avantages fiscaux Espagne

Avantages fiscaux Espagne 2026/2027 : Beckham, Mbappé, Startups

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Dernière mise à jour le 28 octobre 2026 par Patrick Crosset

Avantages fiscaux Espagne 2026/2027. Quatre outils permettent aujourd’hui à un investisseur, un fondateur d’entreprise ou un cadre à hauts revenus de s’installer en Espagne avec un avantage fiscal ou administratif :
  • la loi des startups (Ley 28/2022),
  • la loi Beckham,
  • la « loi Mbappé » de la Communauté de Madrid (Ley 4/2024),
  • le visa « télétravail de caractère international ».
Ils ne s’adressent pas aux mêmes profils, ne se cumulent pas toujours et ne produisent pas les mêmes effets. Cet article les compare point par point, puis passe en revue les autres dispositifs d’investissement (Canaries, Pays Basque, Impôt sur le Patrimoine) et les mesures qui pourraient encore renforcer l’attractivité de l’Espagne pour les investisseurs, notamment dans les nouvelles technologies.
À retenir en 30 secondes
  • Vous créez une entreprise innovante : loi des startups (IS à 15 %, stock-options exonérées jusqu’à 50 000 €, certificat ENISA gratuit).
  • Vous êtes salarié, dirigeant ou télétravailleur à hauts revenus : loi Beckham (24 % jusqu’à 600 000 € pendant 6 ans).
  • Vous êtes un investisseur, un rentier ou un retraité fortuné qui s’installe à Madrid : loi Mbappé (20 % du capital investi déduit de l’impôt régional), incompatible avec la loi Beckham.
  • Vous venez d’un pays hors UE et télétravaillez pour l’étranger : visa télétravail (environ 2 850 € de revenus mensuels en 2026).
  • Vous êtes français, belge ou suisse : aucun visa nécessaire pour vous installer. Les trois régimes fiscaux restent accessibles.
24%  Loi Beckham, taux jusqu’à 600 000 € de revenus, 6 ans
20%  Loi Mbappé : part investissement déduite de l’IRPF régional (Madrid)
15%  IS des startups certifiées (au lieu de 25 %), 4 ans
2850 €  Revenu mensuel exigé pour le visa télétravail en 2026
40 000+  télétravailleurs internationaux en septembre 2025
3,1 Md€  investis dans les startups espagnoles en 2025

Table des matières

La loi des startups (Ley 28/2022) : l’outil des fondateurs et des investisseurs

Adoptée en décembre 2022, la Ley de fomento del ecosistema de las empresas emergentes crée un statut de startup certifiée. Le certificat est délivré gratuitement par ENISA en trois mois maximum.
  • Conditions : siège ou établissement en Espagne, moins de 5 ans d’existence (7 dans certains secteurs), non cotée, sans distribution de dividendes, modèle innovant et évolutif, chiffre d’affaires inférieur à 5 M€.
  • Avantages pour la société : impôt sur les sociétés à 15 % pendant la première année bénéficiaire et les trois suivantes, report de la dette fiscale sans garantie, constitution simplifiée.
  • Pour les équipes : stock-options exonérées jusqu’à 50 000 € par an, imposition différée à la vente.
  • Pour les investisseurs : déduction de 50 % dans l’IRPF sur 100 000 € investis par an dans des sociétés récentes.

La loi Beckham : 24 % d’impôt pour les talents et les hauts revenus

Le régime des impatriés (régimen especial para trabajadores desplazados, décret royal 687/2005) permet d’être imposé comme un non-résident : 24 % sur les revenus d’activité espagnols jusqu’à 600 000 € (47 % au-delà), et en général pas d’impôt sur le revenu étranger ni sur le patrimoine situé hors d’Espagne.
  • Durée : 6 ans (l’année d’arrivée plus 5).
  • Conditions : ne pas avoir été résident fiscal espagnol dans les 5 années précédentes (10 avant 2023), un lien entre le déménagement et un contrat de travail, un mandat de dirigeant (moins de 25 % du capital pour un administrateur) ou, depuis 2023, une activité de télétravail, d’entrepreneur innovant ou de professionnel hautement qualifié au service d’une startup.
  • Démarche : demande (modèle 149) dans les 6 mois suivant l’inscription à la Sécurité sociale.
  • Limites : aucune déduction du barème général (intérêts d’emprunt, abattements familiaux), exclusion des sportifs professionnels depuis 2015, régime attaché à la personne et non au foyer.

