Dernière mise à jour le 7 octobre 2026 par Patrick Crosset
Les News en Octobre 2026
Chaque mois, nous vous présentons les news de l’immobilier les plus récentes – Octobre 2026
Immobilier résidentiel mondial : vers une normalisation après plusieurs années de turbulences
Le marché résidentiel mondial traverse une phase de normalisation complexe plutôt qu’un effondrement généralisé, contrairement aux craintes formulées en début d’année. Il navigue désormais entre :
- pénurie structurelle de logements dans certaines régions,
- ralentissement économique dans d’autres,
- et retour durable de taux d’intérêt plus élevés qu’au cours de la décennie 2010-2020.
Selon l’indice UBS Global Real Estate Bubble Index publié le 22 septembre, la hausse moyenne des prix réels, corrigés de l’inflation, plafonne à seulement 0,5% sur un an à l’échelle des grandes métropoles mondiales. Les risques de surévaluation se concentrent désormais à Zurich et à Tokyo, tandis que Londres, Paris et New York évoluent en zone de risque faible ou modéré, après les ajustements tarifaires des dernières années.
Le choc de solvabilité reste généralisé : selon l’OCDE et UBS, un salarié qualifié a perdu en moyenne un tiers de sa capacité d’achat immobilière par rapport à 2021, sous l’effet combiné des taux et des coûts de construction. Cette inaccessibilité de la propriété renvoie les ménages vers la location, où les loyers progressent de 2% à 4% par an selon Zillow Research, un rythme supérieur à celui des salaires.
La divergence entre grandes zones géographiques demeure le trait marquant de cette rentrée.
USA : Signes d’essoufflement
Aux États-Unis, le marché montre des signes d’essoufflement : la hausse de la valeur moyenne selon Zillow plafonne à 1,2% sur un an, les taux à 30 ans dépassant 7% freinent les volumes, et les réductions de prix atteignent leur niveau le plus élevé depuis plusieurs années. Le marché ne s’effondre toutefois pas : l’offre disponible augmente progressivement et les prix restent globalement stables.
Europe : Le Sud attire
L’Europe évolue à deux vitesses. Les prix résidentiels ont progressé d’environ 4,5% au premier trimestre 2026 sur un an, mais l’Allemagne et le Royaume-Uni accumulent une baisse réelle de leurs valorisations, jusqu’à -25% par rapport au sommet de 2021 à Francfort, quand l’Europe du Sud (Madrid, Lisbonne, Milan) poursuit une hausse soutenue portée par la demande internationale. La faiblesse structurelle de la construction, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays nordiques, reste le principal sujet de préoccupation du continent, tandis que les investissements résidentiels internationaux ont bondi de 32% au premier semestre par rapport à 2025.
Chine : Point d’interrogation
En Asie-Pacifique, la Chine demeure le principal point faible du marché mondial : les prix des logements neufs ont encore reculé en août, même si le rythme ralentit, les grandes métropoles se stabilisant quand les villes secondaires souffrent toujours d’une offre excédentaire. Pékin a multiplié les mesures de soutien, allongeant la durée maximale des prêts à quarante ans et réformant le système de pré-commercialisation.
Tokyo subit désormais les premières tensions d’un désalignement entre prix du neuf et revenus locaux, tandis que Singapour stabilise ses cours et que Hong Kong cherche son point bas.
Dans les pays émergents, la Banque des règlements internationaux relève que l’Amérique latine continue d’afficher des hausses de prix réelles, à rebours de plusieurs économies asiatiques.
Atterrissage en douceur en 2027
Pour 2027, le scénario central des économistes reste celui d’un atterrissage en douceur. L’OCDE anticipe une stabilisation progressive de l’environnement mondial à mesure que les tensions énergétiques se réduiront, et les grands cabinets immobiliers internationaux prévoient une reprise modérée des volumes de ventes mondiaux, de 2% à 3%, accompagnée d’une croissance nominale des prix alignée sur l’inflation.
- Aux États-Unis, la hausse des prix devrait rester faible tant que les crédits resteront proches de 6,5% à 7%.
- En Europe, les perspectives apparaissent plus robustes, portées par une demande soutenue face à une offre insuffisante, l’Espagne, l’Italie et le sud du continent restant les moteurs de la croissance régionale.
- La Chine devrait entrer dans une stabilisation progressive, sans véritable rebond national attendu en 2027.
Deux tendances structureront davantage encore le marché :
- Le renforcement des réglementations environnementales en Europe et en Asie, qui accentuera la décote des biens énergétiquement obsolètes au profit des logements éco-efficients,
- Et la montée en puissance des capitaux institutionnels, qui concentreront leurs investissements sur le locatif géré (build-to-rent, résidences étudiantes et seniors).
Au total, 2027 pourrait marquer l’avènement d’un marché mondial plus équilibré, moins spéculatif et davantage piloté par les fondamentaux démographiques, mais toujours marqué par une insuffisance chronique de logements dans de nombreuses grandes économies.
L’immobilier résidentiel espagnol à l’automne 2026 : un marché au sommet, une société sous tension
À la charnière septembre-octobre 2026, l’immobilier résidentiel espagnol traverse une phase d’ajustement complexe. Le marché reste tiré vers le haut par une pénurie structurelle d’offre, mais il est désormais bridé par la capacité de financement des ménages, qui montre ses premiers signes d’essoufflement.
La détérioration de l’accessibilité au logement devient l’enjeu économique et social majeur de cette rentrée. Depuis une décennie, les prix progressent beaucoup plus rapidement que les revenus des ménages, alimentant les inquiétudes quant à la capacité des classes moyennes à accéder à la propriété. Sur le plan financier, les conditions se compliquent également : après son repli observé fin 2025, l’Euribor est reparti à la hausse et a dépassé 3%, et même 3,3%, début octobre 2026, renchérissant le coût du crédit pour les ménages espagnols.
