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Les News de l’Immobilier en Juillet 2026

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Dernière mise à jour le 1 juillet 2026 par Patrick Crosset

Les News en Juillet 2026

Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Juillet 2026

Le marché immobilier mondial en Juillet 2026 : Un ajustement forcé !

Les rapports macroéconomiques de juin 2026 (Fitch Ratings, UBS, PwC) révèlent un marché immobilier résidentiel mondial en phase d’ajustement forcé. Le récent regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient a provoqué un choc pétrolier modéré, ravivant les pressions inflationnistes.

En conséquence, le scénario tant attendu d’une baisse rapide des taux directeurs s’est éloigné. Aux États-Unis, la Réserve Fédérale maintient ses taux directeurs inchangés pour le reste de l’année, maintenant les taux hypothécaires à 30 ans entre 6,1 % et 6,3 %. En Europe, la Banque Centrale Européenne a augmenté en juin son taux directeur de 0,25 points.

Cette configuration de taux dits Higher for Longer (plus hauts pour plus longtemps) érode le pouvoir d’achat immobilier à l’échelle internationale.

La conséquence directe de cette équation financière est un ralentissement généralisé de la croissance des prix, sans pour autant provoquer d’effondrement massif. L’explication réside dans une pénurie structurelle et chronique de l’offre. Le marché secondaire reste paralysé par l’effet de rétention (lock-in effect), les propriétaires refusant de vendre pour ne pas perdre leurs anciens taux fixes à 3%.

Parallèlement, l’immobilier neuf souffre de coûts de construction prohibitifs et de contraintes réglementaires environnementales de plus en plus lourdes. On observe ainsi une fracture nette à l’échelle mondiale : certains pays se contractent tandis que d’autres surperforment.

  • Les marchés anglo-saxons affichent des signes marqués de fatigue en ce milieu d’année. Au Canada, les faillites personnelles ont atteint leur plus haut niveau depuis 2009, poussant Fitch à revoir à la hausse ses prévisions d’arriérés de paiement. Aux États-Unis, l’indice Zillow anticipe désormais une légère correction nationale de 0,2% d’ici mai 2027. En Australie, les taux de réussite des ventes aux enchères à Sydney et Melbourne viennent de tomber sous la barre critique des 50%, signalant un basculement clair vers un marché d’acheteurs.
  • À l’inverse, l’Europe du Sud fait figure d’exception : l’Italie et surtout l’Espagne connaissent une croissance des prix robuste, soutenue par une création de ménages qui dépasse largement le rythme de la construction neuve.

Horizons et Perspectives Économiques pour 2027

L’année 2027 se profilera comme celle de la stabilisation et de la réadaptation structurelle autour de trois grands axes macroéconomiques :

  • Institutionnalisation du résidentiel : Face à l’incertitude des marchés actions et technologiques, les fonds de pension mondiaux injecteront des capitaux massifs dans les portefeuilles de logements locatifs, capitalisant sur des rendements bruts stabilisés entre 4% et 5,5%.
  • Ajustement de la solvabilité : Les prix mondiaux finiront par s’aligner sur la croissance des salaires réels. Ce rattrapage progressif permettra une lente amélioration de l’accessibilité financière sans passer par un krach systémique.
  • Bipolarisation par la « Valeur Verte » : En 2027, les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) dicteront la liquidité des actifs. Les passoires thermiques subiront des décotes accélérées (dépassant parfois -15 %), tandis que le segment décarboné et intelligent captera l’essentiel des primes de marché

Marché immobilier espagnol : un marché toujours tendu par la rareté de l’offre

En ce début juillet 2026, le marché immobilier résidentiel espagnol affiche une dynamique à deux vitesses.

