pièges avant achat logement immobilier en Espagne

Les 12 pièges AVANT l’achat d’un logement en Espagne

« Les 12 pièges AVANT l’achat d’un logement en Espagne » est le premier article mis à jour de trois de nos articles les plus lus sur les pièges avant l’achat d’un logement en Espagne, mais aussi pendant et après.

Dans trois articles publiés en décembre 2017 et janvier 2018, nous vous avions présenté la liste des différents pièges, des erreurs et même des arnaques, auxquels peuvent être soumis les candidats à l’achat d’un logement en Espagne. Depuis 2 ans, de nouvelles lois nationales et locales (sur les locations et les hypothèques notamment) sont entrées en application et nous publions une mise à jour. Cet article est la mise à jour de celui sur les pièges avant l’achat d’un logement.

Les francophones pensent qu’on achète un logement en Espagne de la même manière que dans leurs pays respectifs. C’est une grave erreur car les législations (nationales et locales), la fiscalité, les normes et les procédures d’acquisition d’un bien immobilier en Espagne sont très différentes… sans compter les arnaques ! En tant que Conseiller Immobilier, nous prenons en charge toutes les démarches lors d’une acquisition en Espagne et nous vous protégeons contre ces pièges.

Dans cet article, nous vous présentons les pièges à éviter avant l’achat d’un logement en Espagne. Dans un second article, nous traitons des 13 pièges à éviter pendant l’achat et, dans un troisième, les 13 pièges APRÈS l’achat d’un logement en Espagne.

Bonne lecture !

Premier épisode

Les 12 pièges AVANT l’achat d’un logement en Espagne

Voici les principales erreurs, les pièges, problèmes et arnaques les plus fréquents avant l’achat d’un logement en Espagne. C’est-à-dire pendant la définition, la recherche et la sélection des biens immobiliers à visiter.

 

Premier piège – Perdre son temps…

C’est le moment de la recherche, votre premier réflexe est d’aller sur les sites internet destinés au marché immobilier espagnol. Et vous commencez alors à rêver, mais avez-vous bien défini ce que vous voulez et les moyens dont vous disposez ?

La première erreur est de partir tout azimut, de tout regarder, de voir défiler à l’écran des centaines d’appartements et de villas dans toute l’Espagne. Évidemment c’est une perte de temps ! Comment ferez-vous, par exemple, pour aller visiter des biens qui sont souvent à des centaines de kilomètres de distance les uns des autres ?

Avant de se lancer dans des recherches par internet, l’élément le plus important est la localisation ou l’emplacement. Comme le disent les anglophones, « location, location, location ». Vous devez d’abord définir dans quelle zone, dans quelle ville et même dans quel quartier vous souhaitez vivre, si vous souhaitez un logement en centre-ville, en périphérie, dans l’intérieur, ou en bord de la mer…

Quand vous avez défini la localisation, pensez alors à vérifier :

  • L’accessibilité : quelle est la durée de trajet depuis votre résidence principale, en voiture, en avion ou en train ? Y-a-t-il un aéroport à proximité et des fréquences aériennes suffisantes à des prix raisonnables ? Avez-vous besoin d’un véhicule localement pour vous déplacer ?
  • Les services de proximité : transports urbains, magasins, services d’alimentation, centres de santé, activités de loisirs, etc.
  • Les établissements d’enseignement pour vos enfants si vous souhaitez en faire votre résidence principale : distance aux collèges, lycées ou garderies
    • En particulier pour les lycées français, vérifier les prix et les disponibilités ?

Pour toutes ces informations, Google Maps vous sera d’une grande utilité. Cette première sélection vous aidera à définir votre zone de recherche.

Et n’oubliez pas que dans certaines régions, l’automne, l’hiver et le début du printemps peuvent être franchement déprimants.

Prenez aussi le temps de définir les caractéristiques du bien souhaité : le style du bien immobilier, la surface, le nombre de chambres et de salles de bains, climatisation, terrasse, étage, piscine, jardin, vue, garage sont les critères les plus habituels. Cela réduira le nombre d’offres.