Malgré ce contexte, les zones les plus attractives du pays continuent d’attirer les investisseurs nationaux et internationaux. Madrid, Malaga, Alicante, Valence, Barcelone et les Baléares demeurent les principaux moteurs de la hausse des prix,. La demande étrangère représentent une part considérable des acquisitions dans certaines zones côtières.
Le marché demeure fortement inflationniste, mais les premiers signes de ralentissement sont désormais visibles : moins de transactions, qu’il s’agisse des ventes ou des crédits, des prix encore très élevés mais qui décélèrent, un effort financier des ménages en hausse, une offre locative en recul, et un vide législatif après l’échec des décrets sur le logement. Le consensus de la presse économique et des instituts d’études (Tinsa, Fitch, Idealista, CaixaBank Research) exclut un krach, mais retient plutôt une normalisation de l’activité, les prix restant soutenus par le déficit d’offre, sauf sur certains marchés déjà très chers comme Madrid ou les Baléares, où la demande solvable commence à s’essouffler.
Le marché semble ainsi approcher une limite de solvabilité avant même d’atteindre une limite de demande : les prix continuent de progresser rapidement, mais les ventes, les hypothèques et surtout la capacité des ménages à financer leurs achats commencent à se contracter. L’explication principale reste le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande, l’Espagne continuant de créer davantage de ménages qu’elle ne construit de logements. Selon BBVA Research, le déficit résidentiel accumulé pourrait atteindre près de 885 000 logements à l’horizon 2027 si le rythme de production n’accélère pas significativement. Les tensions devraient rester les plus fortes dans les grandes zones d’emploi, les régions méditerranéennes et les territoires où la croissance démographique dépasse la construction.
2027 : Ralentissement progressif de la hausse des prix
Pour 2027, le scénario le plus probable n’est ni celui d’un effondrement, ni celui d’une nouvelle flambée comparable à celle observée depuis 2024. Les principales institutions tablent sur un ralentissement progressif de la hausse des prix : BBVA Research prévoit une progression de 5,7% en 2027, soit environ deux fois moins qu’en 2026. Cette modération tiendrait à trois facteurs principaux : le ralentissement des transactions, le renchérissement du financement, et les effets attendus des mesures publiques destinées à accroître l’offre.
Les fondamentaux du marché resteraient toutefois solides : croissance démographique, arrivée continue d’acheteurs étrangers, insuffisance chronique de logements neufs et attractivité économique du pays devraient continuer à soutenir les prix. Les principaux risques baissiers identifiés seraient une remontée durable des taux, une détérioration de l’emploi ou un durcissement excessif du crédit ; le principal risque haussier resterait, à l’inverse, l’absence de réaction suffisante de l’offre.
En définitive, 2027 devrait marquer le passage d’un marché en surchauffe à un marché de tension durable : moins de transactions, des hausses de prix plus modérées, mais aucune véritable correction nationale tant que le déficit structurel de logements espagnol ne sera pas résorbé.
Baisse des transactions de 11% et hausse des prix de 8%
Le nombre de transactions en baisse de 11,1% !
Selon le Conseil Général des Notaires, en juillet 2026, le nombre de transactions immobilières résidentielles en Espagne a diminué de 11,1% par rapport à juillet 2025. C’est la septième baisse consécutive et la neuvième en dix mois, confirmant que l’offre est insuffisante, aussi bien neuve qu’ancienne et que les prix sont dorénavant trop élevés pour beaucoup d’acheteurs.
Il s’est vendu 65.400 logements en juillet 2026. Parmi eux, 74% d’appartements et 26% de maisons individuelles.
Les ventes d’appartements diminuent de 12,7% en juillet 2025, et les ventes de maisons individuelles de 6,2%.
Le volume de transactions baisse dans 16 régions autonomes et augmente seulement en Extrémadure. Toutes les « grandes régions immobilières » sont touchées par une baisse des transactions, jusqu’à deux chiffres :
- Pays Basque : -20%
- Communauté Valencienne : -19%
- Baléares : -14%
- Communauté de Madrid : -14%
- Andalousie : -9%
- Canaries : -7%
- Catalogne : -5%
En chiffre absolu de transactions en juillet 2026, le classement des 4 principales régions (qui regroupent plus de 6 transactions sur 10) est le suivant :
- Andalousie – 12800 transactions (20% des transactions immobilières espagnoles),
- Catalogne – 11200 transactions (17%),
- Communauté Valencienne – 9500 transactions (14%),
- Communauté de Madrid – 7600 transactions (12%).
La superficie moyenne des biens achetés est de 111 m2. 89 m2 pour les appartements et 175 m2 pour les maisons.
Prix en forte hausse en juillet 2026 : +7,7%
En juillet 2026, le prix au m2 continue légèrement au-dessus de la barre des 2100 €, à 2110 €, en hausse de 7,7% sur un an.
On note une hausse beaucoup plus importante du prix des appartements (+12,5% – 2550 €/m², le plus haut niveau jamais atteint) que du prix des maisons individuelles (+2,3% – 1500 €/m²). Plus de 1000 €/m2 de différence entre les deux types d’habitat.
La hausse des prix continuera jusqu’à la fin de l’année dopée par une offre en baisse et une demande en hausse constante.
En juillet 2026, les prix ont augmenté dans 16 autonomies régionales et sont restés stables aux Iles Baléares.
