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Les News de l’Immobilier en Juin 2026

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Dernière mise à jour le 3 juin 2026 par Patrick Crosset

Les News en Juin 2026

Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Juin 2026

Le marché immobilier mondial en Juin 2026 : Atterrissage en douceur de la valeur des actifs et crise d’accessibilité pour les ménages

En ce milieu d’année 2026, l’immobilier résidentiel mondial traverse une phase de transition macroéconomique majeure, marquée par une déconnexion croissante entre les fondamentaux financiers et les réalités démographiques.

Après le grand gel provoqué par le resserrement monétaire le plus brutal des trois dernières décennies, les marchés amorcent une reprise asymétrique. L’inflation globale montrant des signes de stabilisation, la plupart des banques centrales, Federal Reserve en tête, ont mis un terme à leur cycle de hausse des taux. Toutefois, l’espoir d’un retour rapide à l’argent gratuit s’est évaporé : nous sommes entrés dans l’ère du Higher for Longer, où les taux d’intérêt se stabilisent sur un plateau contraignant (autour de 3,5 % en Europe et 6 % aux États-Unis).

Pour les économistes, cette situation valide le scénario d’un « atterrissage en douceur » de la valeur des actifs, mais elle prolonge la crise d’accessibilité pour les ménages.

Le fait marquant de 2026 reste la rigidité structurelle de l’offre. Le marché secondaire subit toujours l’effet de rétention (lock-in effect) : les propriétaires actuels, bénéficiant de taux fixes historiquement bas contractés avant la crise, refusent de vendre pour emprunter au taux actuel.

Parallèlement, le secteur de la construction neuve est en détresse chronique à l’échelle globale. De l’Allemagne au Canada, l’explosion des coûts des matériaux de construction, la pénurie de main-d’œuvre et le durcissement des normes environnementales (comme la réglementation sur l’azote aux Pays-Bas ou les obligations de performance énergétique en France) ont provoqué un effondrement des permis de construire.

Cette pénurie de logements maintient les prix à des niveaux artificiellement élevés, interdisant l’accès à la propriété à toute une génération de primo-accédants.

Marché immobilier résidentiel espagnol en Juin 2026 : la locomotive macroéconomique du Sud de l’Europe

Début juin 2026, l’immobilier résidentiel espagnol confirme son statut de locomotive macroéconomique du Sud de l’Europe, affichant une santé insolente qui défie la morosité de ses voisins immédiats. Porté par une croissance du PIB dynamique et la baisse progressive des taux de la BCE (l’Euribor se stabilisant sous la barre des 3%), le marché espagnol traverse une phase d’expansion caractérisée par un déséquilibre aigu entre l’offre et la demande.

Les grands réseaux d’évaluation soulignent une hausse annuelle moyenne des prix de près de 9%, tirée par deux moteurs indéboulonnables : un déficit chronique de constructions neuves (estimé à 150 000 logements par an) et un appétit record des investisseurs étrangers. Ces derniers, notamment américains et européens, sanctuarisent leurs capitaux dans les zones premiums de la Costa del Sol, des Baléares et des capitales provinciales comme Madrid, Malaga et Valence, où le segment de luxe enregistre des hausses à deux chiffres.

En parallèle, l’application de la loi sur le logement (Ley de Vivienda) continue de crisper le marché locatif traditionnel, provoquant une contraction de l’offre longue durée au profit des baux saisonniers ou de chambres, poussant les loyers à des sommets historiques.

À l’horizon 2027, les perspectives s’orientent vers une consolidation saine et un atterrissage en douceur de la courbe des prix, écartant définitivement le spectre d’une bulle spéculative. Les économistes tablent sur une modération de la croissance des prix, qui devrait se stabiliser autour de +7% en 2027, sous l’effet d’une saturation naturelle du pouvoir d’achat des ménages locaux et d’un durcissement progressif de l’accès au crédit par les banques espagnoles, particulièrement vigilantes sur les ratios d’endettement.