  • D’un côté, la demande globale reste vigoureuse, portée par un Euribor qui poursuit sa lente décrue sous la barre des 3%, ce qui redonne de l’oxygène au pouvoir d’achat des ménages locaux et stimule l’octroi de crédits.
  • De l’autre, le segment de la construction neuve traverse une crise d’approvisionnement majeure : les rapports sectoriels publiés ces dernières semaines soulignent un nombre insuffisant de permis de construire, exacerbé par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des coûts de matières premières qui restent structurellement élevés.
  • Ce tarissement de l’offre neuve maintient une pression haussière sur les prix de l’ancien dans les grandes métropoles comme Madrid, Barcelone et Malaga.

Mais les prix dorénavant trop hauts dans les grandes villes induisent :

  • D’une part, une baisse importante des transactions car une partie des acheteurs ne peuvent plus assumer ce niveau de prix,
  • Et d’autre part, un transfert des achats vers la périphérie de ces grandes villes.

Parallèlement, le marché locatif subit les contrecoups des derniers ajustements de la Ley de Vivienda (loi sur le logement) : l’encadrement des loyers dans les zones tendues provoque un retrait massif des propriétaires du marché de longue durée au profit de la location saisonnière, propulsant les loyers à des niveaux records.

Les investisseurs internationaux, particulièrement américains et d’Europe du Nord, continuent de sécuriser leurs capitaux dans les actifs premiums de la Costa del Sol et des Baléares, perçus comme des valeurs refuges face à la volatilité des marchés financiers.

2027, atterrissage en douceur

Pour 2027, les perspectives macroéconomiques s’orientent vers une phase de stabilisation et de maturité du cycle, écartant le risque d’une bulle spéculative. Les économistes prévoient une décélération de la hausse des prix, qui devrait converger vers un rythme plus soutenable de +4% à +5% sur l’ensemble de l’année 2027, s’alignant ainsi sur la croissance des salaires réels.

Face au blocage du locatif privé traditionnel, l’année 2027 verra l’émergence massive de projets de Build-to-Rent (construire pour louer) portés par des fonds institutionnels, ainsi que le développement de formules alternatives comme le coliving, massivement plébiscité par les jeunes actifs et les nomades numériques.

La réglementation environnementale européenne (critères ESG) deviendra un facteur clé de différenciation : les logements obsolètes sur le plan énergétique subiront leurs premières décotes significatives, tandis que les bâtiments éco-efficients capteront l’essentiel des transactions.

Enfin, l’attrait pour l’Espagne ne faiblira pas en 2027, mais on observera un report de la demande vers les couronnes périphériques des métropoles et vers des villes secondaires (Alicante, Séville, Saragosse), redessinant une carte de l’investissement plus équilibrée et accessible.

Chute des transactions de 10% et hausse des prix de 9%

Le nombre de transactions en baisse de 10,2% !

Selon le Conseil Général des Notaires, en avril 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a baissé de 10,2% par rapport à avril 2025. C’est la quatrième baisse consécutive et la sixième en sept mois, confirmant que l’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne et que les prix sont maintenant trop élevés.

Il s’est vendu 57.800 logements en avril 2026. Parmi eux, 75% d’appartements et 25% de maisons individuelles.

Par type de logements, les ventes d’appartements chutent de 11,8% en avril 2025. Alors que les ventes de maisons individuelles ne diminuent « que de » 5%.

Le volume de transactions baisse dans 15 régions autonomes et augmente dans les 2 autres (Castilla La Mancha et Extremadura). Toutes les « grandes régions immobilières », sont touchées par une baisse importante des transactions, jusqu’à deux chiffres :

  • Baléares : -17%
  • Communauté Valencienne : -15,5%
  • Communauté de Madrid : -11%
  • Catalogne : -10%
  • Andalousie : -8,5%
  • Canaries : -7,5%

En chiffre absolu de transactions en avril 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent plus de 6 transactions sur 10) est le suivant :

  • Andalousie – 11600 transactions (20% des transactions immobilières espagnoles),
  • Catalogne – 9400 transactions (16%),
  • Communauté Valencienne – 8300 transactions (14%),
  • Et Communauté de Madrid – 6400 transactions (11% des transactions).

La superficie moyenne des biens achetés est de 111 m2. 92 m2 pour les appartements et 169 m2 pour les maisons.

