Dernière mise à jour le 5 août 2026 par Patrick Crosset
Les News en Août 2026
Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Août 2026
Le marché immobilier mondial en Août 2026 : l’abordabilité, principal défi mondial
En ce mois d’août 2026, l’immobilier résidentiel mondial s’inscrit dans un paysage macroéconomique caractérisé par la fin de l’ère du crédit quasi-gratuit : le marché s’adapte durablement à des conditions de financement stabilisées sur un plateau moyen (autour de 3,2% à 3,5% en zone euro et 6% aux États-Unis). Ce nouvel équilibre financier empêche une reprise brutale des cours, favorisant un atterrissage en douceur à l’échelle globale.
Le marché résidentiel mondial traverse une phase de stabilisation, marquée par des taux d’intérêt qui restent élevés et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont fait remonter les prix du pétrole et ravivé les craintes d’inflation, retardant les baisses de taux attendues par les banques centrales.
La dynamique des prix en cet été 2026 est avant tout dictée par un décalage persistant et structurel entre l’offre et la demande. Le marché de la revente reste contraint par l’effet de rétention (lock-in effect), les propriétaires hésitant à céder un logement financé à des taux historiquement bas pour contracter un emprunt plus coûteux. Parallèlement, la promotion neuve souffre toujours du coût élevé des matériaux de construction, de la rareté du foncier et des exigences réglementaires environnementales. Cette pénurie de biens disponibles soutient les valorisations et préserve les marchés mondiaux d’un effondrement financier.
On observe une nette polarisation géographique et typologique des marchés :
- Marchés anglo-saxons (USA, Canada, Australie) : L’ajustement se poursuit avec des volumes de transactions modestes et des prix au m² qui se stabilisent après les replis observés au premier semestre.
- Europe du Sud et émergents (Espagne, Italie, Inde) : Ces marchés maintiennent une croissance dynamique grâce à l’attrait des capitaux internationaux et une forte demande locative.
- Tension sur le locatif : L’inaccessibilité temporaire à la propriété reporte la pression sur le secteur locatif, où les loyers poursuivent leur hausse dans la majorité des grandes métropoles mondiales.
Dans la plupart des pays, les investisseurs institutionnels reviennent progressivement sur le résidentiel, séduits par des rendements locatifs redevenus compétitifs après la correction des valorisations. Le segment locatif reste particulièrement dynamique en raison de l’incapacité d’une partie des ménages à accéder à la propriété.
L’abordabilité constitue désormais le principal défi mondial :
- Dans de nombreux pays développés, le ratio prix/revenus demeure proche de ses plus hauts historiques malgré les ajustements récents.
- Les gouvernements multiplient les politiques de soutien à la construction, mais les résultats restent limités par les coûts de construction, le manque de foncier et la pénurie de main-d’œuvre.
- Les promoteurs adaptent leur stratégie en privilégiant des logements plus petits, mieux adaptés au pouvoir d’achat actuel.
La transition énergétique influence également le marché, les logements performants sur le plan énergétique bénéficiant d’une prime croissante.
Les établissements financiers restent prudents dans leurs politiques d’octroi de crédit. Les défauts de paiement demeurent globalement contenus grâce à la bonne tenue des marchés de l’emploi.
Le scénario d’un effondrement mondial des prix paraît aujourd’hui peu probable. La plupart des indicateurs avancés suggèrent plutôt une longue phase de normalisation.
Horizons et Perspectives Économiques pour 2027
Pour l’année 2027, les projections économiques s’orientent vers une phase de maturité et de consolidation du cycle immobilier mondial autour de trois axes fondamentaux :
- Institutionnalisation du résidentiel : Les fonds d’investissement et caisses de retraite vont intensifier leur repositionnement sur l’immobilier résidentiel décarboné, recherchant la prévisibilité des rendements locatifs face à la volatilité des marchés d’actions.
- Convergence prix-salaires : La modération de la croissance des prix couplée à la revalorisation progressive des salaires réels permettra une amélioration graduelle de l’accessibilité financière, sans création de bulle spéculative.
- Bipolarisation par la performance énergétique : Les critères environnementaux (ESG) deviendront un moteur essentiel de la valeur des biens. Les passoires thermiques subiront des décotes accentuées, tandis que les actifs performants et éco-efficients capteront l’essentiel des primes de marché.
Pour 2027, plusieurs éléments plaident en faveur d’une amélioration graduelle :
- Le premier concerne une détente progressive des conditions monétaires si l’inflation poursuit son ralentissement. Une baisse des taux directeurs permettrait de restaurer une partie de la capacité d’emprunt des ménages.
- Le second facteur réside dans le déficit chronique de logements observé dans la majorité des économies développées. Cette insuffisance de l’offre limite le risque de correction profonde des prix.
- La croissance démographique soutient également les perspectives dans plusieurs économies émergentes, notamment en Inde et dans certaines régions d’Asie du Sud-Est.
Les risques demeurent importants : tensions géopolitiques, volatilité énergétique, inflation persistante ou nouvelles perturbations commerciales pourraient retarder la reprise.
Le consensus des principaux économistes internationaux converge néanmoins vers un scénario de stabilisation progressive plutôt que vers un nouveau cycle de forte hausse.
Ainsi, l’année 2027 devrait marquer davantage le retour d’un marché immobilier mondial plus équilibré que celui d’un véritable rebond généralisé. Les performances resteront largement déterminées par les fondamentaux locaux — démographie, niveau d’offre, politique monétaire et évolution des revenus — davantage que par un cycle immobilier mondial uniforme.
L’élément transversal pour 2027 est la sélectivité : les marchés où l’emploi est solide, où la démographie reste positive et où la construction peut rattraper un peu le retard d’offre auront des trajectoires plus favorables que les marchés déjà trop chers et vieillissants. Dans ce contexte, l’immobilier résidentiel mondial devrait rester un actif d’accumulation de patrimoine, mais beaucoup moins une « machine à plus‑value » généralisée que durant la décennie 2010‑2020.