La grande tendance de 2027 sera l’institutionnalisation du marché du locatif (Build-to-Rent), favorisée par l’injection de capitaux de fonds internationaux prêts à verdir le parc immobilier espagnol pour répondre aux critères ESG européens. Face à la rareté et au coût prohibitif du foncier dans les centres-villes, les promoteurs réorienteront leurs investissements vers la périphérie des grandes métropoles, transformant les couronnes urbaines en nouveaux pôles résidentiels durables et connectés.

L’Espagne conservera en 2027 sa prime d’attractivité géographique, captant un flux permanent de nomades numériques et de retraités fortunés qui soutiendront les valeurs d’actifs, tandis que les régions intérieures commenceront à voir émerger des micro-marchés dynamiques grâce à des infrastructures de transport de premier ordre.

Chute des transactions de 5% et hausse des prix de 7%

Le nombre de transactions en baisse de 4,7% !

Selon le Conseil Général des Notaires, en mars 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a baissé de 4,7% par rapport à mars 2025. C’est la troisième baisse consécutive et la cinquième en six mois, confirmant que l’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne et que les prix sont trop élevés.

Il s’est vendu 65.700 logements en mars 2026. Parmi eux, 76% d’appartements et 24% de maisons individuelles.

Par type de logements, les ventes d’appartements chutent de 5,8% en février 2025. Alors que les ventes de maisons individuelles ne diminuent « que de » 1,1%.

Le volume de transactions baisse dans 13 régions autonomes et augmente dans les 4 autres. Toutes les « grandes régions immobilières », excepté la Communauté de Madrid (dont les transactions sont stables à +0,1%), sont touchées par une baisse importante des transactions, jusqu’à deux chiffres :

  • Baléares : -18%
  • Andalousie : -9%
  • Communauté Valencienne : -7%
  • Catalogne : -4%

En chiffre absolu de transactions en mars 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent plus de 6 transactions sur 10) est le suivant : Andalousie avec 12700 transactions (19% des transactions immobilières espagnoles), Catalogne avec 10200 transactions (16%), Communauté Valencienne avec 9450 transactions (14%), et Communauté de Madrid avec 8000 transactions (12% des transactions)

La superficie moyenne des biens achetés est de 111 m2. 93 m2 pour les appartements et 169 m2 pour les maisons.

Prix en forte hausse en mars 2026 : +7%

En mars 2026, le prix au m2 est repassé légèrement au-dessus de la barre des 2000 €, à 2010 €, en hausse de 7% sur un an. On note une hausse plus importante du prix des appartements (+9,7% – 2330 €/m²) que du prix des maisons individuelles (+2,2% – 1450 €/m²).

Et cette hausse continuera tout au long de l’année dopée par une offre en baisse et une demande en hausse constante. Mais certainement un peu moins forte.

En mars 2026, les prix ont augmenté dans 15 autonomies régionales et baissé dans les deux autres (La Rioja et la Navarre). Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres de +18% dans la Communauté Valencienne, dans la Communauté de Madrid (+12%) et aux Canaries. Suivent la Catalogne et le Pays Basque (+7%), les Baléares (+4%) et l’Andalousie (+3

Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en mars 2026 :

  • Les régions à plus de 4000 €/m2
    • Iles Baléares : 4160 €/m2
  • Les régions entre 3000 €/m2 et 4000 €/m2
    • Communauté de Madrid : 3750 €/m2
    • Pays Basque : 3100 €/m2
  • Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
    • Catalogne : 2450 €/m2
    • Iles Canaries : 2240 €/m2
  • Les régions entre 1500 €/m2 et 2000 €/m2
    • Cantabrie : 1950 €
    • Communauté Valencienne : 1840 €
    • Andalousie : 1690 €
    • Navarre : 1640 €

Et les régions les moins chères à moins de 1000 €/2 :

  • Extrémadure : 710 €/m2
  • Castille-La Manche : 840 €/m2

Le nombre de crédits hypothécaires (35.400) est stable à +0,3% d’une année sur l’autre. Un peu plus de la moitié des transactions (54%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (182.000 euros en moyenne) représente 72% du prix des biens.