Prix en très forte hausse en avril 2026 : +9,4%

En avril 2026, le prix au m2 continue légèrement au-dessus de la barre des 2000 €, à 2050 €, en hausse de 9,4% sur un an. On note une hausse plus importante du prix des appartements (+12,2% – 2390 €/m²) que du prix des maisons individuelles (+3,4% – 1470 €/m²).

La hausse continuera tout au long de l’année dopée par une offre en baisse et une demande en hausse constante.

En avril 2026, les prix ont augmenté dans 16 autonomies régionales et baissé seulement en Navarre. Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres de +16% dans la Communauté Valencienne, au Pays Basque (+12%), en Catalogne (+11%) et dans la Communauté de Madrid (+10%). Suivent les Canaries et l’Andalousie (+9%), et les Baléares (+1%).

Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en avril 2026 :

  • Les régions à plus de 4000 €/m2
    • Iles Baléares : 4310 €/m2
  • Les régions entre 3000 €/m2 et 4000 €/m2
    • Communauté de Madrid : 3870 €/m2
    • Pays Basque : 3140 €/m2
  • Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
    • Catalogne : 2510 €/m2
    • Iles Canaries : 2420 €/m2
  • Les régions entre 1500 €/m2 et 2000 €/m2
    • Cantabrie : 1790 €
    • Communauté Valencienne : 1790 €
    • Andalousie : 1760 €
    • Navarre : 1540 €
    • Asturies : 1510 €
  • Les régions entre 1000 €/m2 et 1500 €/m2
    • Aragon : 1340 €/m2
    • Murcie : 1320 €/m2
    • La Rioja : 1300 €/m2
    • Galice : 1220 €/m2
    • Castilla y Leon : 1100 €/m2
  • Les moins chères à moins de 1000 €/m2
    • Castille-La Manche : 920 €/m2
    • Extrémadure : 760 €/m2

Le nombre de crédits hypothécaires (32.080) est en baisse de 6,3% d’une année sur l’autre. C’est la plus forte baisse depuis octobre 2023 ! Plus de la moitié des transactions (56%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (181.500 euros en moyenne) représente 72% du prix des biens.

Nouveau décret national sur le logement pour juillet !

Au cours du mois de juillet, un décret-loi royal sur le logement devrait être adopté dans le but notamment de :

  • Faire baisser les loyers,
  • D’assurer la stabilité des contrats de location, notamment en allongeant les contrats
  • De réglementer les locations saisonnières et des chambres,
  • D’augmenter la TVA sur les appartements touristiques à 21%

Il est évident que ces deux dernières mesures décourageraient de futurs investisseurs locatifs.

Déficit de 750.000 logements selon la Banque d’Espagne

La Banque d’Espagne estime qu’entre 2021 et 2025, un déficit cumulé de près de 750.000 logements s’est creusé, car la création de ménages a dépassé la construction résidentielle. La moitié de ce déficit se concentre dans six provinces : Madrid, Barcelone, Alicante, Valence, Murcie et Malaga.

Dans le chapitre consacré au marché immobilier de son rapport annuel 2025, l’institution indique qu’au cours de l’année écoulée, environ 240.000 nouveaux ménages ont été créés, tandis que le nombre de logements achevés s’est élevé à quelque 92.000 unités, soit 9% de moins que l’année précédente.

La Banque d’Espagne souligne que les problèmes d’accès au logement sont principalement dus à des contraintes structurelles de l’offre et préconise la mise en place de politiques coordonnées entre les différentes administrations afin d’augmenter le parc immobilier et de faciliter l’accès au logement.

À cet égard, elle souligne que l’Espagne traverse une phase d’essor du marché immobilier dans un contexte d’expansion économique, de croissance démographique et d’assouplissement des conditions de financement, ce qui s’est traduit en 2025 par une augmentation des transactions immobilières, des crédits hypothécaires et des prix réels tant à l’achat qu’à la location, en particulier dans les grandes agglomérations urbaines.