La « loi Mbappé » : une déduction de 20 % réservée à Madrid

Malgré son surnom, ce n’est ni une loi nationale, ni un régime pour les footballeurs, ni un abattement sur les droits à l’image. C’est une déduction de 20 % dans la part régionale de l’IRPF de la Communauté de Madrid, créée par la Ley 4/2024 du 20 novembre 2024, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Elle vise les nouveaux résidents qui investissent des capitaux.
  • Ce qui est déduit : 20 % du montant investi en obligations (négociées ou non) et en actions ou parts de sociétés non domiciliées dans un paradis fiscal. Aucun plafond n’est fixé : 500 000 € investis donnent jusqu’à 100 000 € de déduction.
  • Conditions : ne pas avoir été résident fiscal en Espagne les 5 années précédentes, investir l’année d’arrivée ou la suivante (l’année précédente est admise pour les obligations), conserver l’investissement 6 ans (réinvestissement possible sous un mois), rester résident fiscal à Madrid jusqu’au terme de cette période.
  • Pour les actions : pas de fonction de direction ni de contrat de travail dans la société, et au plus 40 % du capital détenu avec la famille.
  • Utilisation : la déduction s’impute dans l’année et les 5 suivantes si l’impôt dû est insuffisant. Elle est incompatible avec la loi Beckham et avec la déduction « business angel » pour sociétés nouvelles.

Source : note fiscale ECIJA (décembre 2024). Les conditions exactes doivent être validées par un conseiller fiscal à Madrid.

Le visa « télétravail de caractère international » : le droit de résider

Ce titre de séjour, créé par la loi des startups et opérationnel depuis janvier 2023, permet aux ressortissants hors UE de vivre en Espagne en travaillant à distance pour des clients ou employeurs étrangers. Il ne concerne pas les Français, Belges et Suisses résidents UE ou AELE, qui s’installent librement ; il concerne en revanche les Canadiens, Britanniques et Américains.
  • Revenus : environ 2 850 € par mois en 2026 (200 % du SMI), avec majoration pour la famille ; la grande majorité des revenus (au moins 80 %) doit venir de l’étranger.
  • Durée : titre initial pouvant aller jusqu’à 3 ans selon la voie, renouvelable jusqu’à 5 ans au total.
  • Autres critères : diplôme ou expérience professionnelle, ancienneté de la relation avec l’employeur ou les clients, assurance santé, casier vierge.
  • Fiscalité : le visa ne rend pas à lui seul résident fiscal. Au-delà de 183 jours, vous l’êtes, et vous pouvez alors demander la loi Beckham si vous êtes éligible (salariés surtout).
  • 2026 : les autorités ont durci l’examen des dossiers et des renouvellements. Conservez des justificatifs précis de revenus et de présence.
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Tableau comparatif : startups, Beckham, Mbappé et visa télétravail