Fin du registre national des locations de courte durée et ses … conséquences

La Cour suprême invalide le registre unique des locations de courte durée : elle a déclaré nulle la procédure de registre unique des locations de courte durée (touristiques ou saisonnières) régie par le décret royal 1312/2024 du 23 décembre, qui était entrée en vigueur le 1er juillet 2025. Dans son arrêt n° 620/2026, la haute cour estime que l’État n’a pas la compétence nécessaire pour établir un registre national qui se superpose aux registres régionaux existants en matière de locations touristiques.

Le recours a été formé par la Generalitat Valenciana (Communauté Valencienne) contre la réglementation nationale qui régissait la procédure du Registre unique des locations et créait le guichet unique numérique pour la collecte et l’échange de données relatives à la location d’hébergements de courte durée.

L’arrêt de la Cour suprême fait partiellement droit au recours, en annulant uniquement les dispositions créant le « registre unique des locations » ; il rejette toutefois le recours en ce qui concerne les dispositions régissant le guichet unique numérique des locations, les obligations de transmission de données des plateformes en ligne et la transmission de données à des fins statistiques.

Cette décision a des conséquences immédiates pour quelque 11.000 logements dont les demandes d’enregistrement ont été rejetées, souvent en raison de critères liés aux statuts des copropriétés. Avec l’annulation de l’enregistrement national, les associations du secteur estiment que ces biens immobiliers pourront à nouveau être proposés sur des plateformes telles qu’Airbnb ou Booking, à condition qu’ils disposent de la licence régionale correspondante.

L’association patronale FEVITUR estime à environ 33 000 euros le coût moyen supporté par chaque propriétaire concerné (entre la perte de réservations, les blocages et les frais supplémentaires) et envisage d’intenter des actions en dommages-intérêts qui, au total, pourraient s’élever à 160 millions d’euros … À suivre

Les propriétaires espagnols préfèrent vendre que louer

La méfiance croissante des propriétaires est l’un des problèmes qui aggrave la crise du logement en Espagne. Face à l’insécurité générale, ils ne souhaitent pas louer leurs logements, ce qui réduit le parc immobilier. Il en résulte, notamment dans les zones où la demande est forte comme à Barcelone, une offre insuffisante et une hausse des prix.

Selon la Société espagnole de location garantie (SEAG), 70% des bailleurs reconnaissent qu’ils privilégient aujourd’hui la minimisation des risques de défaut de paiement et des conflits juridiques plutôt que la maximisation de la rentabilité de leur logement.

Les propriétaires se sentent en insécurité face aux changements législatifs constants en matière de logement depuis quelques années. S’ajoute le sentiment que les mécanismes judiciaires et extrajudiciaires permettant de régler les impayés, de récupérer le logement ou de faire respecter le contrat sont lents et complexes. Cette insécurité juridique finit par se traduire par une méfiance accrue envers les locataires.

Ce phénomène est particulièrement marqué en Catalogne, notamment à Barcelone, dans la région métropolitaine et dans les communes classées comme zones où le marché immobilier résidentiel est tendu. Il s’agit de zones où la demande est forte, l’offre faible et la réglementation plus stricte.

Record de transactions pour les « fincas rusticas »

Les transactions immobilières de fincas rusticas (maisons rurales) atteignent leur plus haut niveau depuis quatre ans

En mars, plus de 16 300 ventes ont été enregistrées, soit une hausse de 4,3% en glissement annuel et jusqu’à +11,4% par rapport à février, ce qui contraste avec la baisse des transactions immobilières résidentielles. C’est le chiffre le plus élevé depuis mars 2022

Fort de ce résultat positif, le marché foncier rural clôture le premier trimestre de l’année avec une progression de 0,6% en glissement annuel, contre un recul de 2,6% des ventes de logements.

Le manque de logements « bon marché » et la pression réglementaire sur l’investissement urbain orientent le capital de nombreuses familles vers des propriétés de loisirs et des biens ruraux.