Pour les investisseurs comme pour les ménages, la clé des années 2026‑2027 sera d’accepter un monde immobilier à plusieurs vitesses, où la qualité du bien, sa localisation et sa performance énergétique compteront plus que l’inertie moyenne des prix.
Marché immobilier espagnol : des fondamentaux solides mais une offre insuffisante
En résumé
- L’Espagne est devenue le marché résidentiel le plus performant d’Europe occidentale, soutenu par des facteurs structurels : démographie, attractivité internationale, tourisme résidentiel et offre insuffisante.
- Le problème n’est plus la demande, mais l’offre : presque tous les analystes s’accordent sur le fait que l’Espagne construit beaucoup moins de logements que ce que nécessitent la croissance démographique, l’immigration et la création de ménages.
- Le risque d’une bulle immobilière est jugé limité : contrairement à la période 2004-2008, l’endettement des ménages est plus faible, les banques appliquent des critères de crédit plus stricts et les promoteurs restent prudents.
- Normalisation de la hausse des prix : Les consensus d’analystes (Bankinter, CaixaBank Research) anticipent un atterrissage progressif des prix en 2027, avec une hausse annuelle ramenée entre +4% et +6 %.
L’immobilier résidentiel espagnol en août 2026 : un marché toujours en surchauffe, mais des fondamentaux solides
En août 2026, l’immobilier résidentiel espagnol demeure l’un des marchés les plus dynamiques d’Europe. Alors que plusieurs pays européens connaissent un ralentissement marqué, l’Espagne continue d’afficher une progression soutenue des prix, alimentée par un déséquilibre persistant entre une demande très forte et une offre insuffisante.
Les derniers indicateurs publiés au cours du mois de juillet confirment que la hausse des prix reste généralisée sur l’ensemble du territoire, avec une intensité particulière à Madrid, Barcelone, Valence, Malaga, Alicante et dans les Baléares. Les marchés touristiques et les grandes métropoles demeurent les principaux moteurs de cette progression.
La forte demande nationale et internationale se heurte à une contrainte structurelle : l’offre de logements reste très insuffisante. Les promoteurs continuent de faire face à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, à des coûts de construction élevés ainsi qu’à des procédures administratives longues qui retardent la mise sur le marché de nouveaux programmes.
Cette insuffisance de l’offre explique pourquoi les prix continuent d’augmenter malgré un contexte économique moins expansionniste qu’avant la pandémie. Les analystes considèrent désormais que le principal problème du marché espagnol n’est plus le financement mais le déficit chronique de logements.
La démographie constitue un autre facteur de soutien. La croissance de la population, alimentée par une immigration soutenue et par la création de nouveaux ménages, entretient une demande élevée aussi bien sur le marché de l’accession que sur celui de la location.
Les investisseurs internationaux demeurent très actifs, notamment sur les segments premium des grandes villes et des régions littorales. L’Espagne bénéficie toujours d’une image de valeur refuge grâce à sa stabilité économique, son attractivité touristique et la qualité de son cadre de vie.
Le marché locatif reste extrêmement tendu. Les loyers poursuivent leur progression dans la plupart des grandes villes, renforçant les difficultés d’accès au logement pour les jeunes ménages et les classes moyennes.
Dans ce contexte, les pouvoirs publics poursuivent leurs politiques destinées à accroître l’offre de logements sociaux, même si leurs effets demeurent limités face à l’ampleur du déficit accumulé.
Les banques, pour leur part, continuent d’appliquer des critères d’octroi prudents. Cette discipline financière distingue nettement la situation actuelle de celle qui prévalait avant la crise immobilière de 2008 et réduit le risque de formation d’une bulle spéculative.
Perspectives pour 2027
Les perspectives pour 2027 restent particulièrement favorables. Les dernières prévisions de S&P Global Ratings anticipent une nouvelle hausse des prix de l’ordre de 7,4%, ce qui ferait de l’Espagne le marché résidentiel le plus dynamique parmi les principales économies européennes.
Cette progression devrait toutefois être plus modérée qu’en 2026, traduisant une normalisation progressive plutôt qu’un retournement du cycle.
Une baisse des taux d’intérêt devrait soutenir la demande tout au long de 2027, tandis que le déficit structurel de logements continuera d’exercer une pression durable sur les prix.
Les régions les plus attractives – Madrid, Barcelone, la Communauté Valencienne, l’Andalousie et les Baléares – devraient conserver les meilleures performances, grâce à une forte demande nationale et internationale.
Les principaux risques concernent un éventuel ralentissement économique européen, une remontée imprévue de l’inflation ou un durcissement de la réglementation immobilière susceptible de freiner certains investissements.
En définitive, le consensus des économistes et de la presse spécialisée est que le marché résidentiel espagnol entre dans une phase de croissance plus équilibrée, mais qu’aucune correction significative des prix n’est attendue à court terme. Tant que la construction restera insuffisante pour répondre aux besoins démographiques, l’Espagne conservera un marché caractérisé par une offre rare, des prix orientés à la hausse et une attractivité élevée pour les investisseurs comme pour les acquéreurs résidentiels.
Chute des transactions de 12% et hausse des prix de 9%
Le nombre de transactions en baisse de 11,8% !
Selon le Conseil Général des Notaires, en mai 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a chuté de 11,8% par rapport à mai 2025. C’est la cinquième baisse consécutive et la septième en huit mois, confirmant que l’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne et que les prix sont trop élevés.
Il s’est vendu 55.800 logements en mai 2026. Parmi eux, 74% d’appartements et 26% de maisons individuelles.
Par type de logements, les ventes d’appartements chutent de 14,1% en mai 2025. Alors que les ventes de maisons individuelles ne diminuent « que de » 4,7%.