Notons les hausses de prix au m2 à deux chiffres des îles Canaries (+19%), du Pays Basque et de la Communauté Valencienne (+13%) et de la Communauté de Madrid (+11%). Suivent la Catalogne (+8%) et l’Andalousie (+7%).
Le classement des régions les plus chères (prix au m2) en juillet 2026 :
- Les régions à plus de 4000 €/m2
- Iles Baléares : 4160 €/m2
- Communauté de Madrid : 4060 €/m2
- Les régions entre 3000 €/m2 et 4000 €/m2
- Pays Basque : 3370 €/m2
- Les régions entre 2000 €/m2 et 3000 €/m2
- Catalogne : 2540 €/m2
- Iles Canaries : 2450 €/m2
- Les régions entre 1500 €/m2 et 2000 €/m2
- Cantabrie : 1960 €
- Navarre : 1920 €
- Communauté Valencienne : 1840 €
- Andalousie : 1830 €
- Asturies : 1690 €
- Les régions entre 1000 €/m2 et 1500 €/m2
- Murcie : 1490 €/m2
- Galice : 1400 €/m2
- Aragon : 1330 €/m2
- La Rioja : 1250 €/m2
- Castilla y Leon : 1100 €/m2
- Les moins chères à moins de 1000 €/m2
- Castille-La Manche : 870 €/m2
- Extrémadure : 810 €/m2
Le nombre de crédits hypothécaires (36.690) est en baisse de 4,9% d’une année sur l’autre. Plus de la moitié des transactions (56%) sont accompagnées d’un crédit hypothécaire. L’emprunt (183.600 euros en moyenne) représente 72% du prix des biens.
Opinion – Une seule solution : construire plus et plus rapidement !
Acheter un logement ou, à défaut, en louer un est devenu un objectif de plus en plus difficile à atteindre pour des centaines de milliers de personnes en Espagne.
47 % des jeunes Espagnols âgés de 26 à 34 ans qui vivent encore chez leurs parents affirment que la raison principale est qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter ou de louer un logement en raison des prix élevés.
Il manque des logements !
En Espagne, on est passé de 14 logements construits pour 1000 habitants avant la crise de 2008, ce qui était une aberration, à 2 pour 1000, ce qui est une autre aberration, alors que dans les autres pays, on construit 4 logements pour 1000 habitants.
Le principal problème réside dans une équation difficile à tenir. En 2025, environ 95 000 nouveaux logements ont été mis sur le marché, alors que l’Espagne a vu naître quelque 240 000 nouveaux ménages. Autrement dit, la nouvelle offre n’a permis de couvrir qu’environ 40% des nouveaux besoins en matière de logement générés au cours de l’exercice.
Il en résulte qu’aujourd’hui, l’Espagne connaît un déficit de logements d’environ 750 000 unités, selon les données de la Banque d’Espagne. Toutefois, il y a quelques jours à peine, la Banque a averti que ce chiffre pourrait dépasser le million au cours des deux prochaines années si aucune mesure n’était prise.
Et il y a de plus en plus de demandes
Alors que la construction de logements ne redémarre pas, un autre facteur vient compliquer la situation : la croissance démographique, principalement due à l’immigration.
Depuis 2021, la création de foyers est en hausse. À l’heure actuelle, en Espagne, on compte un quart de million de foyers nets créés chaque année, principalement grâce à l’immigration en provenance de Colombie et du Venezuela.
La pénurie d’offre n’est pas seulement due à la baisse du nombre de logements construits, mais aussi au fait qu’une partie du parc immobilier n’est pas destinée à servir de résidence principale, mais à la location touristique ou saisonnière. Dans certaines zones, cela exerce une pression supplémentaire sur le marché.
Résultat : une pression haussière des prix
Ce décalage entre offre et demande s’accentue d’année en année et se concentre notamment à Madrid, Barcelone, Malaga, Valence, aux Baléares et dans d’autres régions où la population augmente et où la demande en matière d’emploi ou de tourisme est forte.
La conséquence est prévisible : lorsque le nombre de ménages augmente beaucoup plus rapidement que l’offre de logements, la pression finit par se répercuter tant sur les prix d’achat que sur les loyers.
Depuis 2015, les prix des maisons et des appartements à vendre ou à louer ont augmenté de 80%, tandis que les salaires des travailleurs n’ont augmenté que de 30% au cours de la même période.
Cette fracture touche particulièrement les jeunes. Près de 69% des Espagnols âgés de 18 à 34 ans continuent de vivre chez leurs parents, une situation influencée par des facteurs culturels et professionnels, mais dans laquelle le prix du logement joue un rôle fondamental.
Une seule solution : construire plus mais l’offre ne peut pas réagir
Pourquoi ne construit-on pas plus en Espagne ? A cause de multiples raisons, dont les plus importantes sont :
- Des terrains non disponibles.
- Des procédures d’urbanisme locales, régionales et nationales susceptibles de retarder de plusieurs années la mise sur le marché de nouveaux programmes immobiliers.
- Moins d’entreprises, une pénurie de main-d’œuvre qualifiée suite à l’effondrement du secteur de la construction après 2008.
Le FMI a d’ailleurs demandé à l’Espagne d’accélérer les projets d’urbanisme, de libérer des terrains, de simplifier les permis et de réduire l’insécurité juridique des projets.
Mais pour l’instant, tout cela avance à petit pas.
L’Espagne doit agir simultanément sur les questions foncières, les permis de construire, la construction, le logement social, la rénovation et la sécurité juridique si elle souhaite réduire un déficit qui atteint déjà plusieurs centaines de milliers de logements.