La Catalogne veut faciliter la construction en milieu rural

La Generalitat de Catalogne a adopté un nouveau décret-loi visant à assouplir la réglementation urbanistique dans les communes rurales et à faciliter la construction de logements dans les petits villages. Le gouvernement affirme que cette mesure permettra de réduire les formalités administratives, d’adapter l’aménagement du territoire à la réalité du monde rural et de lutter contre le dépeuplement dans pas moins de 590 communes catalanes considérées comme rurales.

La principale nouveauté du décret est la création d’un nouveau modèle d’urbanisme spécifique aux petites communes, conçu pour les mairies disposant de moins de moyens techniques et administratifs.

Le décret-loi ouvre également la voie à un assouplissement de certaines mesures concernant les terrains non constructibles et facilite la réhabilitation des fermes, des gîtes ruraux et des bâtiments existants, l’un des principaux problèmes dénoncés depuis des années par les petites communes. L’objectif est de favoriser l’enracinement de la population et d’éviter la perte d’habitants dans les zones rurales de Catalogne.

Outre les changements en matière d’urbanisme, la nouvelle réglementation comprend des mesures visant à réduire les charges administratives et à accélérer les procédures de marchés publics dans les communes rurales, dont beaucoup disposent de structures techniques très limitées.

Les jeunes quittent le domicile familial de plus en plus tard

Le taux d’émancipation des jeunes en Espagne a atteint son niveau le plus bas (15%). La location est l’option privilégiée par ceux qui parviennent à s’émanciper, la plupart vivant en colocation.

Parvenir à acquérir suffisamment d’indépendance pour pouvoir quitter le domicile parental devient une option de plus en plus difficile pour de nombreux jeunes, et est de plus en plus reportée dans le temps. Et finalement, les jeunes espagnol quittent le foyer familial à 30 ans. Malgré l’amélioration du marché du travail, leurs revenus restent insuffisants pour leur permettre d’accéder à un logement, qu’il s’agisse d’un achat ou d’une location.

85% des jeunes âgés de 16 à 29 ans ne vivent pas de manière indépendante, un record historique. Cela signifie qu’environ 6,3 millions de jeunes Espagnols vivent toujours chez leurs parents, principalement en raison de l’« obstacle » que représente l’accès au logement.

Le manque de logements peut dégrader le service public

La pénurie de logements est un problème économique, immobilier et, désormais, social également. Des personnes ayant réussi les concours de la fonction publique ont dû refuser leur poste en raison de l’offre insuffisante et des prix élevés de l’immobilier. Cela fait perdre des services publics dont la société a besoin.

Par exemple, à Ibiza, il manque des médecins et il en manquera toujours, car il n’y a pas de logement disponible. C’est l’illustration parfaite du fait que cela ne touche pas seulement les classes défavorisées : des personnes ayant des emplois stables et qualifiés ne peuvent pas accéder à un logement dans les villes où elles travaillent.

Le secteur de la construction résidentielle enregistre son meilleur 4ème trimestre en 17 ans

Le nombre de logements privés mis en chantier s’est élevé à 34 200 au quatrième trimestre 2025, soit une hausse de 14,5% par rapport au chiffre du même trimestre de l’année précédente et le meilleur résultat enregistré pour un quatrième trimestre depuis 17 ans, selon l’Observatoire du logement et du territoire pour le dernier trimestre 2025 publié par le ministère du Logement et de l’Agenda urbain.

La rénovation, l’activité immobilière et le financement de l’achat de logements ont également atteint des sommets ces dernières années, les ventes ayant atteint leur plus haut niveau pour un quatrième trimestre depuis 2007 et les prêts hypothécaires, leur plus haut niveau depuis 15 ans.

Le FMI demande au gouvernement espagnol de construire plus

Le FMI exhorte l’Espagne à accroître l’offre de logements. L’institution demande de stimuler l’offre de logements en réduisant les formalités administratives, compte tenu de la détérioration de l’accessibilité financière des logements.