 

Second piège – Vouloir tout faire tout seul

Pourrez-vous visiter tous les biens que vous aurez sélectionnés ? Évidemment non ! Ou si vous le faites, cela vous coûtera beaucoup de temps et d’argent.

Comme beaucoup de francophones qui veulent acheter en Espagne, vous pensez qu’en étant dans l’Union Européenne, les lois sont identiques à celles de votre pays. C’est une grosse erreur : sachez que les lois, les règles, la fiscalité et les administrations sont différentes mais en plus elles varient en fonction des régions autonomes espagnoles. Par exemple, l’ITP (l’impôt sur la vente de logements anciens) varie de 4% à 11% sur la valeur du bien selon la région où vous achetez ! Sur un bien à 200.000 euros, la différence est de 14.000 euros…

Vouloir tout faire seul avant l’achat engendrera pour vous au final plus de frais, plus de temps perdu et plus de soucis … Et souvent, cela vous découragera et vous abandonnerez votre projet. La solution est de vous faire par un conseiller immobilier qui vous accompagnera pendant tout le processus d’acquisition.

Dans le domaine immobilier en Espagne, la principale différence est le rôle du notaire : il est indispensable de savoir que les notaires espagnols n’ont absolument pas le même rôle que les notaires français, belges ou suisses. Dans votre pays, ils procèdent à toutes les vérifications juridiques et urbanistiques sur le bien immobilier avant la vente. En Espagne, non ! Ces vérifications sont de la responsabilité de l’acheteur. Elles doivent être réalisées en amont par l’acheteur, ou le cas échéant, par un conseiller immobilier, qui devra s’assurer que les règles juridiques, administratives et urbanistiques nationales, régionales et locales ont bien été respectées. Pour résumer, le rôle des notaires espagnols se réduit à celui de rédacteur et de chambre d’enregistrement de l’acte de vente. Nous en parlerons plus longuement dans l’article consacré aux erreurs lors de la phase d’achat.

Mais il y a aussi d’autres différences importantes dans l’immobilier en Espagne :

  • Le m2 espagnol est plus petit que le m2 francophone !

Vous pensez aussi que les surfaces affichées dans les annonces sont les mêmes que dans votre pays. Et bien non, le m2 espagnol est plus petit que le m2 francophone ! En France, en Belgique, en Suisse et dans la grande majorité des pays européens, la superficie annoncée est la surface habitable ou la surface utile. En Espagne, la superficie dont parlent les propriétaires et les agences est le plus souvent la surface construite, avec en particulier les parties communes incluses ! Alors, faites bien attention, car un logement en Espagne annoncé avec une superficie de 100 m2 peut s’avérer être un logement d’une surface utile de 80 m2 ou d’une surface habitable de 70 m2, voire moins. Il est évident qu’alors le prix au m2 varie largement. Avant l’achat, sortez votre mètre !

  • Une autre façon de fonctionner des agences immobilières

Les agences immobilières espagnoles ont assez peu souvent des biens en exclusivité.

Un projet de nouvelle construction peut être mis en vente par plusieurs agences, mais les prix sont les mêmes pour tout le monde. Si le prix proposé par une agence est inférieur aux autres, vous devez vous méfier. Certaines agences mentionnent le prix de lancement sur leur site internet et « oublient » de l’adapter par la suite.

Par contre dans l’ancien, vous pouvez avoir des prix qui diffèrent d’une agence à l’autre comme d’un site internet à l’autre, et même entre les agences et le propriétaire ! La majorité des agences espagnoles ne disposent pas de licence et n’ont pas d’assurance professionnelle, sauf dans quelques rares communautés autonomes (dont la Catalogne)

  • Des agences immobilières à « double commission » !