Recours accepté contre la loi catalane du plafonnement les locations temporaires

La Cour constitutionnelle a déclaré recevable le recours déposé par le Parti populaire contre le plafonnement des loyers temporaires et des chambres d’hôtes entré en vigueur en janvier en Catalogne.

Cette réglementation est entrée en vigueur en janvier et permet de plafonner le prix des loyers saisonniers et des chambres dans les zones sous pression, en assimilant ces baux à ceux des logements de longue durée. Ainsi, depuis le début de l’année, tous les logements à usage résidentiel doivent respecter ce plafonnement des loyers, quelle que soit la durée du contrat de location. Seuls les contrats de location temporaires à des fins touristiques ou de vacances ne sont pas concernés par cette réglementation.

A Barcelone, le Build to Rent est à la vente à la pièce !

Conséquence de la réglementation catalane sur les loyers (zones sous pression et indice IRAV), les investisseurs de BTR (Build to Rent) ont pratiquement freiné toute nouvelle promotion de logements locatifs ans la ville, réorientant les capitaux vers d’autres stratégies.

La tendance la plus marquée à Barcelone est la privatisation des actifs BTR : les investisseurs vendent leurs immeubles dédiés à la location temporaire, mais appartement par appartement.

Cette tendance sera encore plus accentuée en 2027 puisqu’en 2028 disparaîtront les 10000 logements touristiques de Barcelone suite à l’interdiction municipale concernant ce type d’activité. De bonnes affaires en vue ?

Des quartiers madrilènes revalorisés par des projets d’enfouissement des voies

Madrid a connu une très forte hausse des prix ces dernières années, mais il existe encore des opportunités pour les acheteurs et les investisseurs qui savent regarder au-delà des quartiers traditionnellement « haut de gamme ».

Il existe un fort potentiel dans les zones en pleine transformation urbaine, qui vont se doter de parcs, d’espaces verts et de nouveaux espaces destinés aux riverains. C’est le cas des environs du projet d’enfouissement de l’A-5, où des quartiers tels que Cuatro Vientos ou Lucero commencent à prendre de la valeur. Pendant des années, bon nombre de ces logements ont été pénalisés par leur proximité avec la voie rapide, mais cette situation est en train de changer.

En effet, l’enfouissement permettra au trafic de circuler sous terre, tandis qu’à la surface seront créés des espaces verts, des parcs et des lieux de détente pour les riverains. Une amélioration qui augmentera considérablement la valeur des logements.

Il existe d’autres zones à fort potentiel, comme les environs du Parque Ventas, liés au projet d’enfouissement de la M-30, et, prochainement, Puente de Vallecas.

Le parlement de Navarre a voté une loi imposant le plafonnement des loyers

En juin, le Parlement de Navarre a adopté la loi visant à réglementer la location de chambres. Cette loi a pour principale nouveauté de prévoir trois modalités distinctes : les chambres considérées comme résidence principale permanente, les chambres saisonnières et les chambres faisant l’objet d’un contrat d’hébergement.

Cette réglementation vise principalement à mettre sur un pied d’égalité juridique la location de ces logements (qu’elle soit de longue durée ou temporaire) avec le régime propre à la location traditionnelle d’un logement habituel, régi par la loi sur les baux urbains (LAU).

Le propriétaire catalan fait un casting des possibles locataires

Trouver un appartement à louer en Catalogne ne dépend plus seulement de la disponibilité d’un logement : il faut désormais passer un filtre de plus en plus exigeant. Plus de contrôles, plus de sanctions et moins d’offres. En résumé, le propriétaire organise désormais un casting de locataires.

L’intervention publique sur le marché n’a pas facilité l’accès au logement des plus fragiles financièrement, bien au contraire. On a favorisé des catégories de population qui n’avaient pas besoin de cette aide, car elles étaient en mesure de faire face à leurs loyers, tandis que l’on a pénalisé celles que l’on souhaitait réellement aider.

41.000 « pisos turisticos » de moins en à peine un an !

