Dernière mise à jour le 4 novembre 2026 par Patrick Crosset
Les News en Novembre 2026
Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Novembre 2026
Immobilier résidentiel mondial : Une reprise mondiale contrariée par le coût du crédit
En cette fin d’année 2026, l’immobilier résidentiel mondial évolue dans un environnement paradoxal. D’un côté, la croissance économique résiste mieux que prévu dans plusieurs régions. De l’autre, le retour des tensions inflationnistes et la remontée des taux d’intérêt pèsent sur l’accessibilité au logement.
Le principal facteur explicatif est la hausse du coût du financement observée depuis l’été 2026. Les banques centrales ont ralenti, voire interrompu, les perspectives d’assouplissement monétaire en raison du regain d’inflation provoqué notamment par le choc énergétique mondial.
Aux États-Unis, les ventes de logements ont atteint un point bas sur dix ans tandis que les transactions restent freinées par des taux hypothécaires supérieurs à 7%. Le marché américain est désormais caractérisé par une forte divergence régionale : certains marchés continuent de progresser tandis que d’autres corrigent sous l’effet d’une offre plus abondante.[
Au Canada, la reprise espérée au premier semestre s’est essoufflée. Les ventes ont reculé en septembre et l’indice national des prix MLS est ressorti en baisse de 3,4 % sur un an.
En Europe, la situation apparaît plus contrastée. L’économie de la zone euro demeure relativement résiliente, mais la remontée de l’inflation et des taux continue de freiner les marchés résidentiels. Le continent reste confronté à une pénurie structurelle de logements dans de nombreuses métropoles. Cette rareté limite les corrections de prix malgré le ralentissement des transactions.
L’Allemagne, la France, les Pays-Bas ou encore la Suisse connaissent toujours des déséquilibres importants entre offre et demande, particulièrement dans les grandes villes.
L’un des phénomènes les plus marquants de 2026 est le retour de la problématique de l’accessibilité. Selon plusieurs analyses internationales, l’accès à la propriété est devenu le principal défi immobilier de nombreux pays développés. Les ménages consacrent une part croissante de leurs revenus au logement tandis que les primo-accédants repoussent leurs projets d’achat.
Parallèlement, les marchés locatifs restent tendus presque partout. La faiblesse de la construction neuve empêche une détente durable des loyers.
Cette situation est observable aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe ou dans plusieurs économies asiatiques.
La Chine poursuit quant à elle sa longue phase d’ajustement immobilier. Les autorités cherchent toujours à stabiliser le secteur résidentiel sans relancer une nouvelle bulle spéculative.
L’Inde fait figure d’exception relative. La croissance démographique, l’urbanisation et l’expansion de la classe moyenne continuent de soutenir la demande résidentielle malgré les tensions sur l’accessibilité.
À l’échelle mondiale, les analystes constatent que la hausse des prix observée après la pandémie est désormais terminée. Le marché entre dans une phase plus sélective où les fondamentaux locaux reprennent le dessus.
Les villes bénéficiant simultanément d’une croissance démographique, d’un marché du travail dynamique et d’une offre limitée devraient continuer à surperformer.
À l’inverse, les marchés ayant fortement progressé au cours des dernières années pourraient connaître une croissance faible voire des ajustements de prix.
Perspectives pour 2027
L’année 2027 devrait être celle de la normalisation plutôt que celle d’un rebond spectaculaire. Le scénario le plus probable est une stabilisation progressive des marchés résidentiels mondiaux.
Les taux d’intérêt devraient rester plus élevés que durant la décennie 2010-2020, même si certaines banques centrales pourraient amorcer une détente graduelle.
La croissance des prix devrait demeurer modérée dans la plupart des pays développés.
Les marchés les plus résilients seront ceux où l’offre de logements reste insuffisante.
Les loyers devraient continuer de progresser plus vite que les prix de vente dans de nombreuses métropoles internationales.
Enfin, la crise mondiale de l’accessibilité au logement restera probablement le thème dominant de 2027, bien davantage que l’évolution des prix elle-même.
Pour les investisseurs comme pour les ménages, l’année 2027 devrait marquer le retour d’un marché immobilier davantage guidé par les fondamentaux économiques que par l’abondance du crédit.