Le débat n’est pas entre les propriétaires, les locataires et la réglementation. Intervenir uniquement sur les prix peut soulager certaines situations à court terme, mais cela ne crée pas automatiquement de nouveaux logements. Il doit y avoir très rapidement une volonté politique de l’État, des régions et des communes de favoriser la construction rapide de logements.
Tant que l’écart entre la demande et l’offre continuera de se creuser, il sera de plus en plus difficile de répartir une offre insuffisante, quelle que soit la manière dont les prix sont réglementés.
C’est précisément là que réside le paradoxe du marché espagnol : tout le monde débat de la manière de répartir les logements disponibles, alors que le véritable enjeu consiste à faire en sorte qu’il y ait beaucoup plus de logements disponibles.
Les Décrets-Lois sur le logement rejetés par les députés provoquent de nouvelles élections !
Septembre 2026 restera comme un mois charnière pour l’immobilier et la politique en Espagne. L’expulsion de Maricarmen, 87 ans, a déclenché un mouvement social inédit : campement place de la Puerta del Sol, manifestations dans une cinquantaine de villes et caceroladas devant les mairies.
Le 29 septembre 2026, le gouvernement espagnol réagit et adopte deux décrets-lois d’urgence : suspension des expulsions de locataires vulnérables jusqu’à fin 2030, prorogation automatique des baux, interdiction jusqu’en 2028 des achats spéculatifs par les fonds acquéreurs à moins de 70% de la valeur de marché, encadrement des locations saisonnières et de chambres, et TVA à 10% sur la location touristique.
Le Congrès des députés rejette les deux décrets le 2 octobre, obligeant l’exécutif à convoquer de nouvelles élections pour fin novembre.
Contre-proposition du Partido Popular sur le logement
En parallèle au projet gouvernemental, le PP (opposition de droite) a dévoilé sa contre-proposition logement :
- Un million de logements construits en quatre ans, suppression des zones tendues.
- Offrir une sécurité juridique aux propriétaires et aux locataires
- Avals publics de 95 % à 100 % pour les jeunes et réductions fiscales allant jusqu’à 60% (économie estimée de 21 000 à 26 000 € par achat)
- Adopter une loi contre les squats.
- Et simplifier les démarches administratives en privilégiant le silence positif.
Les deux-tiers des jeunes reportent leurs projets à cause du coût du logement
Parmi les jeunes âgés de 25 à 34 ans en Espagne, 38% sont propriétaires de leur logement, contre 62% chez les 35-45 ans. Parallèlement, la location s’impose comme un moyen d’émancipation : chez les moins de 35 ans, elle représente 41% des modes d’habitation.
75% des personnes de 25 à 45 ans interrogées estiment qu’il est pratiquement impossible d’acheter un logement sans l’aide de la famille, tandis que 72% considèrent que l’héritage est l’un des rares moyens réels d’accéder à la propriété.
84% des personnes âgées de 25 à 45 ans qui ne sont pas propriétaires affirment qu’elles aimeraient acheter un logement, mais qu’elles n’en ont pas les moyens.
66% des jeunes déclarent que le coût du logement les a contraints à reporter des décisions personnelles importantes, comme quitter le domicile parental ou fonder une famille,
Obligation « précipitée » du certificat amiante en Catalogne
Depuis le 3 octobre, une nouvelle exigence entre en vigueur pour pouvoir vendre ou louer un logement en Catalogne : l’obligation de disposer d’un certificat attestant de la présence ou de l’absence d’amiante dans le bien immobilier. Cette exigence est prévue par la loi n° 8/2026 relative à l’éradication de l’amiante en Catalogne, qui a été adoptée début juillet et qui, ces derniers jours, donne du fil à retordre aux fonctionnaires et aux professionnels de l’immobilier.
Cette mesure devrait s’appliquer tant à l’achat qu’à la location de tout type de bien immobilier, qu’il s’agisse d’une maison individuelle, d’un logement, d’un entrepôt industriel ou d’un terrain, même s’il n’est pas bâti ou s’il s’agit d’un terrain rural.
Le secteur immobilier (agents immobiliers, notaires, représentants des registres de la propriété) met en garde contre le fait que l’obligation de ce certificat, lors de la signature du contrat de vente chez le notaire, entraînera un blocage massif des transactions immobilières et accroîtra l’insécurité juridique ; il espère donc que la Generalitat (région de Catalogne) se contentera d’imposer au vendeur l’obligation de remettre le certificat dans un délai précis.
Le secteur financier craint que les opérations hypothécaires déjà approuvées et en attente de signature ne tombent à l’eau si le vendeur du bien immobilier ne fournit pas ce document.
L’Ordre des architectes de Catalogne se fait l’écho du malaise général et rappelle que le législateur, en fixant la date d’entrée en vigueur de la loi, n’a pas tenu compte du grand nombre de transactions économiques concernées ni du temps nécessaire pour faire connaître les nouvelles obligations, préparer correctement le marché et établir des critères permettant de lever les ambiguïtés afin d’offrir les garanties nécessaires à tous les acteurs concernés.
La Catalogne met en place son service de fiscalisation des loyers
La Catalogne a franchi une nouvelle étape dans la régulation du marché locatif avec la création de la Direction générale de la réglementation du logement, un nouvel organisme chargé de centraliser et de renforcer les fonctions d’inspection, de contrôle et de sanction dans le domaine du logement. Cette nouvelle administration reprendra les compétences qui relevaient jusqu’à présent de l’Agència de l’Habitatge de Catalunya.
Ce nouvel organisme ne part pas de zéro. Au cours des mois précédents, la Generalitat avait déjà mis en place les premières mesures visant à vérifier le respect de la réglementation. Il récupérera plusieurs centaines de dossiers en cours.