Le Fonds monétaire international (FMI) a souligné la bonne santé de l’économie espagnole malgré l’impact de la guerre au Proche-Orient et a insisté pour que le gouvernement profite de cette situation pour engager un assainissement budgétaire plus rapide, en commençant par la suppression des récentes mesures de soutien à l’énergie, l’étude d’une réforme plus poussée des retraites et l’harmonisation des taux de TVA, ainsi que de stimuler l’offre de logements en réduisant la bureaucratie face à la détérioration de l’accessibilité au logement.

Le FMI propose d’adopter des mesures décisives pour stimuler l’offre de logements, notamment en accélérant le développement urbain, en simplifiant les procédures d’autorisation et en réduisant l’incertitude juridique. À cet égard, bien que les risques financiers systémiques généraux restent faibles, les administrateurs mettent en garde contre les risques potentiels liés à la hausse rapide des prix de l’immobilier et aux premiers signes d’un assouplissement des critères d’octroi des prêts bancaires.

Conséquences de la guerre en Iran sur l’immobilier espagnol en Juin 2026

Le conflit au Moyen-Orient, marqué par la guerre en Iran, pèse lourdement sur le secteur immobilier espagnol à travers une crise d’approvisionnement et une flambée inflationniste.

  • Une explosion des coûts de construction : L’escalade du prix du pétrole frappe de plein fouet les secteurs industriels de base. L’Association des fabricants de béton (Anefhop) qualifie la situation de « critique », car la hausse des carburants et de l’énergie impacte directement la fabrication du béton, le transport et la réception des matières premières. Selon la société de conseil Gloval, si les tensions persistent, les coûts de construction globaux pour les promoteurs pourraient bondir de 6% à 10%.
  • Des constructeurs asphyxiés : Le rapport de la Confédération Nationale de la Construction (CNC) révèle que 90% des entreprises espagnoles du secteur subissent un impact économique moyen à élevé, mettant en péril leur viabilité financière. Plus de 60% d’entre elles font face à une hausse de plus de 20% du prix des carburants. Le principal problème réside dans le fait que 80% de ces PME doivent absorber seules ces surcoûts, sans pouvoir renégocier leurs budgets ou répercuter les prix sur leurs clients finaux.
  • Blocage de l’offre et hausse des prix résidentiels : Face à cette « incertitude radicale », les experts anticipent un ralentissement marqué des chantiers de construction neuve et des projets de rénovation. L’augmentation du prix du neuf empêchera les promoteurs de vendre moins cher, ce qui, par ricochet, tirera les prix de l’ancien vers le haut. Dans les zones à forte demande déjà structurellement sous-offertes comme Barcelone, ce choc énergétique aggrave les tensions sur le logement, entraînant une diminution de la liquidité du marché et une pression accrue sur les prix des locations.

Conflit au Moyen-Orient : coût des hypothèques à la hausse

Ce ne sont pas seulement les coûts de construction qui sont impactés, les conditions de crédit hypothécaire le sont aussi. Le conflit au Moyen-Orient, marqué par la guerre en Iran et les blocages dans le détroit d’Ormuz, provoque une hausse généralisée des taux d’intérêt des crédits immobiliers en Europe et aux États-Unis.

Bien que les banques centrales maintiennent leurs taux directeurs inchangés (elles devraient néanmoins les augmenter ce mois-ci), les banques commerciales anticipent une flambée inflationniste liée à la crise pétrolière en augmentant leurs coûts d’emprunt. Au Royaume-Uni, le taux fixe moyen sur deux ans a bondi à 5,1%, tandis qu’aux États-Unis, le taux à 30 ans a atteint 6,36%, paralysant les tentatives de relance de l’administration Trump. En Allemagne, les taux à 10 ans ont augmenté de 0,3 point, renchérissant de 1 000 euros par an le coût d’un prêt moyen.