L’immobilier résidentiel espagnol : un marché toujours sous tension à l’automne 2026
À l’automne 2026, le marché résidentiel espagnol reste l’un des plus dynamiques d’Europe, malgré un environnement financier moins favorable qu’au cours des années précédentes. Les dernières statistiques confirment que la hausse des prix se poursuit, portée avant tout par une insuffisance chronique de l’offre de logements.
Selon les données publiées en octobre, les prix des logements ont progressé de 10% sur les 7 premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2025, l’ancien affichant une hausse supérieure à celle du neuf. .
Cette progression s’explique principalement par un déficit structurel de logements estimé à plus de 730 000 unités, concentré dans les grandes zones attractives comme Madrid, Barcelone, Valence, Alicante ou Malaga.
La demande reste solide grâce à la croissance démographique, à la création de nouveaux ménages et à l’intérêt persistant des acheteurs étrangers.
En revanche, les ventes commencent à montrer des signes de modération. Les transactions reculent de plus de 8% en 2026 par rapport à 2025. Ces derniers mois, le nombre de nouveaux crédits hypothécaires diminue également.
Le financement demeure néanmoins accessible avec des taux hypothécaires nettement inférieurs à ceux observés aux États-Unis ou au Royaume-Uni, et même en France.
Le marché locatif continue d’être le principal foyer de tension. L’offre de logements à louer se contracte alors que la demande atteint des niveaux record dans les grandes agglomérations. A Barcelone, chaque logement mis sur le marché attire plusieurs centaines de candidats locataires. Les loyers poursuivent leur progression et la question de l’accessibilité devient un enjeu politique majeur.
Les marchés les plus dynamiques restent Madrid, Barcelone, la Costa del Sol, Alicante, Valence, les Baléares et les Canaries.
Perspectives pour 2027
Sauf choc économique majeur, 2027 devrait marquer un ralentissement de la hausse des prix, mais certainement pas un retournement du marché.
Les principales banques et centres de recherche anticipent une progression des prix comprise entre 4% et 6% au niveau national, contre les rythmes à deux chiffres observés récemment.
La raison est simple : la construction progresse mais reste insuffisante pour répondre aux besoins du pays. Et le nombre de ménages créés continue de dépasser largement celui des logements livrés.
Les transactions devraient se stabiliser à un niveau historiquement élevé plutôt que poursuivre leur croissance.
Les grandes métropoles et les zones côtières devraient conserver les meilleures performances grâce à leur attractivité économique et internationale.
Le marché locatif devrait rester extrêmement tendu, alimentant indirectement la demande d’achat.
En résumé, l’Espagne aborde 2027 avec un marché moins euphorique qu’en 2024-2026, mais toujours soutenu par des fondamentaux solides : croissance démographique, demande étrangère, déficit d’offre et attractivité économique supérieure à la moyenne de la zone euro.
Hausse des prix de 13% et baisse des transactions de 10% et
Le nombre de transactions en baisse de 9,8% !
Selon le Conseil Général des Notaires, en août 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a diminué de 9,8% par rapport à août 2025. C’est la huitième baisse consécutive et la dixième en dix mois, confirmant que l’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne et que les prix sont dorénavant trop élevés pour beaucoup d’acheteurs.
Il s’est vendu 34.600 logements en août 2026 : c’est le plus bas niveau de transactions depuis le Covid ! Parmi eux, 71% d’appartements et 29% de maisons individuelles.
Les ventes d’appartements diminuent de 11,1% en août 2025, et les ventes de maisons individuelles de 6,3%.
Le volume de transactions baisse dans 16 régions autonomes et augmente seulement en Cantabrie (+0,8%). Toutes les « grandes régions immobilières » sont touchées par une baisse des transactions, jusqu’à deux chiffres :
- Baléares : -18%
- Communauté Valencienne : -14%
- Pays Basque : -14%
- Communauté de Madrid : -11%
- Andalousie : -8%
- Catalogne : -6%
- Canaries : -3%
En chiffre absolu de transactions en août 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent près de 6 transactions sur 10) est le suivant :
- Andalousie – 7230 transactions (21% des transactions immobilières espagnoles),
- Catalogne – 5040 transactions (15%),
- Communauté Valencienne – 5000 transactions (14%),
- Communauté de Madrid – 2700 transactions (8%).