Au-delà du prix de vente annoncé, certaines agences font payer une commission au vendeur et une autre à l’acheteur, surtout s’il est étranger. C’est le cas par exemple dans la Communauté Valencienne, en Andalousie et dans la moitié des cas à Madrid. Mais c’est plutôt rare en Catalogne. Difficile d’y échapper, mais tout se négocie (et vous pourrez toujours demander à réduire cette commission, voire quelquefois à l’annuler). Demandez à l’agence ou au vendeur le prix de vente total (commission d’agence comprise).

  • Un prix spécial « étrangers »

Avant l’achat d’un logement en Espagne, négociez ! Certains biens et certaines agences immobilières sont spécialement orientés vers des acheteurs étrangers. Ces agences profitent parfois de la méconnaissance des prix réels du marché par l’acheteur. Il est indispensable de bien connaître les prix immobiliers locaux des biens similaires afin de commencer la négociation sur la meilleure base possible. Aujourd’hui, en Espagne, à quelques rares exceptions près, le prix affiché est négociable. La marge de négociation peut varier de 5 à 10% selon le prix affiché.

 

Troisième piège – Surestimer sa capacité financière avant l’achat

Avant l achat d’un logement, vous commettez l’erreur (classique) de vous intéresser au seul prix du logement et de ne pas considérer les impôts sur l’achat, les frais additionnels du contrat d’achat, de travaux de rénovation, de maintenance… et les frais mensuels que vous aurez à supporter (crédits hypothécaires, déplacements et charges). Ne pas faire les bons calculs avant l’achat est une grave erreur.

Beaucoup de gens oublient qu’il faut ajouter au prix d’achat d’un logement de 10% à 15% pour les taxes, charges et frais associés : impôts sur la valeur d’acquisition (ITP pour un logement ancien ou IVA pour un logement neuf), prestation du notaire, frais d’avocat ou de conseillers immobiliers, inscriptions au registre de la propriété, frais bancaires liés à l’hypothèque, commission de l’agence immobilière éventuellement, frais de rénovation, frais de déménagement et d’installation, etc.

Comptez un besoin financier global de 120% du prix de vente pour un logement sans rénovation à 150% pour un logement avec rénovation.

Par ailleurs, d’autres frais existeront après l’acquisition. Vous aurez besoin de meubler votre logement. Vous aurez à assurer les mensualités hypothécaires (attention aux variations si vous avez pris un prêt à taux variables), les frais fixes et variables de copropriété, les impôts locaux (IBI, la taxe foncière annuelle de 100 à 200 euros par tranche d’achat de 100.000 euros), les charges d’électricité, d’eau, de gaz, de téléphone ou d’internet (beaucoup plus cher en Espagne), les coûts d’entretien de la piscine et du jardin de votre villa, les assurances et réparations diverses…

 

Quatrième piège – Ne pas se renseigner sur les crédits hypothécaires avant la recherche

Dans le cas où vous ne pouvez pas financer le bien immobilier sur fonds propre, une erreur très courante est de ne pas avoir d’accord bancaire préalable pour le prêt hypothécaire avant l’achat d’un logement.  Pour ce prêt, vous avez deux choix : faire un crédit dans votre pays d’origine ou le faire en Espagne. Et ce sont deux choix très différents qui sont loin d’être évidents et pour l’un et pour l’autre.

Souvent les acheteurs vont voir leur banque après avoir sélectionné leur logement à acheter. Le banquier pourrait ne pas vous suivre, ou pourrait vous retarder en demandant un délai pour étudier votre dossier ou d’autres pièces justificatives, ce qui retardera votre achat et pourrait aussi l’annuler si les délais sont trop longs et dépassent les délais du compromis de vente.

N’oubliez pas aussi que peu de banques en France, en Belgique ou en Suisse accepteront une hypothèque en Espagne !

Quant aux acheteurs francophones qui choisissent de demander un prêt en Espagne, ils ne mettent pas assez souvent les banques en concurrence et c’est d’autant plus préjudiciable que les taux sont plus élevés en Espagne que dans les pays francophones.  Il faut bien en étudier aussi les termes, les conditions, les services et les coûts additionnels.

