baisse de la population fait chuter les prix de plus de 5% dans les préfectures éloignées.
  • Les fonds étrangers (Blackstone, KKR) achètent massivement des immeubles résidentiels à Tokyo.
  • La société de technologie immobilière The Real Brokerage achète Remax Holdings, dans le cadre d’une opération évaluée à environ 750 millions d’euros.
  • La valeur moyenne d’un logement en Australie s’établit à 560.000 euros !
  • La crise locative australienne s’aggrave, les loyers à Sydney ont bondi de 9% en un an.
  • En Inde, les prix dans les sept plus grandes villes indiennes ont grimpé de 10% à 15% sur un an.
  • Les lancements de nouveaux projets immobilier en Inde ont augmenté de 12% au cours du dernier trimestre.

Divers

  • La BCE résiste à la pression des marchés et maintient ses taux d’intérêt à 2%.
  • À +2,883% début Mai 2026, l’Euribor 12 mois reste à un niveau élevé.
  • L’inflation dans la zone euro a bondi à 3,0% en avril 2026, contre 2,6% en mars, tirée principalement par une hausse significative des prix de l’énergie (+10,9 %).

News en Mai 2026 en Espagne

  • Les réseaux d’agences immobilières prévoient 800.000 ventes en 2026, nous en prévoyons … seulement 730.000 !
  • Fitch Ratings attend une hausse des prix des logements de 8 à 10% en 2026, Bankinter table sur 7% et Caixabank sur 6%.
  • Selon la banque BBVA, le déficit de logements sera de 800.000 unités en 2027.
  • Les acheteurs d’Europe du Nord contribuent fortement à la hausse des prix et à l’investissement locatif.
  • Pour les Espagnols, l’accès au logement est le principal problème, loin devant la crise économique et la mauvaise qualité de l’emploi.
  • Le gouvernement espagnol a approuvé le 21 avril 2026 un Plan Estatal de Vivienda 2026-2030 doté de 7 milliards d’euros.
  • 11% des logements mis en vente se vendent en moins d’une semaine en raison de la pénurie de biens disponibles.
  • Une nouvelle subvention allant jusqu’à 15.000 € est active pour les moins de 35 ans achetant leur résidence principale dans des zones en dépopulation.
  • 60% du parc résidentiel espagnol a été construit avant 1980 et présente des performances énergétiques insuffisantes au regard des normes européennes actuelles
  • Les nouvelles exigences de performance énergétique et les coûts des matériaux imposent un surcoût moyen de 18.000 € par logement neuf en 2026.
  • 85.000 logements n’ont pas obtenu le NRU (numéro de registre unique) obligatoire pour les locations de courte durée.
  • La cedula de habitabilidad est maintenant obligatoire dans les annonces immobilières en Catalogne.
  • 1 million de m2 de bureaux se sont transformés en logements en 2025.
  • Le projet de décret du gouvernement sur les loyers a été rejeté par le Congrès.
  • Le marché locatif est sous forte pression avec environ 500.000 baux arrivant à échéance en 2026.
  • Pour chaque offre locative, il y a 100 prétendants à Barcelona, 70 à Palma et 50 à Madrid.
  • Plus de 35% des ménages locataires consacrent désormais plus de 40% de leurs revenus au loyer.
  • Les Baléares ont supprimé plus de 60.000 lits touristiques, en retirant les annonces non conformes de logements de vacances sur Airbnb.
  • Valence a enregistré une hausse spectaculaire des loyers de 82% sur 5 ans, la plus forte progression d’Espagne en 2026.
  • Arrivé en 2013, le fonds d’investissement Blackstone est le plus grand propriétaire privé de logements en Espagne, avec un parc de près de 20.000 logements en location.
  • La Mairie d’Alicante prévoit la construction de 40.000 logement.
  • Les aides publiques privilégient désormais les systèmes de construction industrialisés (préfabriqués) pour accélérer la mise sur le marché.
  • Les fonds d’investissement se tournent vers la construction de complexes dédiés à la location pour pallier la baisse de l’offre des petits propriétaires privés.
  • Le coût de construction des logements neufs a encore augmenté de 6% ce mois-ci en raison de la hausse des coûts énergétiques.
  • Les investissements dans les centres de données ont doublé en deux ans, et a atteint 4.900 millions d’euros en 2025.
  • Les investissements dans les résidences étudiantes, les logements partagés et les résidences pour seniors s’imposent comme le secteur phare, attirant plus de 30% des investissements institutionnels en avril.
  • La consommation de ciment a augmenté de 8,5% depuis janvier, après avoir bondi de 28% en mars.
  • L’Espagne est le second pays européen où les paiements numériques connaissent la plus forte croissance.
  • Les recettes fiscales ont dépassé pour la première fois les 300 milliards d’euros en 2025, après avoir progressé de 10,4% par rapport à l’année précédente.
  • L’indice des prix à la consommation (IPC) en avril 2026 est stable à +3,2%, après +3,3% en mars.
  • L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en mai 2026 est de +2,47%.

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Les News de l’Immobilier en Mai 2026

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À propos de l’auteur

Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.

Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.

Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.

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