Le nombre de logements touristiques proposés sur les plateformes numériques en mai 2026 a diminué de 40.840 unités par rapport au même mois de l’année précédente, ce qui représente une baisse annuelle de 11%, l’une des plus importantes depuis que l’INE établit cette statistique.

En mai de cette année, on comptait 341.000 logements proposés sur les plateformes numériques de location touristique, offrant 1,71 million de places, soit une moyenne de 5 places par logement.

Toutes les grandes régions touristiques ont enregistré une baisse du nombre de logements proposés. La plus forte baisse a été observée dans la Communauté valencienne, où le nombre de logements a diminué de près de 12.000 unités, pour s’établir à 51.270 logements touristiques, ce qui en fait la troisième communauté autonome en termes de volume de logements touristiques.

L’Andalousie arrive en tête du classement avec 90.650 logements, soit 5.530 de moins qu’il y a un an. Elle est suivie par la Catalogne avec 51.300 logements, soit 5.550 logements touristiques de moins.

Viennent ensuite les deux archipels. Les Canaries comptent 48.360 appartements touristiques, soit 2.330 logements de moins, tandis que les Baléares enregistrent une baisse plus importante de l’offre, avec 3.060 annonces en moins, pour atteindre 21.300 logements touristiques proposés.

La Communauté de Madrid parmi les principaux lieux d’accueil de centres de données

Madrid se classe au cinquième rang des marchés primaires d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique (EMEA), s’imposant comme l’un des principaux « hubs » européens pour le secteur des centres de données, selon le rapport « Global Data Center Market Comparison 2026 » élaboré par Cushman & Wakefield.

Ce document, qui évalue des facteurs tels que la disponibilité de l’énergie et des terrains, la maturité du marché, la connectivité, les coûts d’exploitation et l’environnement réglementaire, souligne que la capitale espagnole fait partie de ce groupe de marchés primaires aux côtés de certaines des destinations les plus importantes du secteur, telles qu’Helsinki (Finlande), Oslo (Norvège), Milan (Italie) ou Abou Dhabi (Émirats arabes unis).

« Grabar » ou « No grabar » dans une copropriété ?

Il est de plus en plus courant que les copropriétés installent des caméras de sécurité (grabar = filmer). Il s’agit d’un moyen de dissuader d’éventuels cambrioleurs ou squatteurs et, en cas de problèmes de toute nature, de disposer de preuves permettant de protéger les résidents de l’immeuble, ce qui augmente les chances de succès en cas de réclamation ou d’intervention policière.

Il est tout à fait légal d’installer des caméras dans une copropriété, mais à 3 conditions :

  • Qu’il existe un intérêt public, par exemple garantir la sécurité des personnes ou des installations situées dans les espaces dont ils sont propriétaires, comme leur domicile ou leur place de parking,
  • Qu’il existe un accord valide de la copropriété concernant l’installation des caméras, adopté à la majorité requise (les 3/5ème de l’ensemble des propriétaires, qui représentent eux-mêmes les 3/5ème des tantièmes),
  • Que l’enregistrement des images soit effectué dans le strict respect de la réglementation en matière de protection des données.

Des milliers de projets de construction bloqués par faute d’énergie !

Des terrains entièrement viabilisés et prêts à être construits d’un point de vue juridique, mais bloqués parce que le réseau électrique n’a pas une capacité suffisante pour les logements prévus. C’est le paradoxe des terrains non viables sur le plan énergétique, une réalité qui touche déjà des milliers de logements en Espagne (110.000 rien que dans la Communauté de Madrid, selon les données du gouvernement régional) et qui menace de devenir un problème majeur en raison d’un goulot d’étranglement qui sature 88% des nœuds de l’ensemble du réseau, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus accueillir de nouveaux clients.