Les banques espagnoles sont plus strictes aujourd’hui pour les concessions de prêts (la moitié des demandes de prêts sont refusées), et si les exigences de solvabilité sont respectées, elles offrent au mieux jusqu’à 80% de la valeur d’achat ou d’évaluation du bien (la « tasacion »). Le plus souvent c’est 70%. L’époque où les banques espagnoles prêtaient jusqu’à 110% de la valeur des biens sans étude de dossier est révolue. Donc si on se réfère à ce que nous écrivions plus haut (« Comptez de 120% du prix pour un logement sans rénovation à 150% pour un logement avec rénovation. »), il faudra que vous autofinanciez de 40% à 70% de la valeur du bien !

Sachez aussi qu’une banque espagnole prendra une décision plus rapidement qu’une banque francophone, mais que les taux sont supérieurs en Espagne, et les contrats espagnols sont aussi plus difficiles à comprendre pour un francophone.

Normalement, le taux d’endettement (revenus/dettes et charges fixes mensuelles) ne peut pas dépasser 33% de vos revenus nets, sauf si le reste à vivre est important. L’idéal pour acheter actuellement un logement en Espagne est de disposer de quelques économies et que vous utilisiez seulement 50 % de ces économies pour l’achat du logement. Ainsi vous diminuez la quantité à payer mensuellement pour votre prêt hypothécaire et vous pouvez couvrir sans problèmes les frais d’achat et les frais de rénovations possibles, de décoration, d’ameublement et de déménagement.

En tant que conseiller immobilier, nous pouvons vous aider à monter votre dossier bancaire.

 

Cinquième piège – Ne vous improvisez pas électricien, plombier ou carreleur !

Si vous achetez un logement qu’il faut réformer, cela peut vous coûter moins cher, y compris en y rajoutant les coûts des travaux. Mais cela peut aussi vite devenir une prise de tête et prendre beaucoup plus de temps que prévu. Il faut soit déléguer le suivi, soit suivre les travaux, soit les réaliser soi-même, ce qui est difficile si on réside à l’étranger. Cela dépend principalement de votre budget initial et de votre disponibilité.

Avant l achat d’un logement à rénover, vous devez absolument avoir une idée très précise de tous les travaux à réaliser pour éviter des surprises coûteuses en temps et en argent. Sinon les économies d’investissement, qui pouvaient être comprise entre 10% et 20%, peuvent se transformer très rapidement en … surcoûts !

 

Sixième piège – Ne pas penser à la revente… avant l’achat

Evidemment, une grande partie des gens qui veulent acheter un logement ne pensent pas à la revente avant l’achat. C’est encore une erreur car on ne sait jamais ce qui peut arriver : vous ne pouvez plus faire face aux hypothèques, vous vous lassez de votre logement ou de sa localisation, vous souhaitez investir dans un nouveau logement, vous vous séparez de votre conjoint, vous perdez votre travail, vous ne l’utilisez pas, etc.

Privilégiez donc les logements qui sont les plus recherchés et qui seront les plus faciles à revendre. Ce sont d’abord de petits appartements (entre 60 et 100 m2), dans les grandes villes ou en bord de mer, avec deux ou trois chambres, deux salles de bains, une terrasse et une belle vue (une terrasse est toujours un plus). Cela dépendra aussi de la zone et de l’utilisation. Il peut aussi s’agir d’un studio ou d’un appartement avec une chambre et salle de bain, ce sont les plus faciles à louer pour un usage touristique. Mais aussi de très grands appartements (plus de 300 m2) dans les zones centrales de Barcelone et Madrid.

 

Septième piège – Visiter trop rapidement

Depuis l’étranger, Internet est un excellent allié pour identifier des biens immobiliers intéressants. Malheureusement, certaines agences immobilières recourent à des pratiques trompeuses comme par exemple la publication de biens immobiliers très attractifs à un bon prix mais qui ne sont plus en vente, et ce afin d’attirer l’intérêt d’acheteurs potentiels et d’essayer de leur vendre un autre bien. Ou encore l’utilisation de très belles photos qui ne reflètent pas toute la réalité actuelle du bien et de son environnement.