La superficie moyenne des biens achetés est de 110 m2. 88 m2 pour les appartements et 170 m2 pour les maisons.
Prix en très forte hausse en août 2026 : +12,8%
En août 2026, le prix au m2 était de 1960 €/m2, en hausse de 12,8% sur un an.
On note une hausse beaucoup plus importante du prix des appartements (+17,6% – 2360 €/m²) que du prix des maisons individuelles (+6,5% – 1410 €/m
La hausse des prix continuera jusqu’à la fin de l’année dopée par la rareté de l’offre et une demande en hausse constante.
En août 2026, les prix ont augmenté dans 15 autonomies régionales et ont baissé aux Iles Baléares (-5%) et en Navarre (-7%).
Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres de la Communauté Valencienne et des îles Canaries (+18%), de la Communauté de Madrid (+17%), du Pays Basque et de l’Andalousie (+11%) et de la Catalogne (+10%).
Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en août 2026 :
- Les régions à plus de 4000 €/m2
- Aucune
- Les régions entre 3000 €/m2 et 4000 €/m2
- Iles Baléares : 3970 €/m2
- Communauté de Madrid : 3620 €/m2
- Pays Basque : 3350 €/m2
- Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
- Iles Canaries : 2500 €/m2
- Catalogne : 2400 €/m2
- Cantabrie : 2100 €/m2
- Les régions entre 1500 €/m2 et 2000 €/m2
- Communauté Valencienne : 1960 €
- Andalousie : 1820 €/m2
- Navarre : 1800 €/m2
- Asturies : 1540 €/m2
- Les régions entre 1000 €/m2 et 1500 €/m2
- Murcie : 1460 €/m2
- Aragon : 1320 €/m2
- Galice : 1280 €/m2
- La Rioja : 1160 €/m2
- Castilla y Leon : 1090 €/m2
- Les moins chères à moins de 1000 €/m2
- Castille-La Manche : 870 €/m2
- Extrémadure : 690 €/m2
Le nombre de crédits hypothécaires (19.880) est en baisse de 5,6% d’une année sur l’autre. Plus de la moitié des transactions (57%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (165.000 euros en moyenne) représente 73% du prix des biens.
Hypothèques en chute
La demande de prêts immobiliers accélère sa baisse et laisse présager de nouvelles contractions d’ici la fin de l’année. Selon les données de la Banque d’Espagne, la part nette des banques ayant constaté une baisse des demandes de prêts immobiliers a atteint 40% au troisième trimestre, soit le chiffre trimestriel le plus élevé de ces trois dernières années. Cette baisse est plus marquée que celle enregistrée par le secteur financier de l’ensemble de la zone euro.
L’enquête sur les prêts bancaires (EFB) publiée par l’autorité de surveillance financière montre que la demande de crédit en Espagne a baissé dans tous les segments, même si, dans le cas du financement des entreprises et des prêts aux ménages à des fins de consommation et autres, cette baisse a été moins marquée que pour les prêts destinés à l’achat d’un logement.
Baisse des impôts à l’achat pour les jeunes dans la Communauté de Madrid
La Communauté de Madrid a annoncé deux nouvelles réductions d’impôts visant à faciliter l’accès au logement pour les jeunes de moins de 40 ans, qu’il s’agisse de logements neufs ou anciens, avec une économie estimée à 116 millions par an.
La première mesure consiste en un nouveau taux réduit de 4% sur l’impôt sur les transmissions patrimoniales (ITP) pour les résidences principales d’occasion, dont le taux s’élève actuellement à 6%. La seconde mesure concernera l’impôt sur les actes juridiques documentés (IAJD) pour l’acquisition de biens immobiliers neufs, dont le taux passera de 0,75% à 0,4%.