Critère Loi des startups Loi Beckham Loi Mbappé Visa télétravail
Nature Loi nationale (Ley 28/2022), statut certifié Régime fiscal spécial (décret 687/2005) Déduction fiscale régionale (Ley 4/2024) Titre de séjour et de travail
Territoire Toute l’Espagne Toute l’Espagne Communauté de Madrid uniquement Toute l’Espagne
Profil visé Fondateurs, équipes, investisseurs en startups Salariés, dirigeants, télétravailleurs, entrepreneurs innovants Nouveaux résidents investisseurs : rentiers, retraités, grandes fortunes Télétravailleurs et indépendants hors UE
Avantage principal IS à 15 %, stock-options jusqu’à 50 000 €, déduction investisseur 50 % 24 % jusqu’à 600 000 €, revenus étrangers hors barème 20 % du capital investi déduit de l’impôt régional Résidence légale jusqu’à 5 ans, accès à Beckham
Durée 4 ans pour l’IS, 5 à 7 ans de « jeunesse » de l’entreprise 6 ans, non renouvelable 6 ans de détention de l’investissement 1 à 3 ans, renouvelable jusqu’à 5
Conditions clés Certificat ENISA, moins de 5 M€ de CA, innovation Non-résident 5 ans, lien avec l’arrivée, moins de 25 % du capital (administrateur) Non-résident 5 ans, investir l’année d’arrivée ou la suivante, pas de poste exécutif Hors UE, environ 2 850 €/mois, 80 % de revenus étrangers
Avantages Cadre complet : fiscalité, talents, financement ; gratuité du certificat Taux fixe lisible ; très fort gain à partir de 60 000 € de revenus ; pas d’impôt sur le patrimoine mondial Pas de plafond ; adapté à ceux qui n’ont pas d’activité en Espagne ; cumul d’une résidence à Madrid Peu d’exigences d’emploi local ; famille incluse ; accès à l’écosystème tech
Inconvénients IS à 15 % peu utile sans bénéfices ; innovation à prouver ; délai de 3 mois Pas de déductions ; indépendants difficilement éligibles ; 15 % maximum du temps hors d’Espagne ; sportifs exclus Madrid seulement ; capital immobilisé 6 ans ; perte de la déduction si une condition est violée ; incompatible avec Beckham Contrôles renforcés en 2026 ; pas un régime fiscal en soi ; revenus espagnols limités à 20 %
Cumul Oui avec Beckham et visa ; non avec Mbappé pour la déduction « sociétés nouvelles » Oui avec startups et visa ; non avec Mbappé Non avec Beckham ni avec la déduction « business angel » Oui avec Beckham
Impact observé ou attendu Écosystème à 3,1 Md€ en 2025 ; l’incitation IS a été peu utilisée (environ 4 M€ sur 2023-2024) Attire cadres et talents ; coût fiscal pour l’État, débat sur l’équité Capitaux financiers vers Madrid ; pas de bilan officiel chiffré trouvé ; risque de concurrence fiscale entre régions Plus de 40 000 télétravailleurs en 2025 ; consommation locale, mais pression sur les loyers souvent citée
Démarche Dossier en ligne sur ENISA Modèle 149 dans les 6 mois Déclaration annuelle (modèle 100) Consulat ou unité UGE
Idéal pour Créer ou lever des fonds Cadre dirigeant, télétravailleur salarié Investisseur sans activité, rentier Télétravailleur non européen

Sources : ECIJA, Agencia Tributaria, ENISA, Fundación Innovación Bankinter, rapport du Foro Nacional de Empresas Emergentes relayé par la presse. Synthèse indicative : les conditions précises évoluent.

Beckham ou Mbappé ? Le piège du cumul

Ces deux dispositifs sont incompatibles. Un contribuable sous Beckham est imposé comme un non-résident et ne peut pas appliquer la déduction Mbappé. En pratique :
  • Vous travaillez (salarié, dirigeant, télétravailleur) : Beckham est presque toujours plus intéressant.
  • Vous ne travaillez pas (rentier, retraité fortuné, investisseur) et vous vivez à Madrid : Mbappé devient l’option, à condition d’avoir l’impôt régional à absorber.
  • Vous investissez dans des startups récentes : la déduction startups (50 %) et la déduction Mbappé ne se cumulent pas ; il faut choisir selon le montant et la nature des actifs.
Faites simuler les deux options par un conseiller fiscal avant de choisir.

Quel outil pour quel profil ?

  • Fondateur de startup tech : loi des startups, puis Beckham pour vous-même (entrepreneur innovant).
  • Cadre expatrié ou dirigeant de filiale : loi Beckham.
  • Télétravailleur américain, canadien ou britannique : visa télétravail, puis Beckham pour les salariés.
  • Retraité ou rentier fortuné à Madrid : loi Mbappé (ou la résidence « non lucrative » ailleurs). Voir le visa non lucratif.
  • Business angel : déduction startups de 50 %.