Le montant des sanctions dépend de la gravité de l’infraction. Les infractions graves peuvent entraîner des amendes comprises entre 9 000 et 90 000 euros, tandis que les infractions très graves sont passibles d’amendes comprises entre 90 000 et 900 000 euros.
Poids des étrangers dans les achats immobiliers en Espagne
Selon le Registre de la Propriété, les étrangers ont acheté 51 600 logements au cours des six premiers mois de 2026, soit 4% de plus qu’au 1er semestre 2025. Ils représentent 15% du total des acquisitions immobilières en Espagne.
La côte méditerranéenne et les îles restent les destinations préférées des acheteurs internationaux. Les acheteurs étrangers ont des préférences bien ancrées et continuent de privilégier les régions côtières du pourtour méditerranéen ainsi que les deux archipels comme destinations de prédilection.
Les pourcentages d’étrangers les plus élevés ont été enregistrés aux Baléares (31%), dans la Communauté valencienne (30%), aux Canaries (26%), dans la région de Murcie (23%), en Catalogne (16%) et en Andalousie (15%). Madrid affiche un taux d’achats par des étrangers de 7,5%.
Cela se traduit par 2 070 transactions aux Baléares, 15 300 dans la Communauté valencienne, 3 360 aux Canaries, 2 970 à Murcie, 9 320 en Catalogne et 10 280 en Andalousie. À Madrid, les acheteurs internationaux ont acquis 2 920 biens immobiliers.
En ce qui concerne la nationalité des acheteurs étrangers, sans tenir compte du fait que ces citoyens résident ou non en Espagne, les Britanniques continuent de dominer le volume de transactions, avec 3 510 achats de logements entre janvier et juin 2026 (6,8% du total des transactions étrangères).
Les ressortissants des Pays-Bas, du Maroc et d’Allemagne talonnent de près, ces trois nationalités ayant enregistré plus de 3 000 transactions au cours des six premiers mois de l’année (soit plus de 6% du total des achats étrangers).
Les Néerlandais continuent de progresser d’année en année, et depuis le début de l’année 2026, ils ont acheté un peu plus de 3 430 logements, soit à peine 80 maisons de moins que les Britanniques. Les Marocains (en quasi-totalité résidents en Espagne) ont devancé les Allemands dans le « top 3 » des ventes avec 3 130 logements, contre 3 100 pour les Allemands.
Derrière, on trouve un autre groupe composé de ressortissants roumains (2 780), italiens (2 710), français (2 580), polonais (2 270) et belges (2 050), qui représentent entre 4% et 5,4% des transactions.
Avec plus d’un millier d’unités achetées au cours de ces six premiers mois de 2026, se distinguent les Ukrainiens (1 550), les Chinois (1 480) et les Suédois (1 270). Viennent ensuite 870 transactions réalisées par des Américains, 750 par des Russes et 620 par des Portugais.
Forte pression locative des étrangers aux Baléares et dans la Province d’Alicante
Le marché locatif espagnol n’est pas étranger à la demande étrangère de logements dans notre pays. Dans des provinces comme Alicante, les Baléares ou Málaga, un quart des recherches d’appartements à louer provient de l’étranger, selon le portail Idealista.
Dans certaines villes, cet intérêt étranger dépasse la demande nationale, notamment dans des stations touristiques telles qu’Andratx (60 %) et Calvià (52 %), aux Baléares, ainsi qu’à Calpe (53 %) et Moraira (52 %), toutes deux situées dans la province d’Alicante.
Différence record entre IPC et IRAV, les deux indices locatifs
La différence entre les indices IPC et IRAV n’a jamais été aussi importante depuis la création de l’IRAV en 2023.
Que vous soyez propriétaire ou locataire d’un logement en location de longue durée et que vous deviez procéder au renouvellement annuel du contrat, vous devez connaître le taux qui sera appliqué pour la révision.
Les contrats signés après l’entrée en vigueur de la loi sur le logement (mai 2023) verront leur loyer augmenter de 2,47 % par an (IRAV). En revanche, pour les baux antérieurs à mai 2023, l’augmentation atteint 4,9 % (IPC de septembre), soit la plus forte hausse enregistrée depuis février 2023.
Une différence d’augmentation du simple au double !
Pour un loyer mensuel de 1500 euros, vous paierez dans l’année 437 euros de plus si vous êtes soumis à l’IPC.
Trois villes espagnoles parmi les 10 destinations les plus prestigieuses pour acheter dans le luxe en bord de mer
Le réseau immobilier Engel & Völkers a publié son classement annuel répertoriant les villes les plus exclusives d’Europe où posséder un bien immobilier de luxe avec accès direct à la mer.
Cette année, trois destinations espagnoles figurent parmi les 10 emplacements les plus prisés : Marbella, Majorque et Ibiza, qui occupent respectivement les deuxième, sixième et septième places du classement.
La ville de Malaga, qui s’est déjà imposée comme une référence sur le marché immobilier de luxe est dépassée uniquement par Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur la Côte d’Azur française.
Les troisième et quatrième places du podium sont occupées par Saint-Tropez et Cap d’Antibes, deux autres stations de la Côte d’Azur française.
Devant Majorque et Ibiza, on trouve Porto Cervo (Italie), sur la Costa Smeralda. Enfin, les trois villes qui clôturent le classement sont Portofino (Italie), Quinta do Lago (Portugal) et Mykonos (Grèce).
Les 10 villes les plus sûres d’Espagne
Vous recherchez une ville tranquille où vivre ? La sécurité est l’un des facteurs qui peut peser le plus dans le choix d’un lieu de vie, au même titre que le prix du logement ou la qualité de vie. Mais quelle est la ville la plus sûre d’Espagne ?