Visiter est évidemment une étape indispensable avant l achat d’un logement. Vous avez fait votre sélection de biens immobiliers et vous allez les visiter sur site. Mais vous avez peu de temps, 2 ou 3 jours, donc vous concentrez toutes vos visites sur cette courte période. Vous ne pourrez pas visiter et contrôler plus de 5 ou 6 biens immobiliers par jour. Ce n’est pas en 30 minutes que vous pouvez juger d’un logement : il y a toute une série de contrôles physiques à réaliser, l’environnement à apprécier et connaître en détail la situation de l’immeuble (inspection technique, dernière rénovation, travaux à réaliser, etc.), les conditions et règles communautaires (dans le cas d’un appartement en copropriété) et les coûts d’entretien et de maintenance (électricité, eau, piscine, jardin, frais de copropriété, etc.). Il vous faudra aussi contrôler la documentation privée et publique du logement.

Gérer des visites n’est pas facile en Espagne. D’abord la barrière de la langue. Ensuite il faut prendre les rendez-vous et souvent rappeler plusieurs fois avant d’en fixer un. Nous vous conseillons aussi de rappeler vos interlocuteurs la veille. Plusieurs avantages à cela. Par exemple, cela évitera qu’ils « oublient », ou qu’ils aient enregistré une mauvaise heure, ou d’y aller pour rien car on ne vous a pas prévenu que le logement avait déjà été vendu (un classique !). Il faudra ensuite les rappeler plusieurs fois pour avoir les informations administratives et juridiques demandées sur les biens.

Faire une analyse du marché local, en particulier des prix, est obligatoire. Une première analyse peut être réalisée avec les sites immobiliers proposant des logements aux caractéristiques similaires. Des sociétés sont aussi spécialisées dans les évaluations du prix des logements.

Faites appel à un conseiller immobilier, il visitera les biens immobiliers et contrôlera ceux susceptibles de vous intéresser.

 

Huitième piège – Méconnaître des situations particulières de l’immobilier espagnol

Souvent, les visites des biens par les étrangers sont beaucoup trop rapides, par manque de temps et d’organisation, ce qui ne permet pas de se rendre compte de « certains inconvénients » du marché immobilier espagnol.

Humidité par le sol

La villa sur la plage, tout le monde en rêve, mais cela peut très vite virer au cauchemar. Beaucoup de maisons de bord de mer ont été construites sur des terrains marécageux pris sur la mer ou sans vide sanitaire, ni dalle. Résultat : une humidité permanente en dehors de l’été qui remonte par le sol et qui rend la vie infernale. Et quand vous les visitez en été, vous ne vous en rendez absolument pas compte. L’idéal, c’est une villa près de la plage (que vous puissiez y aller à pied) mais un peu sur les hauteurs.

Des branchements hors normes

Toujours pour les villas, vérifiez que vos branchements d’électricité et d’eau sont bien aux normes ! Pour vous, ils vous paraissent corrects, mais par un professionnel, ils seront jugés illégaux et même dangereux.

Une qualité de construction qui laisse à désirer

Dans certaines constructions des années 90, les matériaux utilisés ne respectent pas les normes et ne sont pas toujours faits pour durer.

L’environnement évolue

Eviter d’acheter à proximité de terrains vagues. Toujours bien observer l’environnement et, avant l’achat d’un logement, allez à la mairie pour consulter le Plan d’Occupation des Sols ou les futurs projets urbanistiques. La vue paraît imprenable, mais avez-vous pensé à vérifier les projets urbanistiques à venir dans la commune, et en particulier cet immeuble qui vous bouchera la vue dans 2 ou 3 ans ou cette future voie rapide qui passera devant chez vous !