L’offre de location longue durée en chute dans les marchés régulés
Tous les marchés déclarés sous pression et ayant mis en place des contrôles des loyers ont vu l’offre de logements disponibles à la location longue durée reculer en glissement annuel au troisième trimestre de cette année, à la seule exception de Gérone, selon une étude publiée par le portail immobilier Idealista.
La plus forte baisse parmi ces marchés a été enregistrée à Saint-Sébastien (-52%), suivie par La Corogne (-41%), Bilbao (-41 %), Pampelune (-33%), Vitoria (-32%), Tarragone (-31%), Lérida (-29%) et Barcelone (-22%). La seule exception parmi ces marchés est Gérone, où l’offre a augmenté de 4%.
Nouvelles informations obligatoires pour les annonces locatives
À compter du 8 octobre, les annonces ne pourront ni omettre ni déformer des informations susceptibles d’induire en erreur les locataires potentiels concernant le bien immobilier ou les conditions du contrat. La réglementation va au-delà d’une simple obligation générale, puisqu’elle énumère les informations qui doivent figurer dans certains cas précis.
L’une de ces informations est l’indice de référence du loyer, qui devra être indiqué lorsque le bien immobilier est situé dans une zone où le marché résidentiel est tendu.
Le plafond de loyer applicable doit également figurer dans les zones soumises à des restrictions légales. Dans ces cas, il convient en outre d’indiquer la réglementation et les paramètres qui déterminent ce plafond. Parmi ceux-ci peut figurer, par exemple, le loyer du dernier contrat de location d’une résidence principale en vigueur au cours des cinq années précédentes.
Il est aussi prévu l’indication, le cas échéant, du numéro ou de la référence d’identification du logement loué, comme les codes alphanumériques relatifs aux logements à usage touristique.
Enfin, il faut indiquer le statut de « grand propriétaire » lorsque cela s’applique.
Principales propositions du Parti Popular pour le logement
Le Parti Popular (principal parti d’opposition de droite) a présenté les principales mesures sur le logement qu’il compte mettre en œuvre au cours des 100 premiers jours de son mandat s’il remporte les élections.
Il défend l’idée que les anciens appartements puissent être divisés en deux logements sans qu’il soit nécessaire d’obtenir l’unanimité de la copropriété. De même, il a préconisé de tirer parti du droit de superficie pour augmenter la hauteur des immeubles, à condition de préserver l’harmonie architecturale de la rue.
Il propose aussi :
- Que les mairies délivrent les permis d’urbanisme dans un délai de 90 jours et que, à défaut, le silence positif s’applique.
- Que les jeunes bénéficient de l’aide pour accéder à leur premier logement, avec des garanties pouvant aller jusqu’à 100 % de l’apport initial pour l’achat de leur résidence principale.
- D’adopter une loi visant à expulser les squatteurs dans un délai de 48 heures.
Le PP a défendu ces mesures dans le cadre de sa proposition visant à construire un million de logements en Espagne afin de remédier aux difficultés d’accès à ce marché. À cet égard, il a rappelé qu’entre 2005 et 2007, on était parvenu à construire environ 500 000 logements par an.
Centre de stockage de données : une nouvelle réglementation qui inquiète
Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa volonté d’adopter le décret royal qui fixera les conditions d’implantation des centres de données en Espagne avant les élections législatives du 29 novembre et a transmis au Conseil d’État une version modifiée par rapport au texte initial.
Celle-ci ne parvient toutefois toujours pas à convaincre les principales associations du secteur, qui ont présenté plus de 600 observations sur le texte. Bien qu’il prévoie un moratoire de cinq ans sur l’obligation de couvrir 80% de la consommation en énergies renouvelables pour les installations adhérant au système de réduction automatique de puissance, des sources du secteur le qualifient d’ inacceptable. La nouvelle réglementation pourrait mettre en péril des dizaines de milliards d’euros d’investissements et des dizaines de milliers emplois.
Madrid, dans le Top 10 du résidentiel de luxe
L’indice Knight Frank analyse l’évolution nominale des prix de l’immobilier de luxe dans 46 villes du monde.