Selon le Ministère de l’Intérieur, les taux de criminalité les plus bas sont à Teruel (la ville plus sûre d’Espagne), Cuenca, Zamora, Palencia, Pontevedra, Cáceres, Guadalajara, Lugo, Logroño et Oviedo.
Le changement climatique influe (déjà) sur les achats immobiliers
Le climat modifie les préférences en matière d’hébergement des Européens aisés. Les températures élevées, les feux de forêt ou la sécheresse poussent la classe moyenne supérieure à se tourner vers des destinations plus fraîches, dans le nord de l’Espagne, de la France ou d’Italie.
En Espagne, on note une croissance démographique dans les provinces du nord (Galice, Asturies, Cantabrie) due à l’arrivée d’Espagnols provenant d’autres régions du pays, mais aussi d’étrangers, en particulier allemands et néerlandais. Les prix de l’immobilier confirment cette tendance puisqu’ils augmentent de plus de 10% par an.
Les vastes plages, la gastronomie de grande qualité et les prix de l’immobilier plus bas constituent un atout supplémentaire.
Confidentiel et Express des News en Octobre 2026
News en Octobre 2026 en Europe et dans le Monde
États-Unis
- Les ventes de logements anciens ont reculé de 2% en août, à 3,98 millions d’unités, un repli de 1,2% sur un an.
- Les ventes de logements neufs ont chuté de 6,3% en juillet, à 607 000 unités en rythme annualisé.
- Les taux hypothécaires ont dépassé 7% en septembre, pour la première fois depuis janvier 2025.
- Le prix médian est monté à 429 000 dollars, en hausse de 1,6% sur un an.
- Les baisses de prix ont concerné 21% des annonces, un sommet sur quatre ans.
- Les logements existants vendus en août ont diminué de 2% sur un mois, à 3,98 millions en rythme annualisé.
- Les vendeurs étaient 58% plus nombreux que les acheteurs en août, l’écart le plus large depuis 2013
- L’accumulation d’annonces disponibles en Floride et au Texas prolonge l’allongement des délais de vente.
- Les métropoles secondaires du Midwest (Cleveland, Indianapolis) enregistrent la plus forte fluidité des ventes.
- L’envolée des primes d’assurance incendie et climat pèse lourdement sur la capacité d’emprunt en Californie.
- Le scénario dominant pour 2027 reste une stabilisation plutôt qu’un rebond.
Canada
- Les ventes résidentielles ont reculé de 6,9% d’août 2025 à août 2026.
- Le ratio ventes/nouvelles offres est tombé à 49%, signe d’un marché favorable aux acheteurs.
- Le prix moyen national a atteint 668 219 dollars canadiens, soit +0,6% sur un an.
- Près de 200 000 logements étaient proposés à la vente fin août, un niveau proche de la moyenne historique.
- Les loyers demandés ont baissé de 4,8% sur un an en août 2026.
- Le durcissement des règles sur l’immigration temporaire commence à détendre le marché locatif étudiant.
- L’application du Code national du bâtiment renforcé augmente les exigences énergétiques des logements neufs.
- Une croissance démographique négative pèse désormais sur la demande de logements dans plusieurs régions du pays.
France
- Le portail espagnol Idealista lance sa version française !
- Les prix dans l’ancien ont reculé de 1% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.
- Sur un an, la baisse ses prix des logements anciens atteint 0,8%.
- Le prix des maisons a reculé de 1,3%, contre seulement 0,1% pour les appartements.
- Le volume annuel de transactions a atteint 958 000 ventes fin juin, contre 953 000 fin mars.
- 9 transactions sur 10 se négocient, en moyenne de 5%.
- Le délai moyen national entre la mise en mandat et l’accord d’achat s’établit à 76 jours.
- Impactés par la hausse des taux de la BCE, les taux de crédit immobilier sont repartis à la hausse à la rentrée, autour de 3,40% à 3,55% sur 20 ans fin septembre.
- Les professionnels du crédit évoquent une « fin de parenthèse estivale », le financement se durcissant nettement à la rentrée.
- Plusieurs courtiers anticipent des taux sur 20 ans proches de 3,7% à 4% d’ici la fin de l’année.
- Les prix nationaux ont été stables en septembre, mais ont gagné 0,5% sur l’ensemble du troisième trimestre.
- Paris a enregistré en septembre sa première baisse mensuelle de 2026, à −0,2%.
- La valeur moyenne au mètre carré à Paris oscille autour de 9 800 €, marquant un plateau d’automne.
- La Fédération Française du Bâtiment (FFB) alerte sur la baisse prolongée des mises en chantier individuelles.
- Les débats parlementaires s’intensifient sur le remplacement du Pinel par un statut de l’investisseur privé.
- Le pouvoir d’achat immobilier des ménages se dégrade, la hausse des taux n’étant pas compensée par un recul des prix dans les grandes villes.
Allemagne
- Les prix résidentiels ont augmenté de 0,6% sur un an au deuxième trimestre.
- Les loyers affichés des huit principales villes ont atteint 18 €/m2 au 1er semestre.
- La croissance annuelle des loyers s’est modérée à 3%.
- La pénurie d’offre à Berlin et Munich pousse les loyers hors charges (Kaltmiete) à de nouveaux sommets.
- Les prix affichés des appartements des huit grandes villes ont progressé de 2,9%, à 5660 €/m2.
- Munich s’impose toujours comme la ville la plus chère du pays, dépassant 9 000 €/m² dans l’ancien.