D’autres systèmes, avantages fiscaux ou autres, qui facilitent l’investissement en Espagne

Les quatre outils ci-dessus ne sont pas les seuls. Voici les principaux dispositifs complémentaires, avec leurs forces, leurs limites et leur impact.
Dispositif Avantages Inconvénients Impact
Zone Spéciale des Canaries (ZEC) IS à 4 % sur une partie des bénéfices (jusqu’à 1,8 M€, plus 500 000 € par emploi créé au-delà du minimum), exonérations de droits de mutation Investissement minimal (100 000 € ou 50 000 €) et 5 ou 3 emplois ; startups : pas d’investissement minimal mais 6 ou 4 emplois ; secteurs financier et assurance exclus. Autorisation d’inscription possible jusqu’au 31 décembre 2026 sous la règle actuelle Pôle tech, audiovisuel et industrie aux Canaries ; avantages applicables jusqu’en 2032
Réserve pour investissements aux Canaries (RIC) et IGIC Réduction de la base imposable des bénéfices réinvestis dans l’archipel ; taxe indirecte générale réduite (IGIC 7 % contre 21 % de TVA) Obligation de réinvestir localement et de maintenir l’investissement ; éloignement Soutient l’emploi et l’immobilier professionnel local
Régimes forals (Pays basque, Navarre) Fiscalité propre, dont l’impôt sur les sociétés et les incitations R&D ; forte tradition industrielle et technologique Règles distinctes de celles du reste de l’Espagne ; complexité si l’activité est répartie entre régions Saint-Sébastien et Bilbao se positionnent comme hubs tech
Impôt sur le patrimoine bonifié à 100 % Madrid, Andalousie, Murcie, Cantabrie et Extrémadura annulent la cotisation régionale (en 2026) Au-delà de 3 M€ de patrimoine net, l’impôt de solidarité des grandes fortunes s’applique (1,7 % à 3,5 %), avec un mécanisme de déduction de l’impôt régional Attire les hauts patrimoines, source de débat sur la concurrence fiscale entre régions
Impôt sur les successions très réduit Dans une dizaine de communautés dont Madrid, l’Andalousie et la Communauté valencienne, bonification d’au moins 99 % pour les proches Dépend de la résidence du défunt ; règles différentes selon la région Facilite la transmission et la stabilité du patrimoine
Patent Box et déductions R&D Réduction du revenu tiré de la cession de droits sur actifs incorporels (60 % de base) et crédits d’impôt R&D cumulables avec l’IS réduit Formalités de justification des dépenses, délais de contrôle Soutient l’innovation et la propriété intellectuelle
Exonération des participations 95 % des dividendes et plus-values de participations qualifiantes exonérés pour les sociétés espagnoles Conditions de détention et de substance Rend l’Espagne attractive comme société holding
Financement public Prêts participatifs ENISA, CDTI, ICO ; le fonds FondoICO Next Tech vise 4 Md€ pour les entreprises en croissance Procédures longues ; plafonds ; concurrence entre dossiers Complète le capital-risque privé, qui a atteint 3,1 Md€ en 2025
Ancien « Golden Visa » immobilier Supprimé en avril 2025 Plus de titre de séjour contre achat immobilier A réorienté les profils vers les voies entrepreneur, télétravail et non lucratif

Sources : PwC (ZEC), Agencia Tributaria, Guía Fiscal (Patrimonio 2026). Le calendrier de la ZEC peut être prolongé : vérifiez-le, car la date butoir est proche.

D’autres mesures qui pourraient renforcer l’attractivité de l’Espagne pour les investisseurs tech