Évitez les immeubles et les lotissements vides

N’achetez pas dans un immeuble ou un lotissement neuf mais vide, même si le prix est très intéressant. En particulier, toutes les banques proposeront d’emblée ce genre de bien dont elles veulent se débarrasser. Le prix sera attractif, mais l’immeuble ou le lotissement peuvent mettre des années à se remplir, le promoteur peut faire faillite et vous serez les seuls ou l’un des seuls à payer les charges de copropriété que vous finirez par ne plus payer. Au mieux ces propriétés finiront en logements sociaux, au pire en squats.

Une insonorisation qui laisse à désirer

Un gros défaut de beaucoup de constructions en Espagne est l’insonorisation. Très souvent mal faites, vous entendez tout ce que fait votre voisin dans la salle de bains ou… dans sa chambre. Donc évitez les tours énormes ou vous êtes entourés de voisins en haut en bas à droite et à gauche. Evitez aussi de choisir un logement au-dessus d’un commerce ou d’un bar sinon vous connaîtrez l’enfer !

Se protéger du soleil !

Avez-vous pensé à l’orientation ? On pense très souvent soleil et donc exposition au sud quand on veut acheter en Espagne, mais croyez-nous, il faut aussi penser espace frais pour l’été.

Vérifiez la destination de l’utilisation du bien avant l’achat

Un petit passage par le cadastre peut vous apprendre que le loft sur lequel vous craquez n’a pas de « cédula de habitabilidad » (certificat d’habitat ») car ce bien immobilier est destiné à un usage commercial ou industriel, et non à un usage résidentiel. Et en dehors des grandes villes, il peut aussi arriver que les maisons aient été construites sur des terres agricoles ; elles sont donc illégales et peuvent être démolies à n’importe quel moment ! Les pots de vin versés aux autorités sont passés par là.

Vérifiez que la surface inscrite correspond à la surface vendue

La surface inscrite sur le Registre de la Propriété est souvent inférieure à la surface vendue. Jusque dans un rapport d’un à deux. Des travaux ont été réalisés mais n’ont pas été déclarés. Dans le meilleur des cas, vous pourrez les régulariser avec du temps et de l’argent. Dans le pire des cas, il faudra détruire les extensions réalisées.

Bien vérifier ce que comporte le prix

Il arrive que vous deviez acheter une place de parking ou une cave séparément, mais ce montant (20.000 euros par exemple) n’est pas inclus dans le prix annoncé par l’agence.

Tenez compte de la susceptibilité du vendeur

Eviter de critiquer ou dénigrer le bien devant le vendeur, certains peuvent mal le prendre et ne vous vendront pas leur bien même si vous proposez un prix intéressant. Lisez Astérix en Hispanie avant de venir négocier en Espagne !

 

Neuvième piège – Ne pas se renseigner par rapport à l’utilisation de votre bien

Beaucoup d’acheteurs étrangers veulent investir dans du locatif touristique ou envisage de louer leur bien de temps en temps pour des séjours touristiques, tels que ceux proposés par Airbnb. La situation a évolué ces dernières années en Espagne quant à la réglementation des locations touristiques. Il faut vous renseigner avant de vous lancer dans des recherches qui ne serviront à rien.

De nombreuses grandes villes ont mise en place des interdictions totales ou partielles et/ou des contraintes d’exploitation : Barcelone (mars 2017), San Sebastian (mars 2018), Valence (juin 2018), Palma de Majorque (juillet 2018), Alicante (août 2018), Madrid (mars 2019), etc.

Même dans les villes ou villages où cela est permis, il peut y avoir un autre facteur d’interdiction : les copropriétaires. Avec la mise en application du Décret Royal 7/2019 en mars 2019, la loi sur la propriété (« Ley de Propiedad Horizontal ») est modifiée. Dorénavant, la majorité des trois cinquièmes des propriétaires d’un immeuble pourra décider de limiter ou d’interdire les appartements touristiques dans cet immeuble. Jusqu’à présent, cette décision devait être unanime. La copropriété peut aussi imposer un surcoût dans la répartition des frais de copropriété au détriment des appartements touristiques (dans la limite de 20%).