Madrid figure parmi les 10 villes ayant affiché les meilleures performances au cours des 5 dernières années (2T 2021 à 2T 2026), consolidant ainsi l’attractivité de son marché immobilier haut de gamme. Depuis 2021, les prix de l’immobilier de luxe ont augmenté de 29,5% dans la capitale, ce qui la place en dixième position de ce classement sur l’évolution des cinq dernières années.
Madrid est la deuxième capitale européenne à afficher les plus fortes hausses, juste derrière Milan, qui enregistre une hausse de 31%. L’Asie domine ce classement des prix dans les zones « haut de gamme » à moyen terme, avec deux grandes vedettes : Dubaï (+155%) et Tokyo (+142%). Suivies par Manille (+89%), Séoul (+61%), Miami (+52%) et Mumbai (+41%).
Un Européen sur quatre a prolongé sa relation de couple en raison du logement.
La difficulté à accéder à un logement conditionne la vie personnelle des Européens à tel point que près d’un habitant du continent sur quatre, soit 23%, reconnaît avoir prolongé une relation de couple plus longtemps qu’il ne le souhaitait pour des raisons liées au logement. C’est ce que révèle le Rapport européen sur les tendances du logement 2026 de Remax Europe, élaboré par le cabinet de conseil Opinium Research, qui souligne également que 59% des Espagnols considèrent qu’il n’est pas financièrement viable de vivre seul, contre 35% des Européens.
Confidentiel et Express des News en Novembre 2026
News en Novembre 2026 en Europe et dans le Monde
France
- Les prix dans l’ancien marquent une inflexion baissière en octobre (-0,1% sur un mois selon les réseaux nationaux).
- Le taux de crédit moyen sur 20 ans s’établit autour de 3,60%, alourdissant le coût total des emprunts.
- Les montants prêtés reculent de 9,2% sur un an au troisième trimestre ; le nombre de prêts accordés baisse de 8,1%.
- La construction neuve reste pénalisée par les coûts de production.
- Les ouvertures de chantier diminuent de 9,7% en septembre, à 28 700 logements, après trois mois de hausse.
- Les défaillances d’entreprises du bâtiment et de la promotion atteignent un sommet inédit depuis 30 ans.
- Le nombre de logements autorisés reste très bas (moins de 30 000 par mois).
- Les passoires thermiques subissent des décotes de négociation de plus en plus marquées.
- L’instabilité institutionnelle pèse lourdement sur la confiance des primo-accédants.
- Face à la baisse de solvabilité, les acheteurs profitent d’un rapport de force plus équilibré.
- Les notaires envisagent environ 920 000 transactions fin 2026 si le ralentissement se poursuit.
- Le marché des résidences secondaires reste plus résilient que celui des grandes villes.
- Les investisseurs privilégient les villes universitaires offrant du rendement locatif.
- Les propriétaires bailleurs doivent mettre à jour leurs modèles de contrats sous peine de nullité partielle des clauses obsolètes.
Allemagne
- Berlin, Munich et Francfort continuent de faire face à une demande locative extrêmement tendue.
- Les menaces d’expropriation de logements à Berlin freine l’investissement immobilier en Allemagne.
- L’indice des prix des logements en Allemagne montre une variation annuelle modérée d’environ +0,8 %.
- Les banques allemandes maintiennent des conditions d’octroi de crédit prudentes mais stables.
- Le secteur du neuf souffre toujours d’une baisse drastique des nouveaux permis de construire.
- Les exigences climatiques européennes et nationales forcent les propriétaires à engager de lourds travaux.
- Les fonds immobiliers institutionnels se retirent des grands projets résidentiels risqués.
- Après des années de forte hausse, les prix des matières premières de construction se stabilisent.
- La cherté relative du crédit pousse une part croissante de la population à privilégier durablement la location.
- Les analystes prévoient une remontée très graduelle de l’indice des prix à l’horizon 2027-2028.
Royaume-Uni
- La hausse annuelle des transactions est ramenée à +0,5% en octobre, le rythme le plus faible depuis janvier 2024.
- La confiance des ménages s’est dégradée en octobre, sur l’économie comme sur leur propre situation.
- Tensions géopolitiques, énergie et anticipations de hausses de la Banque d’Angleterre maintiennent la pression sur les taux hypothécaires.