Le volume de transactions baisse dans 14 régions autonomes et augmente dans les 3 autres (Navarre, Castilla La Mancha et Extremadura). Toutes les « grandes régions immobilières », sont touchées par une baisse importante des transactions, jusqu’à deux chiffres :
- Communauté Valencienne : -36%
- Baléares : -21%
- Pays Basque : -14%
- Communauté de Madrid : -11%
- Canaries : -10%
- Andalousie : -5%
- Catalogne : -4%
En chiffre absolu de transactions en mai 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent plus de 6 transactions sur 10) est le suivant :
- Andalousie – 11500 transactions (21% des transactions immobilières espagnoles),
- Catalogne – 9100 transactions (16%),
- Communauté Valencienne – 6500 transactions (12%),
- Communauté de Madrid – 6200 transactions (11%).
La superficie moyenne des biens achetés est de 109 m2. 88 m2 pour les appartements et 171 m2 pour les maisons.
Prix en forte hausse en mai 2026 : +8,8%
En mai 2026, le prix au m2 continue légèrement au-dessus de la barre des 2000 €, à 2050 €, en hausse de 8,8% sur un an.
On note une hausse plus importante du prix des appartements (+14% – 2450 €/m², le plus haut niveau jamais atteint) que du prix des maisons individuelles (+2,7% – 1450 €/m²). A noter la différence de 1000 €/m2 entre en appartement et une maison individuelle.
La hausse continuera tout au long de l’année dopée par une offre en baisse et une demande en hausse constante.
En mai 2026, les prix ont augmenté dans 16 autonomies régionales et baissé seulement en Galice. Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres de +16% aux Baléares, +14% en Andalousie et aux Canaries, +12% dans la Communauté Valencienne. Suivent la Communauté de Madrid (+9%), la Catalogne (+8%) et le Pays Basque (+4%).
Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en mai 2026 :
- Les régions à plus de 4000 €/m2
- Iles Baléares : 4380 €/m2
- Les régions entre 3000 €/m2 et 4000 €/m2
- Communauté de Madrid : 3860 €/m2
- Pays Basque : 3080 €/m2
- Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
- Catalogne : 2520 €/m2
- Iles Canaries : 2510 €/m2
- Les régions entre 1500 €/m2 et 2000 €/m2
- Cantabrie : 1860 €
- Andalousie : 1860 €
- Communauté Valencienne : 1750 €
- Navarre : 1740 €
- Les régions entre 1000 €/m2 et 1500 €/m2
- Asturies : 1410 €
- Murcie : 1370 €/m2
- Aragon : 1260 €/m2
- La Rioja : 1190 €/m2
- Galice : 1170 €/m2
- Castilla y Leon : 1050 €/m2
- Les moins chères à moins de 1000 €/m2
- Castille-La Manche : 900 €/m2
- Extrémadure : 770 €/m2
Le nombre de crédits hypothécaires (30.580) est en baisse de 4% d’une année sur l’autre. Plus de la moitié des transactions (55%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (182.000 euros en moyenne) représente 72% du prix des biens.
Investir dans l’immobilier en Espagne, c’est investir dans 17 pays différents !
Parler de « 17 pays différents » est une métaphore qui souligne l’extrême décentralisation de l’État espagnol, découpé en 17 Communautés Autonomes (plus 2 villes autonomes, Ceuta et Melilla).
En matière d’investissement immobilier, ces 17 régions fonctionnent quasiment comme autant de marchés distincts pour quatre raisons fondamentales :
- La fiscalité immobilière varie fortement d’une région à l’autre. L’Espagne ne possède pas un régime fiscal unique pour l’immobilier ; ce sont les Communautés Autonomes qui fixent leurs propres taux pour plusieurs impôts majeurs (Droits de mutation – ITP – et Impôt sur la Fortune)
- Les réglementations locatives et d’urbanisme sont régionales. Bien qu’il existe une loi-cadre nationale (Ley de Vivienda), la gestion du logement est une compétence transférée aux régions (locations touristiques, encadrement des loyers).
- Les microclimats économiques et le profil de la demande. Les moteurs économiques et les typologies d’acheteurs n’ont rien à voir d’une région à l’autre :
- L’axe économique et financier (Madrid, Pays Basque) : Un marché porté par les cadres, les sièges sociaux et la demande locale, avec des rendements stables.
- Les hubs technologiques et cosmopolites (Barcelone, Malaga, Valence) : Une forte demande d’expatriés, de nomades numériques et d’investisseurs internationaux.
- Les zones balnéaires et touristiques (Costa del Sol, Baléares, Canaries) : Un marché du secondaire et du luxe dominé par la clientèle étrangère (Britanniques, Nordiques, Allemands, Américains), peu corrélé au pouvoir d’achat local.
- L’Espagne intérieure (España vaciada) : Des prix au m² très bas, mais des perspectives de plus-value limitées et une démographie différente.
- Le Droit Civil propre à certaines régions (Derecho Foral). L’Espagne possède un droit civil partagé. Cela influence directement les régimes matrimoniaux et les règles d’héritage/succession, Certaines règles d’urbanisme et de propriété.
En résumé : On ne bâtit pas la même stratégie patrimoniale, financière ou fiscale selon qu’on investit à Madrid, à Barcelone, à Palma de Majorque ou à Séville. Analyser le marché espagnol comme un tout homogène est l’une des erreurs les plus fréquentes des investisseurs étrangers.
Principales mesures du futur décret national sur le logement
Le nouveau décret national sur le logement (Real Decreto-ley de Vivienda) préparé par le gouvernement contient des mesures importantes.
- La location à la chambre cesse d’être une alternative à la location traditionnelle
Le projet de loi prévoit que la location d’une chambre sera désormais considérée, de manière générale, comme un bail de logement. De plus, la somme des loyers de toutes les chambres d’un même appartement ne pourra pas dépasser le montant correspondant au loyer total du logement.