Face à cette situation, les acheteurs se précipitent pour figer leurs taux avant de nouvelles hausses. Les experts de Knight Frank et d’Oxford préviennent qu’une escalade prolongée aggravera l’inflation et entraînera inévitablement un gel des transactions immobilières mondiales ainsi qu’une forte pression à la baisse sur les prix des logements.

Immobilier résidentiel mondial 2027 : Retour des investisseurs institutionnels et « bipolarisation verte »

À l’horizon 2027, les perspectives dessinent une reconfiguration profonde du secteur immobilier. On anticipe une consolidation saine du marché résidentiel mondial, portée par un retour massif des investisseurs institutionnels. Après avoir déserté le secteur pour se réfugier sur les marchés obligataires, les fonds de pension et les family offices réallouent massivement leurs capitaux vers l’immobilier résidentiel, perçu comme le meilleur rempart contre la volatilité des valeurs technologiques et géopolitiques. Cette classe d’actifs bénéficie d’une garantie absolue : la résilience de la demande locative. Face à l’impossibilité d’acheter, la pression se reporte intégralement sur les loyers, qui battront des records de croissance dans les grandes métropoles mondiales (Londres, Tokyo, New York, Mumbai) d’ici 2027, poussant les rendements locatifs bruts vers des seuils attractifs de 4,5% à 5,5%.

L’année 2027 sera également celle de la « bipolarisation verte » du parc immobilier. La valeur d’un bien résidentiel ne dépendra plus uniquement de son emplacement (location, location, location), mais de son empreinte carbone. Les actifs non rénovés ou énergivores subiront une décote de valeur de plus en plus lourde (la « valeur verte »), tandis que les logements neufs, intelligents et décarbonés s’échangeront avec de fortes primes.

Enfin, sur le plan géographique, si des marchés surévalués comme l’Australie ou le Canada achèveront leur correction, les pays émergents à forte croissance démographique et économique, à l’image de l’Inde, s’imposeront comme les véritables moteurs de la croissance immobilière mondiale, suivis par les pays du Sud de l’Europe qui continueront de capter les flux de capitaux transfrontaliers et des travailleurs nomades numériques.

Confidentiel et Express des News en Juin 2026

News en Juin 2026 en Europe et dans le Monde

États-Unis

  • Fannie Mae (Federal National Mortgage Association) réajuste ses prévisions annuelles à 4,8 millions de transactions pour 2026, soit une croissance quasi flat de +1 %.
  • Les tensions accrues au Moyen-Orient et la guerre en Iran pèsent discrètement sur les marchés financiers, maintenant les taux à 30 ans entre 6,1% et 6,3%.
  • Les ventes de logements anciens ont progressé en avril 2026 pour le troisième mois consécutif.
  • Le rebond reste fragile car les taux hypothécaires demeurent élevés.
  • Les courtiers notent une nette baisse du sentiment d’urgence chez les ménages, lassés par les coûts d’emprunt.
  • Le marché reste sous la pression d’une offre insuffisante.
  • Le marché entre dans une phase de normalisation plutôt que de forte reprise.
  • Le nouveau Maire de New York annonce la création de 200.000 logements sociaux en 10 ans.

Canada

  • Le nombre de transactions a augmenté de 0,7% en avril, et les prix de vente de 2,6%.
  • Le prix moyen national devrait atteindre 690 000 dollars canadiens (429 000 euros) en 2026.
  • Les pénuries de main-d’œuvre qualifiée et de capacité de construction restent le principal goulet d’étranglement de l’offre canadienne.
  • À contre-courant du pays, les lancements résidentiels à Toronto s’effondrent à leur plus bas niveau historique par habitant.

France

  • Après l’embellie de mars (3,35%), les taux de crédit repartent à la hausse en mai pour s’établir à 3,50% sur 20 ans.
  • Le marché résidentiel français reste attentiste au printemps 2026.
  • Les ménages arbitrent leurs projets avec prudence.
  • Les acheteurs reprennent la main et négocient de plus en plus fermement, allongeant la durée moyenne de vente à 70 jours.
  • Les ventes se sont contractées en mars dans plusieurs réseaux.
  • Certaines villes moyennes résistent mieux que les grandes métropoles.
  • Les décotes sur les « passoires thermiques » (F et G) se durcissent en province, atteignant parfois -15%.
  • Les mises en chantier de logements neufs affichent un recul historique en raison des coûts des matériaux de construction.