Voici nos propositions d’économiste. Ce ne sont pas des projets de loi : elles s’appuient sur les limites constatées des dispositifs actuels et sur ce que font certains concurrents européens.
  1. Un crédit d’impôt R&D remboursable en numéraire. Argument : le taux de 15 % ne sert qu’aux startups bénéficiaires, alors que la plupart perdent de l’argent pendant plusieurs années. Impact : trésorerie immédiate, rétention des équipes de R&D. Contrepartie : coût budgétaire et besoin de contrôles.
  2. Des stock-options taxées à la seule cession. Argument : seules 144 entreprises les ont utilisées en 2024, signe que la mécanique reste trop complexe. Impact : attraction et fidélisation des talents face à la France, à l’Italie et au Portugal. Contrepartie : report de recettes pour l’État.
  3. Un guichet unique anglophone pour NIE, résidence, compte bancaire et Sécurité sociale. Argument : 54 % des expatriés jugent l’administration difficile (InterNations 2026). Impact : gain de plusieurs semaines pour chaque recrutement international. Contrepartie : investissement de départ en moyens humains.
  4. Un statut Beckham clarifié pour les fondateurs indépendants. Argument : les indépendants y accèdent difficilement alors qu’ils créent les entreprises de demain. Impact : plus de fondateurs étrangers dans les hubs. Contrepartie : risque d’abus à encadrer.
  5. Des incitations aux fonds de pension et assureurs pour investir en capital-risque. Argument : les profils d’investisseurs institutionnels locaux sont encore peu présents dans les tours tardifs ; le rapport sur la loi plaide pour de nouvelles incitations aux investisseurs en fonds. Impact : moins de dépendance aux fonds étrangers pour les tours de croissance. Contrepartie : encadrement des risques pour les épargnants.
  6. Un guichet d’autorisations accéléré pour les centres de données et l’énergie verte. Argument : l’Espagne a un atout renouvelable et des liaisons internationales. Impact : investissements en IA et cloud, emplois qualifiés. Contrepartie : pression sur l’eau et l’électricité à gérer.
  7. Un « pack investisseur » stable et lisible au niveau national. Argument : les règles changent selon les régions et les années. Impact : sécurité juridique, décision d’investir plus rapide. Contrepartie : moins de marge de concurrence entre régions.

Résidence fiscale, double imposition, départ de France : les vrais pièges

  • Résidence fiscale : vous êtes résident espagnol si vous passez plus de 183 jours par an dans le pays ou si le centre de vos intérêts économiques s’y trouve. Ce sont ces règles, et non votre visa, qui déterminent l’impôt dû.
  • Départ de France, Belgique ou Suisse : vérifiez le sort de vos parts de société (exit tax), de votre assurance-vie et de vos revenus fonciers avant de partir. La convention fiscale entre votre pays et l’Espagne tranche les conflits.
  • Beckham : le régime d’impôt espagnol ne supprime pas l’imposition dans votre pays d’origine si vous y gardez une résidence ou des revenus.
  • Déclarations : le régime Beckham dispense du modèle 720 (avoirs à l’étranger) pour le bénéficiaire, mais pas pour son conjoint s’il n’en bénéficie pas.
  • Conseil : faites valider le montage avant de signer un bail, un contrat ou un achat.

Pourquoi l’Espagne reste un choix solide pour un investisseur

  • Une économie dynamique : +2,5 % de croissance prévue en 2026 et +1,8 % en 2027 (FMI, octobre 2026), contre +0,4 % puis +0,7 % pour la France.
  • Un coût de la vie plus bas : niveau des prix de 91,6 (UE27 = 100) contre 110,3 en France, 116,2 en Belgique et 171,3 en Suisse (Eurostat 2025).
  • La meilleure qualité de vie selon les expatriés : n° 1 pour la 5e année consécutive (InterNations 2026), avec une espérance de vie de 84 ans.
  • Un pays sûr : 27e sur 163 au Global Peace Index 2026, loin devant la France (99e).
  • L’euro, Schengen et le fuseau horaire de Paris, des écoles françaises (23 lycées) et une langue parlée par près de 600 millions de personnes.
  • Un écosystème qui lève des fonds : 3 108 M€ en 2025, avec Barcelone (1 374 M€), Madrid (865 M€) et Valence (267 M€) en tête.
Pour aller plus loin : pourquoi vivre ou acheter en Espagne et les principales raisons de vivre en Espagne.

Avantages fiscaux en Espagne : comment s’y prendre en 6 étapes

  1. Identifiez votre profil (fondateur, salarié, investisseur, retraité) et votre nationalité (UE ou hors UE).
  2. Faites chiffrer deux scénarios fiscaux (régime général, Beckham ou Mbappé) par un conseiller.
  3. Obtenez votre NIE et ouvrez un compte bancaire. Mode d’emploi du NIE.
  4. Régularisez la résidence : enregistrement UE, ou visa télétravail, entrepreneur ou non lucratif.
  5. Structurez la société ou l’investissement (SL, certificat ENISA, actifs éligibles à Mbappé, ZEC avant fin 2026).
  6. Déclarez et conservez les justificatifs : demande Beckham sous 6 mois, déclaration annuelle, preuve de détention de l’investissement.