- La location temporaire sera beaucoup plus restreinte
Les contrats temporaires devront justifier expressément la raison justifiant ce caractère temporaire. De plus, ces contrats ne pourront pas dépasser 12 mois et l’enchaînement de plus de deux contrats consécutifs entre les mêmes parties pour le même logement entraînera la qualification du premier contrat comme contrat de résidence principale.
- Le locataire pourra réparer certains dommages et déduire le coût de ces réparations du loyer
Si le logement présente des dommages affectant l’habitabilité, la sécurité ou la salubrité, le locataire pourra exiger du propriétaire qu’il les répare, en joignant même un devis. Ou même déduire le coût des réparations du loyer. Cette mesure s’applique aux pannes ou dégradations qui affectent les conditions d’habitabilité de base du logement.
Et les autres mesures en résumé :
- Si personne ne signe l’état des lieux, le logement sera présumé en bon état.
- La taxe foncière (IBI) ne pourra plus être répercutée sur le locataire.
- Le locataire voit son poids juridique renforcé si le propriétaire vend le logement.
- Les expulsions pourraient être suspendues jusqu’à ce qu’une solution de relogement soit trouvée.
- Davantage de prolongations obligatoires pour de nombreux contrats.
- Il est interdit d’exiger du locataire qu’il souscrive une assurance contre le défaut de paiement.
- Les zones sous tension pourraient également voir certaines transactions immobilières limitées.
- La location touristique de courte durée sera désormais soumise à la TVA.
Il est prévu de voter le décret à la rentrée si le gouvernement … trouve une majorité !
Le marché locatif perdra 23000 logements en 2026
L’offre de logements à louer en Espagne diminuera de 23000 biens en 2026, soit une baisse de 3,4% par rapport à l’année précédente, tandis que la pression de la demande a atteint un niveau record de 143 personnes intéressées par chaque logement en l’espace de dix jours,
Le parc de logements locatifs résidentiels passera des 684.000logements enregistrés à la fin de l’année 2025 à un total de 661.000 logements cette année, ce qui confirme que la tendance à la pénurie de logements n’a pas encore atteint son niveau plancher.
La Catalogne prévoit une baisse de l’offre locative de 8%, tandis que le Pays basque figure parmi les communautés autonomes où la baisse prévue pour 2026 est la plus forte, avec une diminution de 16%.
De plus en plus de colocations
La pénurie d’offres et la hausse des loyers favorisent les alternatives à la location traditionnelle. Parmi ces formules, la colocation arrive en tête de la demande.
Ce n’est pas le seul changement que la hausse des prix a entraîné sur le marché. Elle a également influencé le comportement de la demande, entraînant un « exode immobilier ». Les locataires se déplacent de plus en plus souvent vers des communes périphériques des grandes villes espagnoles.
En ce qui concerne le profil des locataires, les couples représentent l’essentiel de la demande de location résidentielle. Ils sont suivis des couples avec enfants et des locations individuelles. Les groupes d’amis, les familles nombreuses et les entreprises constituent des profils moins courants.
L’âge moyen des locataires est passé de 32 ans il y a cinq ans à 36 ans aujourd’hui.
La Communauté Valencienne offrira un service 24h pour récupérer les logements publics squattés
La Communauté valencienne a lancé un appel d’offres pour un nouveau service destiné à récupérer les logements publics occupés sans autorisation (squattés). Cette initiative s’étendra à l’ensemble de la Communauté valencienne et s’appuiera sur un dispositif d’urgence disponible 24 heures sur 24, tous les jours de l’année.
Le service devra intervenir en cas d’alerte d’occupation ou d’intrusion dans un délai maximal d’une heure. L’entreprise adjudicataire accompagnera et représentera également l’Entité valencienne du logement et du sol (EVHA) dans les procédures administratives de récupération des biens immobiliers, tout en assurant la coordination avec les forces et corps de sécurité ainsi qu’avec les sociétés de surveillance privées.
L’EVHA gère actuellement plus de 14.500 logements sociaux dans la région. Selon les données fournies par le gouvernement régional, environ 13% d’entre eux sont occupés de manière irrégulière, ce qui équivaut à près de 1900 logements.
Un nombre record d’héritages et de rejets
Jamais autant de logements n’avaient été hérités en Espagne. Et jamais autant d’héritages n’avaient été refusés. Ces deux records, simultanément en pleine crise du logement alors que les prix atteignent des sommets historiques.
Les chiffres :
- 208 000 logements hérités en 2025. Le chiffre le plus élevé jamais enregistré par l’INE.
- 55 000 héritages refusés devant notaire en un an. Le double par rapport à il y a dix ans.
Qui refuserait un appartement gratuit ? Celui qui fait le calcul :
- Les droits de succession.
- La plus-value municipale.
- Les frais de notaire et d’enregistrement.
- Les dettes du défunt, s’il y en a.
- Et l’appartement : inoccupé depuis des années, avec 45 000 € de travaux de rénovation à prévoir.
Parfois, dans un village où personne ne loue. Renoncer revient moins cher que d’accepter.
Voici la réalité que personne ne veut voir : la génération qui ne peut pas acheter de logement ne peut pas non plus se permettre d’en hériter.
Et cela ne fait que commencer. Le plus grand transfert de patrimoine va croiser la génération la moins épargnante.
Efficacité énergétique : Bruxelles met en garde Madrid
Bruxelles engage une procédure à l’encontre de l’Espagne et d’autres pays en raison de retards dans la mise en œuvre de la réforme sur l’efficacité énergétique des bâtiments. Les États membres devaient transposer dans leur législation nationale la directive sur l’efficacité énergétique des bâtiments dès le début de l’année dernière.