- Le gouvernement a publié le 28 octobre le dispositif anglais « Your First Home », doté de 4,7 milliards de livres sur cinq ans.
- Le marché résidentiel britannique frôle les 600 milliards de dollars de valeur globale en 2026.
- Le marché londonien subit des arbitrages de prix, notamment sur les biens haut de gamme.
- Les loyers continuent d’augmenter dans les grandes métropoles régionales en raison d’un manque de biens vacants.
- Le gouvernement prévoit de porter les taux d’imposition des revenus immobiliers à 24%, 44% et 49% dès avril 2027, en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord.
- Les investisseurs attendent les arbitrages fiscaux gouvernementaux de fin d’année.
- L’activité des promoteurs au point mort.
Italie
- Le prix moyen des achats immobiliers atteint 2220 €/m² en septembre/octobre, en hausse de 4,9% sur un an.
- Milan reste la ville la plus chère (plus de 5 600 €/m²), talonnée par Rome (près de 3 900 €/m²).
- Les loyers résidentiels affichent une moyenne de 14,9 €/m² par mois, soit une augmentation de 3,9% sur un an.
- Les grandes villes universitaires (Milan, Bologne, Turin) peinent à loger les étudiants en raison de la raréfaction des baux classiques.
- Le débat sur la régulation des baux de courte durée s’intensifie dans les centres historiques saturés.
- Rénovation : le projet de budget 2027 prévoit de maintenir les déductions à 50% pour la résidence principale et 36% pour les autres logements.
- Mobilier : le gouvernement annonce également le maintien de l’avantage fiscal, avec un plafond de dépenses de 5 000 euros.
- Les transactions accompagnées d’un prêt immobilier progressent de 4,5% au premier semestre.
- Les ventes de logements neufs ont augmenté de 15% au premier semestre.
- Dans les grandes villes, les deux-tiers des recherches concernent des logements de moins de 250 000 euros.
- Les tribunaux italiens accentuent la protection des acquéreurs face aux vices cachés immobiliers
- L’impôt substitutif annuel pour attirer les fortunés étrangers est passé officiellement à 300 000 euros
Belgique
- Le marché ralentit en volume de transactions (-2,2% au 3T 2026) mais les prix continuent d’augmenter.
- Le marché belge diverge : la Flandre flambe, Bruxelles marque le pas, la Wallonie progresse modérément.
- Le taux fixe moyen sur 25 ans a franchi la barre des 4,58 %, un niveau inédit depuis 2011.
- La Région bruxelloise met en place des incitations pour récompenser les bailleurs pratiquant des loyers modérés.
- Le marché locatif reste tendu dans les grandes villes universitaires.
- Les logements neufs souffrent encore de coûts de construction élevés.
- Près de 9 Belges sur 10 déclarent avoir souffert de la chaleur dans leur logement en 2026, modifiant les critères d’achat.
Portugal
- Le marché résidentiel portugais conserve une forte attractivité malgré les restrictions budgétaires.
- L’immobilier résidentiel est définitivement exclu des critères d’obturation du Golden Visa, réorientant les investisseurs vers d’autres types de visas
- Les restrictions croissantes sur les licences de location touristique (Alojamento Local) poussent les propriétaires vers la location résidentielle classique.
- Les prix au mètre carré dans les centres de Lisbonne et Porto dépassent fréquemment les seuils historiques, forçant la classe moyenne en périphérie.
- Les rénovations urbaines continuent d’alimenter le marché des centres historiques.
Autres pays européens
- Les prix des logements anciens au Pays Bas ont progressé de 2,9% sur un an en septembre.
- Mais les transactions immobilières ont reculé de près de 7% sur un an.
- Le marché hollandais connaît donc une normalisation importante après plusieurs années de forte appréciation.
- En Suisse, Zurich, Genève et Zoug continuent de souffrir d’un déséquilibre chronique entre l’offre et la demande.
- La Banque nationale suisse maintient une politique prudente qui évite un choc brutal sur les hypothèques.
- L’accès à la villa individuelle en Suisse devient inaccessible pour la classe moyenne dans de nombreuses régions.