- Berlin estime avoir besoin de 211 000 logements supplémentaires d’ici 2040, tandis que ses loyers affichés ont presque doublé depuis 2014
- Le nombre d’autorisations de bâtir accordées enregistre un recul annuel de 8,5%.
- Les taux de crédit à dix ans ont franchi la barre des 4% fin août, pour la première fois depuis plusieurs années.
Royaume-Uni
- La croissance annuelle des prix a ralenti à 0,8% en septembre, son rythme le plus faible depuis décembre 2025.
- Le stock à vendre a atteint son plus haut niveau depuis douze ans pour un mois de septembre.
- La demande d’acheteurs en septembre 2026 était inférieure de 9% à celle de septembre 2025.
- La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 3,75% le 17 septembre, pour la sixième fois consécutive, par un vote serré de 6 contre 3.
- Les taux moyens à deux et cinq ans s’établissaient respectivement à 5,73% et 5,78% à la mi-septembre.
- Les taux fixes à cinq ans ont atteint un pic de trois ans fin septembre, plusieurs prêteurs ayant relevé leurs grilles.
- La part des transactions effectuées sans recours à l’emprunt (cash buyers) dépasse 35%.
- Les acheteurs obtiennent des rabais moyens de 4 % par rapport aux prix d’affichage initiaux.
- La performance énergétique (certificats A et B) devient un critère de sélection éliminatoire pour les acquéreurs.
- Le loyer privé moyen a progressé de 3,8% sur un an, à 1 400 livres par mois.
Italie
- Les prix résidentiels ont augmenté de 4% sur un an au 2ème trimestre.
- Le neuf s’est apprécié de 5% sur un an. L’ancien a gagné 3,7% sur un an.
- Les ventes n’ont progressé que de 0,1% au 2ème trimestre, après +4,4% au 1er trimestre.
- Turin a affiché la plus forte hausse parmi les grandes villes, à 8,5%.
- Rome a progressé de 6,4%, tandis que Milan n’a gagné que 2,4%.
- Les prix affichés nationaux ont atteint 2 220 euros par mètre carré en septembre, soit +4,9% sur un an.
- Les banques italiennes proposent des prêts à taux fixe se stabilisant entre 3,0% et 3,4%.
- La demande internationale reste très dynamique en Toscane, en Ombrie et sur les Lacs lombards.
- Les loyers affichés ont atteint 14,90 euros par mètre carré, en hausse de 3,9%.
- Les loyers pour étudiants et jeunes actifs à Bologne, Florence et Milan atteignent de nouveaux pics.
Belgique
- Le baromètre des notaires montre un volume de transactions de rentrée stable et fluide.
- Le coût moyen d’une maison unifamiliale s’établit à environ 331 000 € à l’échelle nationale.
- Le prix médian national des appartements a atteint 257 000 euros, en hausse de 3,2%.
- Bruxelles reste la région la plus chère du pays pour tous les types de biens.
- En Flandre, le prix médian des appartements a progressé de 5,1%, à 268 000 euros.
- En Wallonie, le prix des maisons mitoyennes ou jumelées est resté stable à 195 000 euros.
- La cherté du foncier et des matériaux maintient les prix des appartements neufs à un niveau élevé.
- La forte disparité des droits d’enregistrement entre régions continue de peser sur les arbitrages des acheteurs.
- Les taux fixes sur 20 ans négociés en septembre s’articulent majoritairement entre 3,25 % et 3,45 %.
Portugal
- Les prix des logements ont bondi de 16,5% sur un an au deuxième trimestre.
- Le prix moyen au mètre carré à Lisbonne se stabilise à un niveau élevé autour de 5 450 €/m².
- Les logements anciens se sont appréciés de 18%, contre 12% pour le neuf.
- Les ventes du 3ème trimestre ont reculé de 6,4% sur un an, à 40 140 logements.
- Le taux moyen de l’ensemble des prêts au logement s’établissait à 3,16% en août.
- L’accès au logement continue de se dégrader, les prix progressant bien plus vite que les salaires des ménages.
- La demande de résidences secondaires dans l’Algarve maintient des valorisations historiques.
- Les acheteurs américains et européens du Nord restent très actifs sur le haut de gamme.
Autres pays européens
- La Suisse ne comptait plus que 45 500 logements vacants au 1er juin.
- Les taux hypothécaires suisses fixes sur 10 ans restent négociables sous la barre des 2,15%.
- En Suisse, les prix du haut de gamme ont gagné 3,5% pour les maisons et 3,8% pour les appartements.
- Au Pays-Bas, les prix ont reculé de 0,1% entre juillet et août.
- Le nombre de ventes au mois d’août en Hollande a diminué de près de 3% sur un an.
- Les loyers hollandais ont progressé de 4,4% en juillet sur un an.
- Les prix résidentiels européens restent orientés à la hausse.
- Les loyers européens atteignent de nouveaux records.
- En Europe, la pénurie de logements demeure le principal problème structurel.
Chine
- Les prix du neuf ont baissé de 0,1% en août, pour le troisième mois consécutif.
- L’investissement immobilier résidentiel a chuté de 20% sur les huit premiers mois de 2026.
- Les mises en chantier résidentielles ont plongé de 25%.
- Les surfaces de logements neufs vendues ont reculé de 13%.
- La durée maximale des prêts immobiliers passe à 40 ans.
- Les municipalités accélèrent la conversion de logements non vendus en parc de logements publics.
- Pékin subventionnera d’un point les nouveaux prêts des primo-accédants éligibles pendant cinq ans au maximum.
- La crise immobilière continue de peser sur la consommation intérieure.
- Les grands groupes de promotion privés poursuivent les négociations de leurs dettes avec leurs créanciers.