Comme le souligne Bruxelles dans un communiqué, les bâtiments constituent le plus grand consommateur d’énergie en Europe ; c’est pourquoi cette réforme est « essentielle » pour stimuler le taux annuel actuel de rénovation énergétique de l’UE, qui est très faible (1 %), réduire les factures des particuliers et des entreprises ainsi que la dépendance de l’UE vis-à-vis des combustibles fossiles importés, et parvenir à un parc immobilier à zéro émission et entièrement décarboné d’ici 2050.
Il manque 500.000 logement en résidences étudiantes
Le nombre de résidences universitaires ne cesse d’augmenter en Espagne, mais cette tendance à la hausse ne compense pas le déficit structurel important en matière de logements pour les étudiants. Selon un rapport de Savills, le marché national a clôturé l’année 2025 avec 119.000 lits opérationnels dans les résidences universitaires, ce qui représente une augmentation de près de 62% au cours des dix dernières années. Cependant, il manque encore 528 000 places dans le pays.
La demande potentielle de logements universitaires atteint déjà 650 000 étudiants, composée d’étudiants internationaux et d’étudiants nationaux déplacés. Ainsi, pour chaque lit disponible sur le marché, on compte environ cinq étudiants ayant un besoin objectif de logement.
Malgré le développement important du secteur au cours de la dernière décennie, l’Espagne continue d’afficher l’un des taux de disponibilité de lits les plus bas d’Europe, ce qui laisse une marge de progression considérable pour de nouveaux projets et des investissements spécialisés. Ainsi, le taux de disponibilité des lits en Espagne, qui s’élève actuellement à 8 %, ne dépasse que celui du Portugal (6%) et de l’Italie (4%), restant très loin derrière des pays plus matures comme le Royaume-Uni, où il atteint 31%.
Les résidences de nouvelle génération enregistrant un taux d’occupation moyen en hiver de 96%, soit un taux de remplissage quasi total, porté par la pénurie structurelle de l’offre.
Record des investissements immobiliers en Espagne : 12 milliards d’euros au 1er semestre 2026
Les investissements immobiliers en Espagne ont bondi de 59% au premier semestre, pour atteindre 12.034 millions d’euros. Le secteur enregistre le meilleur résultat semestriel de son histoire, dépassant le record de 2022
Madrid et Barcelone ont concentré l’essentiel de l’activité d’investissement, avec respectivement 56% (6 000 millions d’euros) et 13% (1 400 millions) du total, même si l’Andalousie (8% du total investi), la Communauté valencienne (5%), les Baléares (5%) et les Canaries (3%) se distinguent également.
Un quart des investissements (23%) provient d’investisseurs institutionnels, suivis des SOCIMI (20%) et des gestionnaires d’actifs (17%). Les investisseurs nationaux ont dominé le marché avec près de la moitié du volume total investi, devant les capitaux canadiens (17%) et américains (10%).
Par marché, le secteur résidentiel a dominé les investissements, avec plus de 4.580 millions d’euros (38% du total). Le secteur hôtelier a généré 2.090 millions d’euros d’investissements (17% de l’ensemble) ; les bureaux, 1.621 millions (14%) ; le commerce de détail, 1.630 millions (14%) ; les segments alternatifs (universités, parkings ou complexes sportifs, entre autres), plus de 1.400 millions d’euros (12%) ; et le secteur industriel et logistique, 690 millions (6%).
18 milliards pour accélérer le développement des réseaux électriques
La distribution électrique est l’un des principaux goulets d’étranglement qui freinent la construction de nouveaux logements.
Le gouvernement a donné son feu vert à un investissement supplémentaire de 17,9 milliards d’euros dans les infrastructures des réseaux de transport et de distribution d’électricité, d’ici à 2030.
Plus précisément, dans les réseaux de distribution – ce qui concerne principalement Endesa, Iberdrola, Naturgy et EDP –, il sera possible d’investir jusqu’à 10 200 millions d’euros supplémentaires – 1 020 millions d’euros en 2027, 2 550 millions d’euros en 2028, 3 060 millions d’euros en 2029 et 3 570 millions d’euros en 2030.
En ce qui concerne les réseaux de transport — gérés par Red Eléctrica de España (REE) —, il sera possible d’investir jusqu’à 7 700 millions d’euros supplémentaires, en fonction de la planification qui sera finalement approuvée par le gouvernement — 700 millions d’euros en 2027, 1 850 millions d’euros en 2028, 2,3 milliards d’euros en 2029 et 2,85 milliards d’euros en 2030.
Dépenses touristiques internationales en Espagne au 1er semestre : 64 milliards d’Euros
L’Espagne a accueilli près de 46,6 millions de visiteurs étrangers au cours des six premiers mois de l’année, soit une hausse de 4,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Institut national de la statistique (INE).
Les dépenses totales des touristes internationaux se sont élevées à 63 800 millions d’euros au premier semestre, soit une hausse de 7 % par rapport à la même période de l’année précédente. A titre de comparaison, c’est deux fois plus que ce que les touristes internationaux ont dépensé en France.
Le Royaume-Uni a été le pays affichant les dépenses cumulées les plus élevées, avec 17% du total, devant l’Allemagne (12%) et la France (7%). Par région autonome, les Canaries concentrent 19% des dépenses, suivies de la Catalogne (18%) et de la Communauté de Madrid (16 %).
En ce qui concerne les visiteurs, les principaux pays d’origine au premier semestre ont été le Royaume-Uni, avec plus de 9,9 millions de visiteurs et une hausse de 4,3%, l’Allemagne, avec près de 5,7 millions et une baisse de 1,1%, et la France, avec près de 5,6 millions et une hausse de 1%.
Par ailleurs, les régions qui ont accueilli le plus grand nombre de touristes au cours du premier semestre ont été la Catalogne (9,6 millions, soit une hausse de 3,5% par rapport à la même période de 2025), les Canaries (7,8 millions, soit une baisse de 0,6%) et l’Andalousie (7,3 millions, soit une hausse de 7,9%).