- En Suisse, les régions périphériques profitent d’un report de la demande depuis les grandes villes.
États-Unis
- Le taux fixe moyen à 30 ans s’est établi à 7,40 %, pesant lourdement sur la solvabilité des emprunteurs.
- Le rythme annualisé de ventes de logements neufs a reculé à 676 000 unités en septembre, marquant une baisse de 5,3% sur 12 mois.
- Le prix médian du neuf a diminué de 3,9 % sur un an, à 400 400 dollars.
- Les ventes de biens de seconde main ont dépassé les attentes à 3,99 millions en septembre 2026 en rythme annualisé, mais restent inférieures de 2,2% à leur niveau de septembre 2025.
- Le nombre de compromis de vente recule de 16% sur un an.
- Les mises en chantier ralentissent (-5% en rythme annualisé) face à la frilosité des promoteurs et aux coûts des matériaux.
- La concurrence accrue entre vendeurs force une multiplication des baisses de prix initiales.
- Les pôles technologiques continuent d’attirer l’investissement malgré le marasme général.
- Les acheteurs repoussent leurs projets dans l’attente de signaux clairs de détente monétaire de la Fed.
Canada
- L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a abaissé ses anticipations de volume de transactions globales pour l’année.
- Les prix de référence nationaux ont poursuivi leur baisse sur un an.
- Les primo-accédants restent confrontés à des problèmes d’accessibilité.
- Montréal enregistre une hausse de son stock de propriétés disponibles et des délais de vente allongés pour les appartements.
- Les provinces des Prairies (Alberta, Manitoba) et de l’Atlantique affichent de fortes hausses de prix, contrairement à l’Ontario.
- Les loyers demeurent à des niveaux historiquement élevés malgré le ralentissement des prix de vente.
- Face à la crise locative, des municipalités et organismes plaident d’urgence pour la création de registres publics des loyers.
- Les incertitudes douanières et les coûts des matériaux pèsent lourdement sur la viabilité des projets neufs.
- Les incertitudes sur les taux directeurs incitent de nombreux ménages à l’attentisme.
- L‘automne débute avec moins de ventes et une concurrence accrue entre vendeurs, avec un clivage croissant entre provinces.
- Une reprise modérée n’est anticipée qu’avec la détente progressive des conditions d’emprunt.
Chine
- Les investissements dans le développement résidentiel ont chuté de 21% en glissement annuel sur les neuf premiers mois de 2026.
- Les ventes immobilières ont encore reculé sur les neuf premiers mois de 2026.
- Le marché connaît désormais plus de trois années sans hausse des prix.
- Les grandes villes montrent quelques signes de stabilisation.
- Les villes de deuxième et troisième rang continuent de subir des baisses de prix.
- Les chantiers abandonnés ou au ralenti (tongxing) pèsent sur la confiance des ménages acheteurs.
- Le gouvernement cherche à soutenir la demande tout en réduisant les déséquilibres structurels du secteur immobilier.
- Les géants de l’immobilier poursuivent leurs cessions d’actifs et leurs négociations de restructuration de dettes.
- Le marché résidentiel est évalué à environ 2,73 billions de dollars en 2026, avec une trajectoire de croissance future révisée à la baisse.
- Les capitaux se déplacent massivement du secteur résidentiel vers les infrastructures numériques et les réseaux technologiques.
Autres pays
- Les prix de l’immobilier résidentiel australien ont essuyé une baisse significative de 2,8% en glissement annuel en octobre 2026, actant sept mois de repli consécutif.
- Les valeurs ont chuté de 8,1% en sept mois dans les capitales australiennes, marquant le ralentissement le plus abrupt de ces 40 dernières années dans certaines métropoles.
- Au Japon, les mises en chantier nationales reculent de 2,7% sur un an en septembre.
- Les lancements d’appartements dans le Grand Tokyo chutent de 40% sur un an en septembre, à 1140 unités.
- Entrée en vigueur au Japon au 1er octobre 2026 d’une forte hausse des frais de visa et de résidence permanente, impactant les acheteurs étrangers.
- En Inde, le secteur haut de gamme et de prestige enregistre une croissance exceptionnelle portée par la demande des grandes fortunes.