Allemagne

  • La crise des promoteurs s’aggrave avec deux dépôts de bilan majeurs en mai, gelant des milliers de appartements en cours de construction.
  • Le marché allemand reste globalement en stagnation en 2026.
  • Les loyers continuent de progresser plus vite que les prix.
  • Francfort ressort parmi les villes les plus dynamiques. Berlin, Munich et Hambourg restent très tendues.
  • La crise du logement locatif à Berlin atteint un niveau d’alarme nationale, le stock de logements vacants frôlant le zéro absolu.
  • Les loyers des logements existants devraient encore croître de 3% à 4%.
  • Les taux d’intérêt pour les prêts sur 10 ans se fixent sur un plateau contraignant autour de 3,6 %.

Royaume-Uni

  • Le Royaume-Uni envisage d’instaurer une nouvelle taxe pour les propriétaires étrangers non-résidents de logements de luxe.
  • La croissance annuelle des prix s’est repliée à +1,7% en mai, contre +3% en avril.
  • Le moral des consommateurs fléchit nettement, entraînant une chute des demandes de nouveaux crédits en mai (RICS).
  • L’offre limitée soutient encore les prix dans plusieurs régions.
  • Le marché n’est pas en crise, mais en phase de ralentissement.
  • Les primo-accédants restent les plus pénalisés par les conditions d’achat.
  • La hausse des loyers londoniens ralentit enfin pour s’établir à un rythme annuel de +4%.

Italie

  • Le marché italien est présenté comme un refuge pour les investisseurs en 2026.
  • Les transactions immobilières pourraient progresser de 8% en 2026.
  • Les investissements immobiliers devraient atteindre 12 milliards d’euros en 2026.
  • Les taux hypothécaires italiens se stabilisent sur un plateau oscillant entre 3% et 3,8%.
  • Le régime fiscal destiné aux grandes fortunes étrangères continue d’alimenter les achats de grand luxe en mai.

Autres pays européens

  • En Belgique, les ventes de logements ont augmenté de 3,4% au premier trimestre 2026.
  • Bruxelles renforce les normes minimales pour les logements locatifs.
  • Les banques belges pénalisent fortement les dossiers d’emprunt pour les maisons affichant un certificat énergétique E ou F.
  • En Suisse, la pénurie structurelle de logements reste centrale.
  • Le manque de terrains constructibles limite l’offre suisse.
  • La Suisse conserve son statut de nation de locataires, le taux de propriété stagnant à 36 %.
  • Le résidentiel suisse conserve un profil de marché très tendu.
  • Au Portugal, le stock de biens à vendre a chuté de 14% au premier trimestre 2026.
  • Le prix moyen à Lisbonne s’établit à 5 600 €/m², excluant une grande partie des locaux.
  • La hausse des prix à Porto dépasse celle de la capitale, avec un bond annuel de +10%.
  • Un taux forfaitaire d’IMT (impôt à l’achat) de 7,5% vise les acheteurs non-résidents au Portugal.
  • Le résidentiel néerlandais reste l’un des plus chers et les plus réglementés d’Europe.
  • Aux Pays Bas, les petits investisseurs privés cèdent massivement leurs portefeuilles à cause de la nouvelle fiscalité sur les loyers.

Chine

  • Pékin a dévoilé en mai de nouveaux mécanismes financiers pour inciter les entreprises d’État à racheter les invendus des promoteurs.
  • Les analystes estiment qu’il faudra encore 24 mois pour purger l’excès de logements construits non vendus.
  • Le marché chinois n’a toujours pas trouvé de point bas.
  • Les prix des logements neufs ont encore baissé en avril 2026.
  • Les crédits aux ménages se contractent à nouveau.
  • La reprise reste inégale malgré les mesures locales de soutien.