Le golf, l’un des moteurs de l’immobilier de luxe
Il existe un facteur qui prend de plus en plus d’importance sur le marché immobilier de luxe en Espagne. Il ne s’agit ni des services, ni de l’espace, ni des prix, mais d’un sport : le golf.
Les propriétés « haut de gamme » situées à proximité de prestigieux parcours de golf connaissent une demande croissante, notamment internationale, s’imposant comme une tendance chez les acheteurs à fort pouvoir d’achat.
Les acheteurs apprécient tout particulièrement la vue sur les parcours, l’accès direct à ceux-ci, ainsi que la proximité des clubs privés, des restaurants, des installations de bien-être et des services haut de gamme.
Le lien entre ce sport et l’immobilier de luxe a non seulement suscité de l’intérêt, mais a également généré des investissements. Selon les données de l’Association espagnole des terrains de golf, l’Andalousie compte déjà plus de 123.000 golfeurs propriétaires d’un logement, dont le patrimoine immobilier dépasse les 30 milliards d’euros. La Communauté valencienne et la Catalogne complètent le podium, bien qu’à une grande distance, avec respectivement 18 et 12 milliards d’euros.
L’Andalousie concentre plus d’un tiers de l’ensemble des investissements immobiliers liés au tourisme de golf en Espagne, s’imposant ainsi comme le principal marché résidentiel associé à ce sport. Ce chiffre s’explique par la Costa del Sol et le littoral de Cadix, qui rassemblent la plus grande offre de golf du pays, avec plus d’une centaine de parcours répartis en Andalousie.
Une autre donnée mise en avant par l’Association concernant la relation entre le golf et le marché immobilier concerne l’accession à la propriété : alors que seuls 5,7 % des touristes internationaux classiques finissent par acquérir un logement en Espagne, ce pourcentage grimpe à 27% chez les touristes amateurs de golf, multipliant par cinq la probabilité de devenir acheteur résidentiel.
53 milliards d’euros d’investissements immobiliers en Europe au 2nd trimestre 2026
Les investissements immobiliers en Europe ont atteint 53 milliards d’euros au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 6% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les estimations de Savills, qui place l’Espagne et la Suède en tête des principaux marchés européens au cours du premier semestre de l’année, avec des hausses respectives de 57% et 68%.
Confidentiel et Express des News en Août 2026
News en Août 2026 en Europe et dans le Monde
États-Unis
- La Réserve fédérale (FED) a voté la prolongation de son statut de pause sur ses taux directeurs lors de sa réunion de fin juillet.
- Aux États-Unis, le marché reste bloqué par des taux hypothécaires proches de 6,6-6,7% sur trente ans, avec un pic historique de 6,66% fin juillet.
- L’offre de logements existants n’a progressé que de 1,3% en juin sur un an, contre 1,9% en mai, ce qui maintient la pression sur l’accessibilité.
- Le stock de logements neufs invendus atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années.
- Les ventes de logements anciens ont reculé, de 2,4% en juin par rapport à mai, à un rythme annualisé de 4,09 millions d’unités, tandis que les ventes ont chuté de 4,2% sur l’ensemble du premier semestre 2026.
- Les grandes métropoles de Floride connaissent une normalisation des prix après les fortes hausses post-Covid.
- 20% des annonces immobilières actives ont subi une baisse de prix affiché au cours du mois de juillet.
- Paradoxalement, les prix médians ont grimpé pendant 36 mois consécutifs, atteignant un record de 440 600 dollars en juillet, illustrant un marché coincé entre pénurie d’offre et demande contrainte.
- La question de l’accessibilité, notamment pour les primo‑accédants, demeure centrale.
Canada
- Au Canada, la reprise reste hésitante. Les prix sont relativement stables mais les volumes de transactions demeurent inférieurs à leur moyenne de long terme.
- En juin 2026, les ventes résidentielles ont augmenté pour le troisième mois consécutif, mais restent environ 11% sous la moyenne des dix dernières années.
- Les mises en chantier fléchissent sous l’effet des coûts élevés du financement de projet.
- Le prix moyen national demeure en baisse d’environ 4% sur un an.
- L’âge moyen du premier achat franchit la barre des 36 ans au niveau national.
- Les ventes progressent plus rapidement dans l’Ouest canadien que dans le Grand Toronto.
- 2026 restera une année de demande faible, de correction des prix et de détente du marché locatif, avant un redémarrage graduel des ventes et des prix à partir de 2027, tiré par une meilleure croissance des revenus
France
- En France, les données de juin 2026 décrivent un marché sur une « ligne de crête » : prix nationaux globalement stables autour de 3 128 euros le mètre carré, volumes bloqués à environ 952 000 ventes sur douze mois, et taux de crédit à la hausse.
- La fin progressive des incitations fiscales locatives accélère la rareté des petites surfaces neuves sur le marché.
- Les notaires de France confirment une prévision de volumes d’environ 900 000 transactions pour l’année.
- Le prix moyen de l’ancien à Paris se maintient sous la barre des 9.900 €/m².
- Paris reste un marché de prestige, mais les villes régionales gagnent en attractivité.
- Les taux moyens des crédits immobiliers sur 20 ans se stabilisent autour de 3,45% – 3,55% en juillet.
- La correction engagée depuis 2024 est stoppée, mais la reprise reste hésitante, d’autant que l’étiquette énergétique (DPE) est devenue un juge de paix pour les transactions.
- La Fédération Française du Bâtiment (FFB) alerte sur une chute continue des mises en chantier de logements individuels.
- Les analyses de marché soulignent un scénario central de stabilité des prix jusqu’à fin 2026, avec un marché actif mais sans emballement, avant un possible léger sursaut d’ici 2027 si les taux se stabilisent et si la demande refoulée se manifeste.
Allemagne
- L’Allemagne demeure l’un des marchés les plus fragiles d’Europe après la correction observée depuis 2023, même si les baisses semblent désormais ralentir.