Cette saturation menace de freiner net le développement urbain à un moment où le déficit cumulé, comme le souligne la Banque d’Espagne, atteint déjà 700.000 logements. Une demande qui, de surcroît, augmente au rythme de 100.000 foyers par an. En 2024, dernière année pour laquelle des données globales sont disponibles, le secteur de l’urbanisme a demandé un accès au réseau de 6,7 GW, dont environ la moitié n’a pas pu être satisfaite en raison d’un manque de capacité disponible ou du désistement des promoteurs face à l’incertitude. En 2025, dénoncent les promoteurs, à peine 12% des demandes d’accès et de raccordement au réseau électrique formulées par les distributeurs ont été satisfaites.

Les experts qualifient cette situation de piège qui engendre une insécurité juridique pour le promoteur.

Confidentiel et Express des News en Juillet 2026

News en Juillet 2026 en Europe et dans le Monde

États-Unis

  • La Réserve fédérale maintient ses taux directeurs, douchant les espoirs d’une baisse rapide des taux de crédit cet été.
  • Les taux hypothécaires fixes à 30 ans oscillent désormais entre 6,1% et 6,3%
  • Les reventes de logements ont atteint 4,17 millions en mai 2026, un plus haut depuis décembre.
  • Le stock de logements disponibles est de 1,55 million.
  • Le marché est freiné par l’incertitude économique.
  • Plus de 65% des jeunes acheteurs déclarent avoir besoin d’un co-emprunteur familial pour finaliser leur achat.
  • Les saisies immobilières atteignent leur plus haut niveau depuis 2020.

Canada

  • Les mises en chantier ont ralenti en mai à 261.000 unités annualisées.
  • Montréal et Vancouver continuent d’afficher une bonne tenue, Toronto reste plus faible sur la demande de construction résidentielle.
  • Le financement ciblé des logements locatifs continue d’aider le secteur.
  • Le marché reste vigoureux malgré des risques de ralentissement.
  • Le taux d’insolvabilité des ménages atteint son plus haut niveau depuis 2009, impactant directement le marché immobilier.
  • De nouvelles restrictions sur les locations de courte durée entrent en vigueur à Vancouver pour libérer des logements.

France

  • Après une accalmie au printemps, la moyenne des taux sur 20 ans remonte légèrement à 3,50%.
  • Les prix restent globalement stables en juin 2026.
  • Le marché tourne autour de 3130 euros par mètre carré.
  • L’offre de logements reste insuffisante dans les grandes villes, malgré un ralentissement des transactions.
  • Les mises en chantier diminuent, affectées par les coûts de construction et les normes environnementales.
  • Les projections des notaires se stabilisent autour de 900.000 transactions pour l’année en cours.
  • La FNAIM anticipe une baisse de 5% des ventes en 2026.
  • Les faillites de petits promoteurs régionaux augmentent de 18% en raison des coûts de construction.
  • L’étiquette DPE est devenue un critère central, les passoires thermiques sont au cœur des débats.
  • Le délai moyen pour signer un compromis de vente s’allonge et atteint désormais 70 jours.
  • Le marché reste convalescent, sans reprise franche et les écarts entre territoires sont très marqués

Allemagne

  • Les prix résidentiels continuent de progresser, pour le sixième trimestre consécutif.
  • L’offre neuve est toujours insuffisante dans plusieurs zones et les permis de construite sont en recul de 12%.
  • Le taux de vacance locative à Berlin frôle le zéro absolu (0,2%), créant une situation critique.
  • L’obligation de remplacer les chaudières fossiles fait chuter la valeur des maisons des années 80 de 10%.
  • Les grandes villes demeurent les principaux moteurs.
  • Les marchés de l’Est montrent une plus grande sensibilité à la correction des prix.
  • Le résidentiel allemand reste solide, mais sans accélération nette.
  • Les banques allemandes figent leurs taux fixes à 10 ans autour d’une moyenne de 3,6%.