Conclusion : un outil pour chaque profil, aucun miracle sans conseil

La loi des startups structure l’entrepreneuriat, la loi Beckham attire les talents et les hauts revenus, la loi Mbappé séduit les investisseurs fortunés à Madrid et le visa télétravail ouvre la porte aux profils hors UE. Les chiffres montrent que ce sont surtout les outils de résidence et de fiscalité personnelle qui font la différence, plus que l’impôt à 15 % des startups. Choisissez avec un professionnel, en comparant au moins deux scénarios chiffrés.

Questions fréquentes sur les avantages fiscaux en Espagne

Quels sont les principaux avantages fiscaux en Espagne pour un investisseur étranger ?

La loi Beckham (24 % jusqu’à 600 000 €), la déduction de 20 % de la loi Mbappé à Madrid, l’impôt sur les sociétés à 15 % pour les startups certifiées, la déduction de 50 % pour les investisseurs en startups, et les régimes régionaux comme la ZEC aux Canaries (IS à 4 %).

Quelle est la différence entre la loi Beckham et la loi Mbappé ?

La loi Beckham est nationale et impose les revenus d’activité à 24 %. La loi Mbappé est une déduction de 20 % du capital investi dans l’impôt régional de Madrid. Elles sont incompatibles entre elles.

La loi Mbappé concerne-t-elle seulement les sportifs ?

Non. Elle s’adresse à tous les nouveaux résidents fiscaux de Madrid qui investissent dans des obligations ou des actions, sous conditions. Elle est surtout utile aux rentiers et aux grandes fortunes.

Un Français ou un Belge a-t-il besoin du visa télétravail ?

Non. Les citoyens de l’Union européenne s’installent librement en Espagne. Le visa télétravail concerne les ressortissants hors UE, comme les Canadiens, les Britanniques ou les Américains.

Peut-on cumuler la loi Beckham et le visa télétravail ?

Oui, un télétravailleur salarié titulaire du visa peut demander la loi Beckham s’il remplit ses conditions. Les travailleurs indépendants y accèdent plus difficilement.

Quel est le taux d’impôt sur les sociétés d’une startup en Espagne ?

15 % pour une startup certifiée par ENISA, pendant la première année bénéficiaire et les trois suivantes, au lieu de 25 %.

Y a-t-il un impôt sur la fortune en Espagne ?

Oui. L’impôt sur le patrimoine est bonifié à 100 % à Madrid, en Andalousie, en Murcie, en Cantabrie et en Extrémadura en 2026. Un impôt de solidarité des grandes fortunes s’applique au-delà de 3 M€ de patrimoine net.

L’Espagne est-elle un bon pays pour investir en 2026 ?

Elle offre une croissance supérieure à celle de la zone euro, un coût de la vie plus bas et des régimes d’attraction nombreux. Les risques sont une administration lente, des prix immobiliers en hausse et un cadre légal qui évolue.

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Article mis à jour le 28 octobre 2026 par Patrick Crosset, conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne. Cet article sur les avantages fiscaux en Espagne est une information générale et ne remplace ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil financier. Les lois (Ley 28/2022, loi Beckham, Ley 4/2024 de Madrid, visas, ZEC) évoluent : vérifiez leur état à la date de votre projet et faites valider votre situation par un avocat fiscaliste. Sources : BOE, Agencia Tributaria, ENISA, ECIJA, PwC, Fundación Innovación Bankinter, ICEX, Eurostat, FMI, InterNations 2026, Institute for Economics & Peace, acheterenespagne.fr, achatenespagne.com.

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    À propos de l’auteur

    Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, fondateur d’AcheterenEspagne.fr et d’AchatenEspagne.com. Depuis plus de 15 ans, il accompagne des acheteurs français, belges, suisses et autres francophones, résidents ou non-résidents, dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche indépendante et sécurisée. Son expertise est régulièrement citée par des médias de référence (Le Monde, Le Figaro, Le Revenu, Slate). 🔗 LinkedIn · ▶️ Chaîne YouTube · 🌐 AchatenEspagne.com

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