- Les banques allemandes proposent des prêts fixes à 10 ans stabilisés autour de 3,55%
- En Allemagne, les prix résidentiels continuent de progresser en 2026, mais à un rythme qui se modère, ce qui confirme une sortie progressive de la correction liée à la hausse des taux.
- Cette dynamique de hausse plus lente des prix, couplée à une demande encore forte dans les grandes villes, correspond à une normalisation plutôt qu’à un nouveau cycle haussier.
- L’annulation de projets de construction résidentielle atteint un niveau historiquement haut.
- Les permis de construire restent proches de leurs plus bas niveaux depuis une décennie.
- Le déficit de logements dans les grandes villes continue de s’aggraver, notamment à Berlin et Munich.
- Les loyers continuent d’augmenter plus vite que les prix de vente dans les grandes métropoles.
- Le marché allemand illustre ainsi les marchés « matures » où la question clé pour 2027 sera moins le niveau des prix que la capacité à construire davantage et à rendre le locatif plus accessible.
Royaume-Uni
- Le Royaume-Uni affiche une croissance des prix limitée, avec un marché toujours très sensible au coût des financements.
- Les taux hypothécaires proches de 5% continuent de peser sur le marché.
- Les approbations de prêts immobiliers restent inférieures à leur niveau de 2025.
- Les chiffres de juillet 2026 montrent un marché sluggish : la croissance annuelle des prix ralentit, la confiance est entamée par les taux et la conjoncture, et les indicateurs signalent une hausse très modérée des prix.
- La croissance des loyers dans le Grand Londres ralentit mais conserve un rythme annuel positif (+3,8%).
- Le pourcentage d’achats comptant (cash buyers) atteint un niveau élevé faute d’accès au crédit classique.
- Les vendeurs doivent ajuster davantage leurs prix pour conclure les transactions.
- Les acheteurs restent sur le marché, mais beaucoup arbitrent entre report de projet, réduction de budget ou changement de localisation, ce qui pourrait maintenir un environnement de croissance très modeste en 2027.
Italie
- Milan et Rome enregistrent des prix stables avec une hausse ciblée dans le centre historique.
- Les taux d’emprunt proposés par les banques italiennes se stabilisent entre 3,1% et 3,6%.
- La demande d’acheteurs internationaux reste très soutenue en Toscane et dans la région des Lacs.
- Les régions des Pouilles et de la Sicile observent un intérêt croissant pour les résidences secondaires.
- Le temps moyen de vente d’un bien en Italie s’établit à environ 110 jours.
- Le manque de programmes neufs accentue la rareté des biens à haute efficacité énergétique.
- Les promoteurs privilégient des projets de rénovation urbaine plutôt que des développements en périphérie.
Belgique
- Les notaires belges enregistrent une activité estivale modérée avec des prix globalement stables.
- Les appartements de taille moyenne (2 chambres) restent le segment le plus demandé à Bruxelles.
- Les taux fixes sur 20 ans négociés en juillet s’articulent autour de 3,3% à 3,6%.
- La TVA et le coût des matériaux maintiennent les prix des promotions neuves à des niveaux élevés.
- Le certificat énergétique s’impose définitivement comme le premier facteur de négociation des prix de vente.
Portugal
- Au Portugal, il faut en moyenne près de 19 ans de salaire pour acheter un logement à Lisbonne, ce qui en fait l’un des marchés les moins abordables d’Europe.
- La pénurie de baux de longue durée continue d’alimenter la hausse des loyers dans les centres urbains portugais.
- Le gouvernement portugais a annoncé début juin un plan de 1,85 milliard d’euros pour construire 12.000 logements supplémentaires, tandis que la réglementation fiscale sur le logement a encore été ajustée en 2026.
- Les investisseurs américains, français et britanniques restent les principaux acheteurs internationaux.
- L’accélération des délais de délivrance des permis municipaux devient la priorité du secteur de la construction.
- Le segment du logement neuf souffre toujours d’un déficit de production.
- Les emprunteurs portugais privilégient massivement les taux mixtes lors des nouvelles souscriptions.
Autres pays européens
- En Suisse, les exigences environnementales des cantons accélèrent la rénovation du parc existant.
- Les taux fixes à 10 ans des banques suisses restent particulièrement attractifs en dessous de 2,2%.
- Zurich conserve sa position de marché résidentiel le plus dynamique du pays.
- L’association des agents immobiliers hollandais note un rééquilibrage progressif entre l’offre et la demande.
- La réglementation fiscale néerlandaise inciterait une partie des investisseurs individuels à revendre leurs biens locatifs.
- Le gouvernement hollandais fixe des objectifs ambitieux de construction de 100.000 logements par an.
Chine
- La Chine poursuit son ajustement immobilier. Les prix résidentiels continuent de reculer sous l’effet d’un excès d’offre, d’une confiance des ménages toujours faible et des difficultés persistantes des promoteurs.
- Le gouvernement impose des normes strictes de construction durable pour tous les nouveaux projets.
- Les municipalités poursuivent la mise en œuvre de programmes de rachat de logements non vendus pour le secteur public.
- La crise immobilière chinoise reste le point noir du paysage mondial. Les géants de la promotion poursuivent la négociation de leur dette avec les créanciers.
- Le secteur immobilier reste un frein structurel à la croissance chinoise, malgré les mesures de soutien du gouvernement.
- Il ne devrait pas y avoir de rebond significatif avant que la confiance des ménages ne se rétablisse durablement.
Autres pays et international
- L’Inde demeure l’un des marchés les plus dynamiques au monde, portée par l’urbanisation, la croissance démographique et le développement de la classe moyenne.
- Les enregistrements de ventes résidentielles dans la région de Mumbai atteignent de nouveaux sommets en juillet.
- Les sept principales métropoles indiennes enregistrent des hausses de prix de +8% à +12% sur un an.
- Le Japon bénéficie d’une demande relativement stable, même si le vieillissement démographique limite les perspectives de long terme.