- Les analystes restent prudents : la faiblesse du marché du travail suggère une reprise lente malgré les nouvelles mesures.
Autres pays
- Les appartements anciens de Tokyo ont reculé de 0,2% en août, leur première baisse en 28 mois.
- La Banque du Japon a relevé son taux directeur de 1% à 1,25% le 18 septembre.
- En Australie, les ventes des trois derniers mois ont chuté de 19% sur un an.
- Le délai médian de vente dans les capitales régionales australiennes est passé de 23 à 39 jours en un an.
- En Inde, les prix résidentiels moyens ont progressé de 7% sur un an.
- Les achats de la diaspora indienne continuent d’alimenter le segment du luxe à Bangalore et Hyderabad.
- Les hubs technologiques (Bangalore, Pune) connaissent de fortes hausses de loyers liées au présentiel.
Divers
- À +3,303% début Octobre 2026, l’Euribor 12 mois est à un plus haut depuis août 2024.
- L’inflation dans la zone euro est en forte hausse à +3,8% en septembre, après +2,9% en août et en juillet.
News en Octobre 2026 en Espagne
- Les constructeurs et les promoteurs immobiliers exhortent le Parlement à accélérer les projets d’aménagement urbain.
- La Banque d’Espagne estime que le déficit en logements pourrait atteindre un million d’unités en 2028.
- Le stock de logements disponibles sur les portails immobiliers a chuté de plus de 8 % en septembre par rapport à l’année précédente, intensifiant la concurrence entre acheteurs.
- Un ménage doit désormais consacrer en moyenne 37% de son revenu disponible à l’acquisition d’un logement.
- L’âge moyen de l’acheteur immobilier en Espagne est de 46 ans, il était de 44 ans en 2015.
- En Andalousie, en 2027, l’impôt sur les transmissions patrimoniales (ITP) passerait de 7% à 6,75%, l’objectif étant d’atteindre 6% en 2030.
- San Sebastián demeure la capitale provinciale la plus chère d’Espagne devant Madrid, Barcelone et Palma de Majorque.
- Face à l’hyper-inflation des centres urbains, des villes de périphérie comme L’Hospitalet de Llobregat (Barcelone) ou Móstoles (Madrid) captent massivement la demande des primo-accédants.
- Bilbao déclare la guerre aux logements vacants et va tripler la taxe foncière pour ce type de biens immobiliers.
- Le mois de septembre 2026 marque un nouveau plafond, le loyer moyen frôlant les 14 €/m² au niveau national et dépassant 22 €/m² à Barcelone.
- 31% des locataires espagnols consacrent plus de 40% de leurs revenus au loyer, contre 20% en moyenne européenne.
- On constate une chute continue de l’offre locative longue durée (estimée à -30% en un an) en raison de l’encadrement des loyers.
- Une location de vacances à Ibiza se voit infliger une amende de près de 793.443 euros pour absence de licence touristique.
- En raison de l’insécurité juridique locative, des promoteurs ont annoncé en septembre la conversion de leurs projets d’immeubles locatifs vers de la vente à la découpe.
- La baisse continue du volume des transactions immobilières va mettre en péril la survie de centaines d’agences immobilières.
- Valence versera une rémunération aux associations de copropriétaires qui interdisent et signalent les appartements touristiques.
- La Communauté Valencienne veut faciliter la reconversion de bureaux en logements sociaux sans modification préalable du plan d’urbanisme.
- Le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers atteint 3,01% pour une durée moyenne de 26 ans.
- 94% des logements en Espagne ont un certificat énergétique de D à G ( les deux-tiers en E).
- La construction des 13 000 premiers logements de Valdecarros (Madrid) débutera en 2027.
- La Catalogne prévoit 755 millions d’euros d’investissement sur 3 ans pour rénover des logements existant et des immeubles inoccupés.
- Les visas d’œuvre de logement neuf approchent les 50 000 unités sur les 4 premiers mois de l’année (+10%) selon les architectes.
- 8 ventes sur 10 passent par un agent immobilier.
- Les logements neufs ou rénovés (étiquette énergétique A ou B) se vendent en moyenne 15 % plus cher et deux fois plus vite que les passoires thermiques.
- Le nouvel Hôpital Clínic va transformer l’entrée de Barcelone avec plus de 1100 logements.
- Ilanga Capital et Goldman Sachs vont investir 260 millions dans un complexe hôtelier proposant des « résidences de marque » à Marbella.
- La Deutsche Bank met en vente le centre commercial Diagonal Mar de Barcelone pour 500 millions.
- Les opérateurs sont inquiets après l’annonce d’un décret gouvernemental sur les centres de données.
- Le secteur du bâtiment a indiqué en septembre manquer de près de 500 000 ouvriers qualifiés, ce qui retarde la livraison des chantiers en cours.
- L’indice des prix à la consommation (IPC) en septembre 2026 est en forte hausse à +4,9% après +4,3% en août et +3,6% en juillet. C’est le niveau le plus élevé depuis février 2023.
- L’indice INE de valorisation des loyers (IRAV) pour la revalorisation des contrats de location en Octobre 2026 est de +2,47%.
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Les News de l’Immobilier en Octobre 2026
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À propos de l’auteur
Patrick Crosset est conseiller et chasseur immobilier francophone en Espagne, et fondateur du site AcheterenEspagne.fr.
Il accompagne depuis plus de 20 ans des acheteurs francophones dans leurs projets immobiliers en Espagne, avec une approche sécurisée et indépendante.
Son expertise du marché immobilier espagnol est régulièrement citée par des médias français de référence. Le Monde ou Le Figaro par exemple.
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