Royaume-Uni

  • Les agents immobiliers constatent que 40% des vendeurs doivent accepter une offre inférieure au prix initial.
  • Les prix des logements ont augmenté de 3,8% sur un an en avril 2026.
  • Le marché reste sous‑offert, avec peu de nouvelles annonces dans les grandes villes.
  • Les jeunes ménages peinent à entrer sur le marché, surtout à Londres.
  • L’activité ralentit dans plusieurs régions.
  • Les taux d’intérêt restent relativement élevés.
  • Le marché est dominé par les acheteurs et les prix demandés par les vendeurs se corrigent dans certaines zones.
  • Les projets résidentiels neufs sont freinés par les coûts et les incertitudes réglementaires.
  • Le marché locatif se détend légèrement.
  • La hausse annuelle des loyers dans la capitale britannique ralentit enfin pour s’établir à +4%.

Italie

  • Milan et Rome concentrent l’essentiel de l’activité avec des hausses de prix localisées de +3%.
  • Bologne et Florence attirent les investisseurs grâce à des rendements locatifs constants de 4,5%.
  • Les taux des prêts immobiliers se stabilisent sur un plateau compris entre 3% et 3,8%.
  • Portés par un dollar fort, les Américains multiplient les achats de propriétés de campagne en Toscane.
  • Le marché italien est vu comme un refuge pour les investisseurs.
  • Les transactions résidentielles devraient encore croître en 2026.
  • L’offre de logements demeure limitée.
  • Les zones prime gardent une forte attractivité.
  • La location courte durée continue d’influencer les marchés touristiques comme Rome et Florence.
  • La Banque d’Italie qualifie la situation actuelle de « phase de consolidation saine et sans excès ».

Autres pays européens

  • En Belgique, les ventes de logements ont augmenté de 3,4% au 1er trimestre 2026 +7,8% pour les appartement et +1,9% pour les maisons.
  • À Bruxelles, les studios et appartements 1 chambre représentent désormais 45% des investissements locatifs.
  • Le temps nécessaire pour finaliser l’obtention d’un crédit immobilier en Belgique s’allonge à 45 jours en moyenne.
  • La hausse des prix immobiliers en Suisse atteint 4,7% sur un an.
  • La pénurie de logements en Suisse reste structurelle et le manque de terrains freine l’offre.
  • La Suisse reste une nation de locataires, le taux de propriété refusant de décoller de ses 36%.
  • La pénurie de logements au Portugal est devenue structurelle.
  • Fitch anticipe une nouvelle hausse des prix de l’immobilier résidentiel portugais de 15% en 2026.
  • Les programmes neufs de villas de luxe en Algarve se vendent sur plan avant même le début des travaux.
  • La hausse des prix à Porto dépasse celle de Lisbonne et atteint +10% sur un an.
  • Au Pays Bas, les logements à plus d’un million d’euros ont augmenté de plus de 20% sur un an.
  • Les petits propriétaires hollandais vendent massivement leurs biens en raison d’une fiscalité durcie sur les loyers.
  • En Hollande, l’écart de prix entre une maison classée A et une classée G atteint désormais 15% à surface égale.
  • Le résidentiel néerlandais reste l’un des plus réglementés d’Europe.

Chine

  • Les prix des logements neufs ont encore baissé en avril 2026, -3,5% par rapport à avril 2025.
  • Shanghai et Shenzhen montrent des signes d’amélioration. Les villes secondaires restent les plus fragiles.
  • Les logements anciens des grandes villes résistent mieux.
  • Le marché chinois semble proche d’un plancher sans vrai rebond confirmé.
  • Pékin déploie de nouveaux mécanismes financiers pour inciter les entreprises d’État à racheter les invendus.

Autres pays et international

  • Au Japon, les mises en chantier ont chuté de 29% en mars 2026.
  • Les grandes métropoles japonaises sont les plus dynamiques.
  • Les appartements japonais exploités sous licence de type Airbnb affichent des rendements records grâce au tourisme.
  • En Australie, les prix à l’achat se stabilisent : Sydney et Melbourne reculent 0,9%, Perth et Darwin ont progressé de 1,5%, Brisbane et Hobart de 0,9%.
  • Les appartements australiens exploités sous licence de type Airbnb affichent des rendements records grâce au tourisme.
  • Le marché australien semble entrer dans une phase de rééquilibrage.
  • Les prix moyens dans les sept plus grandes métropoles indiennes affichent une hausse annuelle de +10% à +15% .
  • Les vagues d’achats par les Indiens non-résidents s’intensifient, ciblant le haut de gamme.
  • Les investissements immobiliers dans le monde ont atteint près de 200 milliards d’euros au 1er trimestre 2026, soit une hausse de 12,7%