- Le prix moyen des appartements neufs dans le centre de Tokyo se maintient à des niveaux historiquement hauts.
- La faiblesse relative du yen continue de stimuler l’achat par des investisseurs étrangers de copropriétés de luxe à Tokyo et Kyoto.
- En Australie, plusieurs indicateurs signalent le début d’une correction plus marquée après des années de forte hausse, notamment dans les grandes métropoles où les problèmes d’accessibilité deviennent critiques.
- La hausse cumulée des taux réduit la capacité de financement des acheteurs primo-accédants australiens.
- Les loyers australiens continuent d’augmenter sous l’effet d’un taux de vacance très bas.
Divers
- Dans le monde, l’ultra-luxe (transactions au‑delà de 10 millions de dollars) représente 636 ventes pour 11,4 milliards de dollars au 1er trimestre 2026 dans 12 grandes villes.
- Les banques de la zone euro ont durci leurs conditions d’octroi de prêts immobiliers et de crédits aux entreprises
- La BCE maintient ses taux d’intérêt à 2,25% et reporte à septembre une éventuelle hausse.
- À +2,939% début Août 2026, l’Euribor 12 mois est au plus haut depuis 2 ans.
- L’inflation dans la zone euro en juillet est à +2,9%, après +2,8% en juin et +3,2% en mai.
News en Août 2026 en Espagne
- Selon S&P, l’Espagne est le pays européen où les prix de l’immobilier connaîtront la plus forte hausse en 2027 (+7,4%) et 2028 (+6,2%).
- Les données estivales des collèges d’architectes révèlent un déficit cumulé qui dépasse désormais les 150 000 logements neufs par an par rapport à la création de nouveaux foyers.
- CBRE estime que le déficit structurel de logements dépasse 750.000 unités, dont près de la moitié concentrée dans six provinces à forte croissance démographique.
- Les rapports macroéconomiques convergent sur l’idée d’un marché immobilier « en phase d’ajustement » : forte attractivité pour les investisseurs, déficit d’offre massif et accessibilité dégradée pour de nombreux ménages.
- Face au plafonnement des loyers traditionnels, plus de 35% des bailleurs privés dans les grandes villes ont converti leurs annonces vers la location de courte durée, de saison ou de chambres.
- La communauté de Madrid enregistre une pression d’achat record, les biens correctement évalués trouvant preneur en moins de 30 jours dans la première couronne métropolitaine.
- Le rapport demandes/offres est maintenant plus élevé en périphérie de Madrid et Barcelone que dans les deux grandes villes espagnoles.
- La province de Malaga et la Costa del Sol continuent de surpasser les moyennes nationales avec des hausses de prix frôlant les +10% sur un an dans le segment résidentiel moyen et supérieur.
- Les acheteurs en provenance des États-Unis et du Canada s’imposent cet été comme la clientèle étrangère à la plus forte croissance de pouvoir d’achat sur le segment du luxe.
- Les Baléares font face à une pénurie foncière quasi totale, poussant le prix moyen du m² à des niveaux inabordables pour la population locale et freinant le recrutement de fonctionnaires et soignants.
- Le visa spécifique pour télétravailleurs internationaux continue de soutenir les marchés locatifs haut de gamme de Valence, Malaga et Barcelone.
- Alicante, Valence, Séville et Saragosse voient leurs volumes de ventes augmenter fortement, portés par des investisseurs nationaux en quête de rendements locatifs bruts supérieurs à 6%.
- La mairie de Séville prévoit un plan construction d’un millier de logements dans le centre historique.
- Bilbao envisage le recouvrement d’une taxe annuelle de 10 €/m2 pour les logements vides.
- La municipalité de Vitoria (Pays Basque) souhaite transformer 1000 locaux commerciaux en logements.
- Les logements affichant un diagnostic de performance énergétique (DPE) de classe A ou B se vendent avec une prime moyenne de 12% par rapport aux biens obsolètes.
- Bien que la hausse des prix des matériaux se stabilise, la grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée continue de retarder les livraisons de chantiers de 3 à 6 mois.
- La Catalogne nécessite 275.000 nouveaux logements sociaux pour combler son déficit.
- La municipalité de Jaen (Andalousie) a lancé son projet de quartier universitaire de 2300 logements.
- Les investissements hôteliers ont franchi la barre des 2,5 milliards d’euros au 1er semestre 2026.
- Les investissements en immobilier de bureaux atteignent 1,6 milliards d’euros au 1er semestre 2026.
- La Communauté de Madrid s’engage à réduire les délais de construction de 12 à 4 ans !
- Les prêts hypothécaires mixtes ne sont plus seulement une alternative, mais sont devenus l’une des options les plus compétitives du marché
- Construire coûte 25% de plus qu’en 2019.
- Les actifs des fonds d’investissement battent un nouveau record et frôlent désormais les 480 milliards.
- Les bureaux sont les actifs immobiliers les plus rentables, avec un retour de 11% brut.
- Les dépenses touristiques internationales en Espagne atteignent un record de 64 milliards d’Euros au 1er semestre 2026.
- Madrid ne mettra pas en place de taxe de séjour afin de « ne pas taxer une activité qui crée des emplois ».
- Les marques espagnoles les plus valorisées sont Santander (24 milliards d’euros), Zara (16 Mds €), BBVA (13 Mds €), Caixabank (8 Mds €) et Mercadona (7 Mds €).
- Le FMI classe toujours l’Espagne parmi les pays affichant la plus forte croissance économique.
- Le PIB espagnol a progressé de 0,7% au 2ème trimestre et maintient sa croissance en glissement annuel à 2,7%
- L’indice des prix à la consommation (IPC) en juillet 2026 est en hausse à +3,5% après +3,2% en juin.
- L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en Août 2026 est de +2,44%.
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À propos de l’auteur
Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.
Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.
Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.
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