Autres pays et international

  • Au Japon, 9 millions de logements sont abandonnés.
  • Les mises en chantier ont chuté de 30% en mars 2026 au Japon.
  • Les jeunes ménages japonais urbains délaissent le neuf pour se tourner vers des appartements anciens entièrement rénovés (« Renopay »)
  • En Australie, les prix de l’immobilier ont progressé de 0,3% en avril 2026.
  • Les loyers à Sydney affichent une hausse spectaculaire de +9% sur douze mois.
  • Les prix moyens dans les 7 plus grandes métropoles indiennes affichent une hausse annuelle de +10% à +15%.

Divers

  • Les banques centrales devraient augmenter leurs taux directeurs en juin ou juillet.
  • À +2,761% début Juin 2026, l’Euribor 12 mois est stable depuis 10 semaines.
  • L’inflation dans la zone euro augmente encore à +3,2% en mai après +3,0% en avril 2026, et +2,6% en mars.

News en Juin 2026 en Espagne

  • Le marché immobilier espagnol est toujours tendu au début de mai 2026, avec une demande encore supérieure à l’offre, aussi bien pour l’achat que pour la location.
  • Le déficit cumulé de l’offre avoisinera les 850 000 unités en 2027.
  • Les villes comme Madrid, Barcelone, Malaga et Valence restent les pôles de demande les plus solides.
  • La crise d’accessibilité devient plus visible pour les primo-accédants et les ménages modestes.
  • Retournement 1. De plus en plus d’agences immobilières envisagent une stabilité des prix à l’achat.
  • Retournement 2. Les ventes express (moins d’une semaine) diminuent à Madrid,  Barcelone, Valence et Alicante.
  • Retournement 3. 14% des annonces ont vu leur prix baisser au 1er trimestre.
  • Barcelone investira 415 millions d’euros pour rénover 4000 logements dans le quartier du Besos.
  • En 3 ans, l’offre locative longue durée a chuté de 70% à Barcelone.
  • Il n’y a pas que les étudiants : les demandeurs de chambres à louer à Barcelone sont plus actifs et plus âgés.
  • Le silence (ou le moins de bruit possible) est un critère de plus en plus important dans le choix d’un logement.
  • Les permis de construire pour des logements neufs ont augmenté de 9,3% jusqu’en février.
  • A Malaga, les travaux de près de 23.000 logements sont paralysés par une saturation du réseau électrique.
  • En avril, Madrid a concentré plus de la moitié des investissements immobiliers en Espagne
  • Les prêts hypothécaires devraient augmenter en juin, après la hausse probable des taux de la BCE le 11 juin.
  • 40% des professionnels immobiliers citent le manque de confiance dans la précision de l’IA comme principal obstacle à son intégration.
  • Prix de l’immobilier de bureau en location : 26 €/m2 à Madrid et 19 €/m2 à Barcelone.
  • Au premier trimestre 2026, les centres commerciaux ont enregistré une hausse de 6,9% de leur chiffre d’affaires et de 4,7% de leur fréquentation.
  • Les investissements immobiliers en Espagne ont dépassé les 6,2 milliards d’euros au 1er trimestre, soit une hausse de 56%.
  • La dette des ménages espagnols est proche de son minimum historique.
  • Le seuil des 20 milliards d’euros d’investissement dans l’immobilier sera franchi en 2026 pour la première fois.
  • Au 1er trimestre 2026, 17,5 millions de touristes internationaux ont séjourné en Espagne  (+2,5% / 1T2025) et ont dépensé 25 milliards d’euros (+6,3%).
  • Au premier trimestre 2026, le PIB a progressé de 0,6% par rapport au trimestre précédent.
  • L’indice des prix à la consommation (IPC) en mai 2026 est stable à +3,2%, après +3,2% en avril et +3,3% en mars.
  • L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en Juillet 2026 est de +2,40%.

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Les News de l’Immobilier en Juin 2026

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À propos de l’auteur

Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.

Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.

Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.

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