- Les banques indiennes proposent des packages de prêts attractifs pour stimuler les classes moyennes montantes.
- Au Brésil, les prix affichés à la vente progressent de 5,5% sur douze mois en septembre.
- La pression locative demeure également forte au Brésil : les loyers affichés augmentent de 7% entre janvier et septembre.
- En Afrique du Sud, les prix ont augmenté de 5% en un an.
Divers
- Les prévisions de croissance du FMI pour le Monde sont de +3,1% en 2026 et +3,4% en 2027, avec l’Inde en première position à +7%.
- La Banque Centrale Européenne (BCE) a répondu aux attentes du marché et a maintenu les taux d’intérêt inchangés, à 2,5%.
- À +3,304% début Novembre 2026, l’Euribor 12 mois est en légère baisse par rapport à septembre 2026.
- L’inflation dans la zone euro est à +3,9% en octobre, après +3,8% en septembre et +2,9% en août.
News en Novembre 2026 en Espagne
- Le marché résidentiel espagnol enregistre son 45ème trimestre consécutif de progression, soit plus de onze années de hausse ininterrompue des prix.
- Selon les notaires, les acheteurs étrangers sont en baisse de 13% au 1er semestre 2026, le plus forts recul depuis le 1er semestre 2020.
- Les nouveaux décrets sur le logement d’octobre ont paralysé des contrats de location de logements, qui ont été mis en vente.
- Les appartements neufs à Valence pourraient dépasser le prix de 5000 €/m2.
- La mairie de Madrid abaisse l’IBI à 0,4%, le niveau le plus bas autorisé par la loi.
- Les Baléares supprimeront les impôts régionaux sur l’achat d’un premier logement pour les moins de 36 ans.
- La préoccupation concernant le logement progresse de 12 points en un an et atteint 54% des Espagnols en 2026.
- Les 5 villes où les maisons les plus chères ont été vendues : Calvia (Majorque), Pozuelo de Alarcon (Communauté de Madrid), Santa Eularia des Riu(Ibiza), Sant Josep de sa Talaia (Ibiza) et Boadilla del Monte(Communauté de Madrid).
- Les loyers à Madrid baissent pour la première fois depuis 2021 : 24,40 euros le mètre carré.
- Le Ministère de la Consommation demande le retrait de 8318 annonces présentées comme des locations saisonnières, mais qui acceptent des réservations de moins de 31 jours.
- Le Gouvernement reporte le vote des décrets sur le logement aux semaines précédant les élections, certainement le 6 novembre.
- La Banque d’Espagne indique que les conditions appliquées aux nouveaux prêts se sont durcies au troisième trimestre.
- L’investissement hôtelier en Espagne dépasse les 3 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres 2026.
- CBRE évalue l’investissement immobilier à 16 383 millions jusqu’en septembre (+25%), soit le meilleur chiffre de sa série historique.
- Madrid concentre 46% de l’investissement immobilier en Espagne.
- Face au coût élevé des matières premières et à la pénurie de bras, de grands acteurs industriels multiplient les projets de gigafactories dédiées à la production de logements industrialisés et modulaires pour abaisser les coûts de revient.
- Les travaux d’Alovera Beach, la méga-plage artificielle (100.000 m2) située entre Guadalajara et Madrid, débutent.
- L’Espagne intérieure vieillit : 18 provinces dépensent deux fois plus en pensions qu’elles ne perçoivent en cotisations.
- La Fondation « La Caixa », El Corte Inglés, CaixaBank, Inditex et Santander sont les entreprises espagnoles qui contribuent le plus au PIB en 2026.
- Les prévisions de croissance du FMI pour l’Espagne sont de +2,5% en 2026 et +1,8% en 2027, bien au-dessus de l’Allemagne, de la France et de l’Italie.
- L’indice des prix à la consommation (IPC) en octobre 2026 est stable à +4,9% après +4,9% en septembre et +4,3% en août. C’est le niveau le plus élevé depuis février 2023.
- L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en Novembre 2026 est de +2,54%.
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Les News de l’Immobilier en Novembre 2026
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À propos de l’auteur
Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.
Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.
Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.
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