Si votre objectif est de faire de la location longue durée, sachez aussi que les règles ont évolué. Depuis le décret de mars 2019, la durée des locations est passée de 3 ans à 5 ans.

 

Dixième piège – Attendre trop longtemps pour se décider et pour faire une offre

L’achat impulsif d’un logement est risqué, mais l’opposé aussi, faire attendre trop longtemps avant de se décider, surtout dans le marché concurrentiel espagnol actuel.

Bon ça y est, vous avez trouvé le logement qui vous convient. Mais vous hésitez encore, peut-être faut-il encore voir d’autres logements ? Et si votre frère ou votre sœur, ou vos parents, ou vos enfants ou votre meilleur ami donnaient aussi leur avis ? Et si on faisait attendre le vendeur pour l’amener à baisser son prix ? A force d’attendre, le logement vous passe devant les yeux… Avant l achat d’un logement, fixez vous des règles : une visite, une contre-visite avec éventuellement un professionnel, le contrôle de documents, etc.

 

Onzième piège – Attendre pour faire le NIE

Avoir un NIE est un préalable obligatoire avant l achat d’un logement en Espagne.

Sans NIE, vous ne pourrez pas acheter votre appartement ou votre villa à Barcelone, Madrid, Valence ou Malaga ! C’est la première démarche à faire avant toutes les autres si vous décidez d’investir dans l’immobilier en Espagne et ça vous coûtera… moins de 10 euros. En dehors d’Espagne, on le demande dans les consulats espagnols et en Espagne, dans les commissariats. Si vous n’êtes pas résident en Espagne, vous devez vous y prendre bien en avance car demander un rendez-vous pour l’obtenir peut durer jusqu’à deux mois ! Ça peut être le cas par exemple pour obtenir un rendez-vous au Consulat d’Espagne à Paris ou au Commissariat de Barcelone.

 

Douzième piège – Se passer des services d’un conseiller immobilier francophone

Quelle est l’alternative pour éviter tous les pièges précédents ? C’est tout simplement, avant l’achat d’un logement, de s’adresser à un conseiller immobilier, de préférence francophone, aussi appelé « chasseur immobilier ». C’est lui qui recherchera et sélectionnera les biens immobiliers pour vous, en fonction de vos possibilités financières et selon les indications et choix que vous lui aurez fournis. Le conseiller immobilier vous fera gagner beaucoup de temps, il vous évitera de mauvaises surprises et très souvent il vous fera faire des économies avant, pendant et après l’achat de votre bien.

Pendant toute cette phase de prospection, avant l’achat, votre conseiller immobilier vous évitera toutes les erreurs dont nous avons parlé précédemment : en particulier, il prendra en compte l’environnement du bien, il vérifiera l’état physique des biens, mais aussi leur situation légale et économique, il fera une estimation de prix par rapport à la zone. A la fin de cette phase, il vous proposera une liste de logements à visiter avec toutes les informations nécessaires et disponibles et vous pourrez alors choisir sur site votre futur logement en Espagne en pleine connaissance de cause.

Conseiller Immobilier, c’est notre métier consultez-nous et protégez-vous en envoyant un mail à espagnimmo@yahoo.com ou remplissez le formulaire de bas de page. En nous contractant, vous bénéficiez des services de notre avocat francophone, et d’une assistance gratuite pour l’obtention du NIE et l’ouverture d’un compte bancaire en Espagne.

 

Nous verrons dans les deux prochains articles à paraître que le rôle du Conseiller Immobilier est aussi indispensable dans la phase d’achat et après l’achat ! La suite dans : Les 13 pièges pendant l’achat d’un logement

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Cet article est une mise à jour d’un article de décembre 2017.

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© acheterenespagne.fr – Février 2020 – Les 12 pièges AVANT l’achat d’un logement en Espagne

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