Divers

  • À +2,770% début Juillet 2026, l’Euribor 12 mois reste stable depuis 3 mois.
  • L’inflation dans la zone euro en juin pourrait se situer à +3% après +3,2% en mai et +3,0% en avril.

News en Juillet 2026 en Espagne

  • Notre conseil d’achat : achetez dans les communes périphériques des grandes villes et négociez. La négociation est de retour !
  • L’Espagne compte 61.000 agences immobilières, un record absolu.
  • Au 1er trimestre 2026, les visites des portails immobiliers sont à la baisse excepté sur le segment du luxe.
  • Actuellement, les propriétaires surévaluent leurs prix de vente de 10% !
  • L’écart entre nouveaux ménages et logements construits reste l’un des plus élevés d’Europe.
  • Le manque d’offre est devenu le principal facteur structurel du marché espagnol.
  • Hausse des prix de l’immobilier à l’achat en 2026 : de 8% (selon Solvia) à 12% (selon BBVA).
  • Notre opinion : le nombre de transactions baissera de 8% en 2026.
  • En Andalousie, la marché de l’immobilier de luxe s’étend de Marbella vers Malaga, Séville et Cadix.
  • Les Hollandais sont les étrangers non-résidents qui achètent le plus en Espagne devant les Allemands et les Britanniques.
  • Aux Baléares, 20% de la population cherche à acheter un logement, mais seuls 2% des propriétaires souhaitent vendre.
  • 7000 jeunes madrilènes ont bénéficié des avals hypothécaires de la Communauté de Madrid.
  • 14% des habitants de la Communauté de Madrid ont loué ou tenté de louer un logement au cours de l’année écoulée.
  • Avec 8% , Tarragone offre la meilleure rentabilité locative brute en Espagne.
  • L’encadrement des loyers dans les zones dites « tendues » pousse un grand nombre de propriétaires à retirer leurs biens du marché locatif de longue durée.
  • A Barcelone, les loyers sont (enfin) à la baisse.
  • Les formules d’habitat partagé (coliving) enregistrent une demande record en juin de la part des jeunes actifs et des nomades numériques dans les centres urbains.
  • Les coûts de construction sont au plus haut.
  • Le gouvernement central va procéder au transfert de fonds sectoriels aux communautés autonomes afin de financer des projets d’urbanisme urgents.
  • La Banque d’Espagne rejette tout risque de bulle immobilière.
  • L’investissement immobilier au 1er semestre 2026 a atteint le chiffre record de 10 milliards d’euros, 50% de plus qu’au 1er semestre 2025 !
  • Les investisseurs internationaux continuent de considérer l’Espagne comme l’un des marchés les plus attractifs d’Europe.
  • Dans le commerce de détail, la reprise de la consommation et le nombre record de touristes soutiennent une forte demande d’espaces commerciaux bien situés.
  • En immobilier de bureaux, Madrid et Barcelone continuent d’attirer la demande d’espaces haut de gamme.
  • La Communauté de Madrid prépare une loi visant à réduire la bureaucratie et à attirer davantage d’investissements.
  • Barcelone compte moins d’habitants en 2026 qu’en 2025.
  • Le gouvernement prévoit une hausse du PIB à +2,6%, la Banque d’Espagne prévoit +2,3% et l’UE +2,4%.
  • L’indice des prix à la consommation (IPC) en juillet 2026 reste stable à +3,2%, après +3,2% en juin.
  • L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en Juillet 2026 est de +2,40%.

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Les News de l’Immobilier en Juillet 2026

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À propos de l’auteur

Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.

Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.

Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.

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